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Tribune de Mohamed Vall Mohameden, conseiller du Ministre de l’Energie et Pétrole/Mauritanie Les perspectives énergétiques et économiques de la Mauritanie sous les feux de la rampe

Vendredi 14 Février 2025

Le journal Financial Times, l’une des principales institutions médiatiques mondiales dans le domaine de la politique et de l’économie, a publié un article de presse rédigé par un groupe de journalistes experts, mettant en avant les perspectives énergétiques de la Mauritanie.


Tribune de Mohamed Vall Mohameden, conseiller du Ministre de l’Energie et Pétrole/Mauritanie   Les  perspectives énergétiques et économiques de la Mauritanie sous les feux de la rampe
Cet article  parait suivant  timing  d’intérêt croissant pour le pays, considéré désormais comme un pôle énergétique et minier d’avenir, bénéficiant d’un positionnement stratégique, lui permettant de jouer un rôle de premier plan dans le domaine de  l’énergie à  l’avenir.
 
Financial Times a mis en avant le potentiel considérable de la Mauritanie en énergies, soulignant le début de production de gaz, les partenariats stratégiques axés sur les  projets d’hydrogène vert, ainsi que la découverte de nouvelles réserves de gaz, notamment le champ de BirAllah, situé entièrement dans les eaux maritimes mauritaniennes.
 Cet article aborde   également les défis liés au développement de ces ressources, notamment la nécessité d’infrastructures adaptées et de mobilisation  des investissements  pour maximiser les retombées de leur exploitation. 
 
Dans un paragraphe hautement promotionnel pour la Mauritanie, Financial Times  affirme que « les investisseurs sont globalement contents de l’approche du gouvernement mauritanien en matière de mobilisation des ressources », tout en saluant les efforts des hauts responsables,  qui ont, au cours de l’année dernière, multiplié les  participations  à des conférences internationales sur l’énergie ». 
 
Le journal  cite  le ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Khaled, qui explique   
« La Mauritanie a mis en place d’importantes réformes à travers  une législation  sur l’investissement, afin d’attirer davantage les  capitaux étrangers. Nous avons introduit des facilités et des exonérations fiscales, pour accroître la compétitivité du pays et offrir une meilleure protection aux investisseurs internationaux. »
 Dans le même  ordre d’idées  il faut signaler que « ces réformes visent à positionner la Mauritanie, comme un futur hub régional de l’énergie, notamment dans le domaine des  énergies renouvelables et le gaz naturel, en créant un environnement plus sûr, plus protecteur et plus attractif pour les investisseurs étrangers. »
 
Dans son attaque,   Financial Times  constater que les découvertes de gaz alimentent les ambitions du pays, en rappelant  une réalité historique et géographique,  la  Mauritanie, qui  n’apparaît pas souvent dans l’actualité, est un vaste pays sahélo  saharien d’environ cinq millions d’habitants,  avec une longue façade atlantique  de plus de 700 kilomètres , très peu couvert par les médias.
 
Une situation qui devrait bientôt changer « grâce aux politiques énergétiques du pays et aux flux de gaz provenant des réserves énormes, lesquelles  devraient non seulement stimuler la croissance,  mais aussi transformer un pays dont  l’économie   est historiquement basée sur l’agriculture ». 
 
Cet intérêt croissant des médias internationaux,  renforce la position de la Mauritanie sur la scène économique mondiale et ouvre de nouvelles perspectives pour ses partenariats économiques.
 Il s’agit d’une tendance hautement positive, qui  encourage les investissements étrangers, à l’heure où le pays met en œuvre  une politique de diversification économique, basée sur l’exploitation optimale de ses ressources naturelles, notamment le gaz et les énergies renouvelables. 
 
Il faut aussi ajouter que  cet intérêt médiatique, s’est aussi récemment manifesté  à travers  la publication de nombreux articles promotionnels,  spécialisés,  sous l’impulsion du  Ministère de l’Énergie et du Pétrole,  en collaboration avec de grands médias internationaux tels que Bloomberg. Ces  « numéros spéciaux » ont été élaborés et publiés, en partenariat avec African Business, basée à Londres, et Jeune Afrique, abordant divers sujets liés à la Mauritanie sous l’angle de l’énergie, du gaz et des perspectives prometteuses qu’offre le développement de ces secteurs. 
 
Lien vers le texte original en anglais sur le site du Financial Times, auquel le site a attribué une note « premium » (réservée aux abonnés)
 







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Nouveau Programme de 42 mois entre la Mauritanie et le FMI (FEC, MEDC et FRD)

Le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI), a approuvé un Nouveau programme de 42 mois, avec le gouvernement mauritanien, au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC) et achève la cinquième revue de L’accord de Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD), annonce un communiqué de l’institution financière internationale, publiée jeudi.

