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Hommage de la JRDP à Soumeida

Mercredi 7 Janvier 2026

La Jeunesse du Rassemblement des Démocrates Progressistes (JRDP), a célébré le 58è anniversaire de la disparition de Sidi Mohamed Soumeida, ce mercredi 07 janvier 2026, en rendant un vibrage hommage à un révolutionnaire authentique, victime “de la dictature” et d’un régime “néo colonial”.


Une déclaration publiée à cet effet, salue la mémoire de   l’étudiant “symbole de la lutte nationale progressiste, qui a consacré sa vie au combat contre le système d’oppression, imposé au peuple mauritanien par un régime néo colonial, allié à des forces intérieures rétrogrades et compradores, ayant lié le destin du pays à leurs intérêts étroits”.
Pour la JRDP, la célébration de cet anniversaire “est un moment de fidélité et de remémoration, ainsi qu’une opportunité, d’élever la détermination au niveau d’un exemple de lutte militante, incarnée par un camarde martyr, en renouvelant l’engagement dans la voie stricte du chemin qu’il a tracé : celui de l’adhésion aux principes progressistes et de l’implication consciente, dans la lutte populaire organisée par notre peuple multinational”.
Abordant le contexte “national extrêmement sensible” le document de la JRDP constate, l’attitude d’un régime “qui continue de renforcer la subordination de notre peuple, en particulier de sa jeunesse, dans la pauvreté structurelle et la marginalisation systématique, tout en confisquant les libertés fondamentales et en renforçant la répression”.
La déclaration, déplore enfin, l’attitude d’un régime “qui continue d’ignorer délibérément les dossiers historiques liés au passif humanitaire, tout en refusant tout processus fondé sur la vérité, la justice, la réparation du préjudice et la réconciliation nationale” dans un environnement “de mauvaise gouvernance structurelle et d’aggravation des disparités”.

 







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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026