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Investi président de la BAD : défis et enjeux pour Sidi ould Tah

Lundi 1 Septembre 2025

Elu président de la Banque Africaine de Développement (BAD), au troisième tour de scrutin, avec 76,18% des voix fin mai, l’économiste mauritanien, Sidi ould Tah, a été investi dans ses nouvelles fonctions ce lundi 01 septembre, au cours d’une cérémonie solennelle organisée dans le plus grand réceptif hôtelier de la capitale économique ivoirienne.


Un événement qui s’est déroulé en présence de plusieurs chefs d’états africains parmi lesquels Mohamed Cheikh El Ghazouani , tout le gotha de la finance, des affaires du continent et du monde.
Aussitôt investi, le nouveau patron de la BAD a proclamé sa détermination à agir en faveur « de la construction d’une Afrique robuste et prospère » malgré un contexte marqué par de nombreux défis, qui indiquent clairement les enjeux aux quels doit faire face la Banque Africaine de Développement (BAD) au cours des 5 prochaines années.
Le nouveau président de l’institution financière panafricaine « prend l’engagement de travailler dans un esprit de concertation et de collégialité, afin de poursuivre la mission qui nous unit : bâtir une Afrique robuste et prospère ».
 

Défection américaine et poids de la dette

Sur le » front »  depuis plusieurs années, entre responsabilités gouvernementales et direction de la Banque Arabe pour le Développement Economique  de l’Afrique (BADEA), le nouveau super banquier africain,  est parfaitement conscient des défis et enjeux « réduction de l’aide internationale au développement, poids de la dette et impact négatif du changement climatique ».
En effet, Sidi ould Tah prend les commandes BAD, dans un contexte compliqué  de retrait des ressources américaines du Fonds Africain de Développement (FAD), le guichet concessionnel de l’institution financière panafricaine.
 Un gap de 427 millions de dollars, qui renvoie au redoutable défi des financements alternatifs.
Un enjeu capital restitué à travers ce passage du discours du nouveau président de la BAD « l’Afrique nous regarde, la jeunesse nous attend, le temps est à l’action».
Ainsi,  au cours de ce mandat de 5 ans, la BAD doit faire face au problème de la recapitalisation, sous la poussée vertigineuse des demandes de financements, dans un contexte de baisse de l’aide publique.
La question vitale de la transformation de l’institution, pour plus d’efficacité et une adaptation aux besoins  des pays africains.
Le financement du développement à travers une plus grande mobilisation des ressources. Un défi qui établit une jonction parfaite avec la nécessité de recapitalisation.
Plus d’indépendance stratégique et soutien au secteur privé, véritable moteur de la croissance et de l’emploi, figurent également au rang des défis de la nouvelle administration de la Banque Africaine de Développement(BAD).
Sidi ould Tah est un économiste  mauritanien, natif de la région du Trarza (Sud/Ouest), âgé de 61 ans. Formé à l’université de Nouakchott et en France, il a été ministre de l’économie et Directeur Général de la Banque Arabe pour le Développement Economique  de l’Afrique (BADEA), pendant une décennie.
Fondée en 1964, la BAD, l’une des grandes banques multilatérales de développement,  compte 81 pays membres, dont 54 africains.
Le capital de l’institution est passé de 93 à 318 milliards de dollars sous la présidence du Nigérian AkiwumiAdesina, avec une notation  AAA.
Les ressources de la BAD, qui finance de nombreuses infrastructures sur le continent,  proviennent des  états membres, des emprunts effectués  sur les marchés internationaux, des remboursements et revenus des prêts.
 

Amadou Seck Seck






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Port de Nouakchott : forte progression des activités de déchargement au premier trimestre 2026

À l’occasion de la mise en service du nouveau remorqueur « Maqama », le Directeur général du Port Autonome de Nouakchott, dit <>, M. Lemrabott Ould Bennahi, a annoncé une nette hausse des opérations de déchargement au cours du premier trimestre 2026.

Selon les chiffres communiqués, le volume global traité est passé de 1 385 441 tonnes au premier trimestre 2025 à 1 581 740 tonnes sur la même période en 2026, soit une progression de 14,2 %.

La dynamique est encore plus marquée pour les conteneurs, dont le nombre a atteint 62 536 unités, contre 51 395 un an plus tôt, enregistrant ainsi une hausse de 21,7 %.

Le Directeur général a également souligné l’évolution positive par rapport au trimestre précédent (quatrième trimestre 2025), avec une augmentation de 10,7 % pour le tonnage global et de 7,3 % pour les conteneurs.

Pour M. Ould Bennahi, ces résultats confirment la montée en puissance des activités du port et traduisent une amélioration continue de ses performances. Il a ajouté que la mise en service du remorqueur « Maqama », conjuguée à d’autres actions d’optimisation, devrait contribuer à renforcer davantage l’efficacité opérationnelle de la plateforme portuaire.

Cette annonce a été faite en marge de la cérémonie officielle d’entrée en service du remorqueur.

28/04/2026