Ces accords sur une période de 42 mois “avec la conclusion de la cinquième et Dernière revue de l’accord au titre de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD), prévoit “le décaissement d’un montant de 95,8 millions de dollars, afin de continuer à soutenir le programme de développement des autorités et leur agenda de réformes institutionnelles”.
Pour la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et le Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC), il est Prévu “un décaissement de 70,82 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), équivalent à 55% de la quote-part, soit 95,8 millions de dollars, ainsi que la cinquième revue dans le cadre de l’accord au titre de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD).
Ces décisions permettent également, un décaissement immédiat de 78,78 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), soit environ 105,6 millions de dollars”.
La déclaration du FMI aborde le contexte géopolitique, qui renvoie “à un environnement de plus en plus incertain et exposé aux chocs” à travers lequel “les nouveaux accords contribueront à préserver les marges extérieures, tout en soutenant les efforts des autorités pour maintenir la stabilité macroéconomique, parallèlement à la mise en œuvre  de réformes structurelles, afin de répondre aux importants besoins de développement de la Mauritanie, ainsi qu’aux réformes structurelles pendantes”.     
 
Le nouveau programme entre le gouvernement mauritanien et le Fonds Monétaire International (FMI) “s’articulera autour de trois (3) piliers qui se renforcent Mutuellement : la consolidation de la stabilité macroéconomique, en renforçant les institutions et les cadres de politiques macroéconomiques, le développement du capital humain, la promotion d’une croissance inclusive, et la consolidation de la gouvernance, y compris celle des entreprises publiques”.
 
Économie résiliente en dépit des incertitudes liées à l’environnement extérieur
 
En plus de la question mondiale du changement climatique et “malgré un environnement extérieur très incertain, l’économie mauritanienne a continué à faire preuve de résilience, soutenue par des politiques macroéconomiques prudentes et calibrées. Une politique budgétaire rigoureuse contribue à l’objectif à moyen terme des autorités, de stabiliser la dette publique, et les marges extérieures demeurent adéquates.
Parallèlement, les autorités ont continué de renforcer les cadres de politique macroéconomique et de préserver la stabilité” a expliqué Kenji Okamura, Directeur Général Adjoint et président par intérim du Conseil d’Administration, après la réunion.
Dans ce cadre “l’engagement des autorités en faveur d’une politique budgétaire prudente, soutenue par l’institution de l’ancrage budgétaire, contribue à isoler l’économie de la volatilité des prix des produits de base et appuie la viabilité de la dette.
Des efforts soutenus, restent cependant nécessaires, pour la mobilisation des recettes, amélioration de l’efficience des dépenses, faire avancer la réforme du secteur des entreprises publiques, préserver l’espace budgétaire, pour les dépenses sociales et d’investissements prioritaires, y compris pour protéger les couches vulnérables.
L’existence d’un registre social bien développé constitue une base solide pour mieux cibler les dépenses sociales en faveur des plus démunies”.     
      
         
Rétroviseur sur le programme de la période 2022/2026
         
La déclaration du Fonds Monétaire International évalue la performance “du programme dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit /Mécanisme Élargi de Crédit (FEC/MEDC) 2022-2026” qualifié “de solide, avec une croissance robuste du secteur non extractif, un recul de l’inflation, une réduction du déficit du compte courant et des réserves internationales demeurées adéquates”.
Dans le cadre de l’exécution du programme précédent, couvrant la période FEC/MEDC 2022/ 2026 “la Mauritanie présente un solide bilan de mise en œuvre des politiques ; préservation de la stabilité macroéconomique, un programme robuste de réformes qui a contribué au renforcement de la politique budgétaire, au développement du secteur financier, y compris le marché des changes, à refondre le cadre juridique de la gouvernance et à renforcer la résilience face au changement climatique”.
Un programme solide “dont tous les critères de performance quantitatifs, ont été atteints en décembre 2025, même si le repère structurel relatif à l’institutionnalisation de la règle budgétaire dans la loi, a été mis en œuvre avec un certain retard.
Les autorités ont achevé les quatre (4) mesures de réformes restantes au titre de la FRD, favorisant l’intégration des considérations climatiques dans la gestion des finances publiques et renforçant la gestion du secteur de l’eau”.
Après la signature de ce programme, on peut noter que la perspective d’un partenariat sans décaissement entre la Mauritanie et le FMI, est freinée  par les contraintes d’un contexte géopolitique volatile.
 

Amadou Seck Seck
26/06/2026