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Visite en Mauritanie d’Ousmane Diagana (BM) et Sergio Pimenta (IFC)

Dimanche 8 Septembre 2024

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest et Sergio Pimenta, vice-président de la Société Financière Internationale (IFC) pour l’Afrique, effectueront une visite conjointe en Mauritanie du 10 au 11 septembre 2024.


Ce voyage de 2 jours  à Nouakchott, vise « à renforcer les relations entre les 2 institutions et la Mauritanie,  consolider la relation de collaboration entre le Groupe de la Banque Mondiale et la République Islamique de Mauritanie, en mettant l’accent sur des stratégies de développement à long terme, à  identifier de nouvelles opportunités de collaboration afin de soutenir un développement durable et inclusif en Mauritanie et dans le Sahel » selon un document du bureau  de la Banque Mondiale (BM).
Le deuxième volet de cette visite conjointe porte sur « la collaboration avec le secteur privé, dont le porte feuille en Mauritanie est principalement axé sur l’exploitation minière, l’énergie, l’agro-industrie  et l’accès au financement pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME), pour lesquelles les  investissements récents feront l’objet d’une présentation ».
A signaler que la Société Financière Internationale (IFC) soutient  le secteur financier mauritanien avec des facilités au profit des PME, via la Banque Mondiale (BM).
Le porte feuille du Groupe de la Banque Mondiale en Mauritanie est composé de huit (8) projets nationaux et neuf(9) opérations régionales, pour un total de 910 millions de dollars, à la date du 30 juin 2024.
A travers cette visite conjointe, le  groupe de la Banque Mondiale(BM) affiche sa volonté de raffermir les liens avec le gouvernement mauritanien « pour maximiser l’impact des investissements dans le pays ».
 

Amadou Seck Seck





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SOMELEC : des marchés, un rapport, et des questions sans réponse

Le rapport de l’Organisation pour la Transparence Inclusive sur les incendies des postes électriques de Nouakchott ne doit pas être perçu comme une condamnation, mais comme une alerte sérieuse. Cette alerte repose sur trois points majeurs : les références techniques contestées de l’entreprise ayant posé les câbles, l’attribution de marchés sensibles malgré cela, et un possible lien avec un député qui soulève une question d’incompatibilité. L’auteur insiste : seule la publication des pièces officielles permettra de trancher.Le texte commence par l’appel d’offres. Il ne s’agissait pas d’un chantier banal. Il concernait des liaisons souterraines en 33 kV, des systèmes de protection et le raccordement à un centre de contrôle. Le cahier des charges exigeait deux marchés comparables sur les cinq dernières années. Pour répondre, CTM Bâtiment a cité la centrale solaire de Zouerate pour la SNIM. Or un mémoire de fin d’études interne à la SNIM, encadré dans le cadre du marché DME 002/2022, attribue la construction à CTM Bâtiment mais l’installation technique à une autre société. Une source de la SNIM aurait confirmé. L’OTI conclut que même avec l’interprétation la plus favorable, l’expérience requise n’est pas démontrée. D’où la question : une entreprise de bâtiment peut-elle être jugée apte pour des installations électriques stratégiques ?Sur le volet financier, le 8 janvier 2025 CTM Bâtiment remporte le marché de la ligne 33 kV pour la station d’Idini à 81 947 333 ouguiyas TTC, alors que plusieurs offres étaient moins chères. L’une des entreprises écartées avait 18 ans d’expérience. L’auteur rappelle qu’une offre moins chère ne gagne pas toujours, mais que dans un secteur aussi sensible, l’administration doit justifier ses critères techniques avec transparence.L’exécution pose aussi problème. Le chantier prévu sur 4 mois aurait duré 20 mois sans être achevé, sans pénalités ni sanctions. Pire, d’autres marchés ont ensuite été attribués à des groupements incluant une entité CTM, dont un de plus de 11 millions de dollars pour des postes à Nouakchott. L’OTI émet l’hypothèse d’une collusion ou d’une influence liée à un député présenté comme propriétaire. L’auteur refuse de l’affirmer mais exige une réponse de l’État par les documents, pas par le silence.Le point le plus grave concerne la supervision. Selon des sources internes, les raccordements n’auraient pas été suivis par des ingénieurs spécialisés mais par un proche du député associé au marché. Si c’est avéré, on passe de la commande publique à un risque de sécurité industrielle.Le rapport n’établit pas que les câbles étaient défectueux. Il signale qu’un ingénieur privilégie cette piste et que des fumées sont apparues dans des coffrets récemment raccordés. Il demande une expertise d’isolation et d’analyse des métaux. Il n’établit pas non plus de violation de la loi 038-2013 sur l’incompatibilité des députés, mais signale l’appartenance supposée de la société à un élu de Nouakchott-Sud.En conclusion, l’auteur demande la publication des rapports d’évaluation, des attestations et des décisions de recours par la SOMELEC. Il appelle la commission d’enquête à vérifier le rôle de l’entreprise à Zouerate, à analyser les câbles et à identifier les superviseurs. Il ne vise personne, mais réclame que les documents parlent. Car un pays se protège en vérifiant avant, pas seulement en punissant après.

Mansour LY ,le 2 Septembre 2026

02/09/2026