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Visite du port de Nouakchott par une délégation de l’Organisation Maritime Internationale

Samedi 19 Octobre 2024

Une délégation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), effectuant une mission en Mauritanie actuellement, a visité le Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA), ce jeudi 17 octobre 2024.


L’Organisation Maritime Internationale (OMI) est « une institution spécialisée des Nations Unies, chargée d’assurer la sécurité et la sûreté des transports maritimes et de prévenir la pollution ».
Dans le cadre de cette visite, les  4 membres de la  délégation de l’OMI ont suivi la présentation d’un documentaire sur la position géographique stratégique du Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA), aux portes de l’Europe, en Face des Amérique, dans une zone charnière entre le Maghreb et l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO), et le caractère vitale de l’infrastructure pour l’économie et l’approvisionnement commercial de toutes les régions de l’intérieur de la Mauritanie, avec de nouvelles ambitions de  conquête de l’inter land sahélien, à l’image du marché malien.
 Ce documentaire a été présenté sous la houlette du directeur commercial du port, Mr Ahmed Mohamed, en présence de tous ses collègues, des autres directions du PANPA.
 L’exercice a permis d’exposer les différents services offerts par le port, son rôle de premier plan  pour l’économie nationale et sa fonction  vitale dans le cadre des échanges commerciaux de la Mauritanie.
La projection du film a été suivie d’une visite de terrain, permettant la découverte du fonctionnement des différents services portuaires, rattachés à   un outil commercial et industriel incontournable pour le développement de la Mauritanie.    
 







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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026