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Arrestation Ablaye Bâ : IRA dénonce un enlèvement L’Initiative de Résurgence du mouvement

Jeudi 1 Mai 2025

Abolitionniste (IRA), ONG anti esclavagiste et de défense des droits, dénonce « un enlèvement » attribué aux forces de l’ordre, au sujet de l’arrestation, depuis le 26 avril dernier, de Abdoulaye Bâ, responsable de l’organisation, en charge des questions d’immigration, dans une déclaration rendue publique mercredi.


Arrestation Ablaye Bâ : IRA dénonce un enlèvement  L’Initiative de Résurgence du mouvement
Le document signale que ce militant « a été séquestré dans un lieu  inconnu, ni son avocat, sa famille et encore moins, un médecin n’ont eu  accès à lui ».
Déféré au parquet le mardi  29 avril, il a été inculpé « de discours de  haine, actes réprimés par la législation sur la cybercriminalité » et placé en détention provisoire ».
Le communiqué de l’IRA précise  qu’il est  reproché à Abdoulaye Bâ, le fait d’avoir « dénoncé le traitement inhumain infligé aux migrants » et demandé « le respect des droits des étrangers sur le sol de la République Islamique de Mauritanie » car « dans un état de droit, les mesures d’expulsion des non- nationaux, obéissent à des règles, toujours, au double impératif de la légalité et de la mansuétude ».
Une action de protection des étrangers sur le territoire mauritanien, rendue  plus pertinente encore,  par les risques de représailles  qui pèsent sur  les mauritaniens vivant dans l’espace ouest africain, en cas de poursuite des opérations d’expulsions suivant les formes dénoncées.
Le document de l’ONG avertit contre « les risques  d’une instrumentalisation de la justice, pour étouffer les voix dissidentes » et appelle  l’opinion intérieure, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale « à suivre de prés, les prémices d’un tour de vice autoritaire, alors que les menaces émergeantes aux frontières, commandent au pays, de soigner et consolider l’unité du front intérieur ».
      
    Synthèse MK            
 







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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026