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Voici le bilan de Ghazouani à la présidence de l’UA

Lundi 17 Février 2025

Le chef de l’état mauritanien, Mohamed Cheikh El Ghazouani, a assumé les fonctions de président en exercice de l’Union Africaine (UA) de février 2024 à février 2025, dans un contexte continental de profonde crise, marqué par la montée des périls : la précarité des conditions économiques et sociales des populations africaines, les conflits, l’expansion du terrorisme, les effets du changement climatique….


Voici le bilan de Ghazouani à la présidence de l’UA
Ghazouani a livré son bilan à la présidence de l’organisation panafricaine  à l’occasion de la 37é session  du sommet des chefs d’états et de gouvernements, tenu ce week-end à Addis-Abeba (Ethiopie).
Dans son discours, le  chef de l’Etat mauritanien a exprimé « la conviction profonde que l’Afrique a les moyens de réaliser les objectifs de l’agenda 2063 ».
Mohamed Cheikh El Ghazouani a par la suite indiqué « avoir tout au long de son mandat, œuvré, en stricte conformité avec les règles de l’Union Africaine (UA),  en concertation avec la commission et les Communautés Economiques Régionales (CER), pour favoriser le dialogue et la résolution pacifique des conflits. Nous avons soutenu activement les efforts de médiation menés par  son Excellence Denis Sassou NGuesso, pour la Libye, ainsi que les initiatives conjointes de leurs excellences  Paul Kagame et Félix Tshisekedi, visant à mettre un terme   aux violences en République Démocratique du Congo.
Dans le même esprit, nous avons organisé à Nouakchott, une réunion consultative sur la coordination des initiatives pour la paix au Soudan, le 18 décembre 2024,  et accueilli le président du Conseil de Souveraineté  et Transition, le général Abdel Fatah Al Burhan, les 13 et 14 janvier 2025, afin de discuter des moyens de rétablir la sécurité au Soudan ».
Concernant la réalisation de l’Agenda 2063, Ghazouani a listé une série de réunions de haut niveau, pour la mobilisation des ressources « le sommet de Nairobi pour le financement de l’Association Internationale pour le Développement (IDA21), dont le renouvellement des ressources  a atteint un montant sans précédent  de 100 milliards de dollars.
 Nous avons mené un Plaidoyer pour la réforme du système de gouvernance mondiale à l’occasion de la réunion du G7 en Italie, des BRICS en Russie et du G20 au Brésil, organisé  un  sommet continental sur l’éducation et l’employabilité des jeunes, à Nouakchott du 11 au 13 décembre 2024 ».
 

Amadou Seck Seck






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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026