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Mauritanie/UE : accord sur la migration

Vendredi 8 Mars 2024

La Mauritanie et l’Union Européenne (UE), ont convenu d’un accord sur la migration jeudi, selon une annonce faite par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).


Ce document a été signé par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Ahmed ould Mohamed Lemine, et la commissaire aux affaires intérieures de l’UE, Mme Yiva Jahansson.
Il s’agit d’un accord « non contraignant, qui fait office de cadre de référence en la matière, et  s’inscrit  dans la  dynamique croissante qui caractérise les relations entre les 2 partenaires.
 Plusieurs rencontres ont été organisées en  amont de la signature de celui-ci, parmi lesquelles celle ayant réuni le président Mohamed Cheikh El Ghazouani, le premier espagnole, Pedro Sanchez et la présidente de la  Commission de l’Union Européenne (UE), Mme Ursula Van Der Leyen.
Ces concertations  ont facilité les travaux ayant permis la conception d’une déclaration commune,  sur la gestion de l’immigration.
 Le partenariat  stratégique entre la Mauritanie et l’Union Européenne (UE) comporte plusieurs volets : économique, diplomatique,  migration régulière de mauritaniens  vers l’Europe, lutte contre la migration clandestine, gestion de la question des réfugiés  » rappelle  le ministre de l’intérieur, Ahmed ould Mohamed Lemine.
Pour sa part, YivaJansson, commissaire aux affaires extérieures de l’UE, a expliqué  que  le partenariat Bruxelles et Nouakchott,  comprend un appui au financement de la problématique sur la migration, un défi mondial qui préoccupe tous les pays et un  fléau qui requiert une action à la fois au niveau mondial et global, en s’attaquant aux causes profondes : manque d’emplois, absence d’accès aux financements en faveur des jeunes, lutte contre le crime organisé et le trafic d’êtres humains… ».
L’opposition, la société civile et les usagers des  Réseaux Sociaux dénoncent la perspective de signature d’un accord Mauritanie/UE comme « une trahison » depuis plusieurs semaines.
Au-delà de la polémique autour de cette question, le traitement dont elle fait l’objet dans les discours des 2 parties reste encore très vague et suscite de nombreuses interrogations, après la cérémonie de signature.
 La Mauritanie va-t-elle recevoir des déboutés du droit d’asile et des expulsés de l’espace européen ? Quelle en serait la contre partie ? Quel serait  le nombre de ces individus ? Quel est leur   statut ?  De quels droits  jouiraient  ces  populations sur le territoire national?
       Un véritable chapelet d’interrogations.
 

Amadou Seck Seck






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Bilan et perspectives de l’action gouvernementale 2025/2026 : le PM devant l’assemblée nationale

Le premier Ministre, Moctar ould Diaye, a présenté le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale pour la période 2025/2026, devant l’assemblée nationale, au cours d’une séance plénière qui s’est déroulée jeudi.


Un exercice dominé par le vaste chantier de l’état de droit, des institutions fortes et les réformes.
Dans son  Grand Oral, Moctar Diaye, parle “de résultats exceptionnels obtenus et de perspectives prometteuses  pour l’année en cours, traduisant une vision éclairée de Son Excellence, le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, lesquels reflètent la sincérité de sa détermination et la force de la  volonté de réaliser les différents de son programme: mes engagements et mon ambition pour la patrie, qui visent à changer la réalité du pays et  l’orienter vers des horizons plus larges de fraternité, de sécurité, de développement et de justice”.
Le premier Ministre sacrifie ainsi à un exercice prévu par l’article 73 de la constitution.
Ainsi, sur la base des cinq (5) piliers servant de colonne vertébrale à la vision du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, le gouvernement du premier Ministre, Moctar ould Diaye “s’est engagé à mettre en œuvre 302 activités dans le cadre d’ateliers et diverses initiatives déjà révélées.
Sur les 278 engagements mis en œuvre, soit 92%, 224, soit 74%, ont été intégralement réalisés, et 54 (18%) partiellement exécutés.
Les engagements non réalisés du programme annoncé représentent 8% du total”.
 

État de droit et institutions fortes

Sur le premier chantier, relatif à la création des conditions d’un état de droit, reposant sur des institutions fortes “dans le cadre d’une gouvernance moderne et saine, l’objectif principal et de réformer et développer le système démocratique, avec des leviers capables de porter une gestion efficace apte à protéger et promouvoir les droits et libertés fondamentales.
Dans ce cadre, le gouvernement a divisé son programme de travail en quatre (4) ateliers : gouvernance politique, état de droit, libertés publiques et droits de l’homme, bonne gouvernance et réformes administratives.
Des engagements pris au titre du premier atelier (gouvernance politique), ont permis au gouvernement de poursuivre et renforcé le dialogue institutionnel avec l’Assemblée Nationale, en améliorant la coordination des travaux parlementaires, et en répondant rapidement aux questions orales et écrites et un suivi rigoureux des projets de lois.
Ces mesures ont contribué à accroitre la transparence, renforcer la coopération institutionnelle, consolider la gouvernance démocratique et éclairer l’opinion publique”.
Au sujet de ce premier axe “et sur la base des progrès réalisés au cours des 6 dernières années” le premier Ministre insiste sur “la consolidation du système démocratique, l’enracinement de la culture de l’ouverture et du dialogue, l’ancrage de la justice, service essentiel de l’état de droit, l’accélération de la réforme de l’administration, la lutte contre la corruption, en vue de renforcer la confiance des citoyens vis à vis de l’état et entre eux mêmes”.
Dans cet esprit “le gouvernement poursuivra l’accompagnement et la facilitation de toutes les mesures préparatoires au dialogue national annoncé par le président de la République.
Il sera également poursuivi l’ouverture à l’ensemble des acteurs politiques, tant de la majorité, que de l’opposition, à travers l’écoute, l’implication et la garantie de l’accès à l’information et aux médias.
Le gouvernement veillera particulièrement à la régularité des rencontres avec l’institution de l’opposition, conformément à la loi et apportera son appui à tout ce qui peut contribuer à la préservation et au renforcement du climat d’apaisement qui règne dans le pays”. 
 

Réformes

Dans les actions réalisées par le gouvernement, Moctar ould Diaye a fait un focus sur un deuxième atelier dont le travail est axé sur les réformes “un document sur le développement de la  justice, le renforcement de son indépendance, l’amélioration de la situation des professionnels du secteur, le soutien aux ressources humaines et des actions visant l’efficacité des institutions et organes administratifs du secteur”.
Les différentes actions entreprises dans cet atelier se sont concrétisées “par la création d’un Institut Supérieur de la Magistrature (ISM), le renforcement des ressources humaines du secteur avec le recrutement de 20 juges et 21 greffiers, l’augmentation des indemnités du personnel, l’achèvement de la numérisation des actes de procédure pénale, des services d’enregistrement, du casier judiciaire et la construction de sièges pour de nouveaux turbinaux”.
Le gouvernement travaille également sur un plan d’action visant la mise en place de la Stratégie Nationale des Droits de l’Homme (SNDH).
Le chef du gouvernement a aussi évoqué les actions visant à promouvoir à l’accès à l’information dans le cadre du renforcement de la consolidation de la liberté de la presse.
Au sujet du troisième axe, sur la bonne gouvernance, il été procédé “à une révision du cadre réglementaire de lutte contre la corruption : amendement de la loi anti corruption, obligation de la déclaration de patrimoine et d’intérêt, création d’une Autorité Nationale Corruption (ANAC), renforcement du dispositif de prévention et de dissuasion contre les actes de corruption”.
Les efforts du chantier de lutte contre la corruption ont aussi porté sur plus de transparence dans le processus d’adjudication des marchés publics et le problème de la fraude dans l’usage du service public.
 

Amadou Seck Seck
23/01/2026