Menu

Assemblées annuelles de la BAD en 2026 : au delà des chiffres

Mercredi 10 Juin 2026

Les 61é assemblées annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) et le 52é Conseil des Gouverneurs du Fonds Africain de Développement, se sont déroulés du 25 au 29 mai, au Centre International des Conférences de Brazzaville-Kintele (Congo).


Un événement, qui intervient une année après l’arrivée aux commandes de l’institution financière panafricaine du mauritanien, Sidi ould Tah, dont le file rouge a porté sur la mobilisation des financements au profit du développement, avec une évaluation des besoins à 400 milliards de dollars et une perspective de transition vers la croissance verte.
Dans son discours d’ouverture, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), est descendu sur le terrain des enjeux pour le continent et le monde, par un rappel pertinent du cadre géographique, qui accueille les AG 2026 “le fait de nous réunir ici, au cœur du bassin du Congo- l’un des plus grands puits de carbone de la planète et source des équilibres écologiques du monde, revêt une forte portée symbolique.
 


Ce fait nous rappelle que l’Afrique n’est pas seulement concernée par les grands enjeux du siècle, mais devient de plus en plus, une partie essentielle de la solution”.
Parlant des perspectives de la Banque Africaine de Développement (BAD), Sidi ould Tah, après avoir écouté tous les actionnaires (décideurs), les acteurs, les partenaires, les experts, toutes les voix aux priorités différentes, établit un constat, un diagnostic “ les ambitions de l’Afrique dépassent désormais l’architecture financière disponible pour les accompagner”.   
 


C’est dans cet esprit que les assises de la capitale congolaise, ont été consacrées à la recherche d’un modèle de financement durable, adapté aux nouveaux enjeux de développement.
  Les AG de la BAD 2026 “ont mis l’accent sur la mobilisation des capitaux pour une croissance résiliente, le financement des infrastructures énergétiques et de transport, la valorisation du dividende démographique africain pour stimuler l’emploi et l’innovation, les mécanismes de financement climatique et le commerce intra africain”.
 


   L’année 2025 : des chiffres qui parlent
 
Dans les annales de la Banque Africaine de Développement (BAD), 2025 est une année record, juste derrière 2024, avec une enveloppe globale de 10,9 milliards de dollars d’approbation de financements.
Un élan qui répond à une demande soutenue dans des secteurs stratégiques “énergie, infrastructures, agriculture et secteur privé” selon la revue annuelle sur l’efficacité des actions menées en faveur du développement du continent.
Les opérations approuvées en 2025, devraient générer 700.000 emplois directs, 3,3 millions d’emplois indirects, avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes.
Une tendance visant à faire de l’emploi la clé du développement.
Ainsi, la BAD va au delà du rôle du prêteur d’argent et agit sur le levier stratégique de la définition des priorités pour le développement à l’échelle mondiale.    
Dans ce combat pour le développement, mené depuis 1964, l’institution financière panafricaine insiste aujourd’hui sur un point capital “ la mesure de l’impact réel” des projets financés sur la vie des populations : mesure des résultats dans la vie des africains” en termes d’incidences. 
 


     Le test du terrain avec 3 changements concrets
 
Dans cette lancée, le véritable challenge porte aujourd’hui sur l’impact des projets achevés en 2025.
Des réalisations qui ont permis “l’accès à une source d’eau améliorée au profit de 5,4 millions de personnes. Un accès à l’assainissement pour 1,8 millions de personnes, alors que près de 1,5 millions de personnes, ont accédé au service de santé.
Des vies quotidiennes transformées au delà des lignes budgétaires”.
Dans une dynamique inspirée du bilan 2025, le challenge porte sur les perspectives de transformation des 10,9 milliards de dollars de financements approuvés à l’occasion des assises de Brazzaville, en résultats mesurables dans le domaine de la création d’entreprises financées, emplois créés, des services rendus dans le cadre de l’évolution des agents économiques des états et au sein de la société.
Il faut alors des projets 2025-2026, avec un impact visible pour les populations africaines, au delà des rapports. 
 


Faire de la BAD une institution “capable d’aller vite et de mobiliser plus de capitaux “ avec une traduction visible dans les villes et les communautés de l’Afrique des profondeurs.
L’enjeu capital est pour le développement se résume à l’accès aux services de base , la création de la richesse, de la croissance et désamorcer la bombe sociale du chômage des jeunes, véritable menace contre la cohésion et la stabilité des sociétés africaines.
Mais aussi faire face au changement climatique, dont les conséquences environnementales ont des implications sécuritaires dans le Sahel, à l’image du désastre qui frappe les communautés de la boucle du fleuve Niger, à travers l’élimination des moyens de substance qui pousse les jeunes vers des aventures avec les mouvements terroristes.
 



Amadou Seck Seck






Mondial 2026 : le Sénégal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prévient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC Barkéol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrès

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz López Garai à la tête de la sélection nationale “A” de Mauritanie (Communiqué)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine…

11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Ballon d'Or 2023 : Et de huit pour Lionel Messi

31/10/2023

Flux RSS



Inscription à la newsletter

Sénégal: La SFI décaisse 10 millions d’euros au profit du Groupe EDK qui monte en puissance EXCLUSIF (Par Confidentiel Afrique)

Le Groupe EDK, fondé et dirigé par l’entrepreneur sénégalais à la vision futuriste Demba Ka, poursuit sa croissance et consolide son leadership dans le tissu économique et industriel du pays. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, le groupe vient de réaliser une grosse prouesse en recevant un premier décaissement de 10 millions d’euros auprès des guichets de la Société Financière Internationale (SFI), la filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé.

Une exclusivité de Confidentiel Afrique. La filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé a respecté ses engagements. Car, ce décaissement de 10 millions d’euros en faveur du groupe EDK s’inscrit dans le pipe d’une ligne de financement globale d’environ 25 millions d’euros, matérialisée par un accord signé à Dakar en décembre 2025 entre la SFI et le Groupe EDK.
La SFI, connue pour la rigueur de ses process et le niveau d’exigence qu’elle impose à ses partenaires, a cru en la clairvoyance et au savoir-faire du Groupe EDK dans sa politique entrepreneuriale. Dans un contexte mondial et régional difficile, le groupe compte aller au-delà du middle-market pour prendre des parts de marché non négligeables. Doté désormais d’un quitus de confiance de la Banque mondiale, le Groupe EDK entre dans la cour des grands avec cette bouffée d’oxygène financière, dont le solde sera libéré selon le calendrier convenu avec l’institution de Washington.
Dans cet élan de sursaut économique, la filiale sénégalaise de la holding bancaire BSIC (Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce) a joué sa partition. Confidentiel Afrique a appris de source crédible que c’est grâce au bridge mis en place par la BSIC Sénégal que le Groupe EDK a pu boucler, dans les délais, l’opération de reprise des magasins Carrefour au Sénégal, en attendant le closing du financement de la SFI. L’entregent et la clairvoyance du Directeur général de la BSIC Sénégal, Monsieur Sami GARGOURI, ont contribué à instaurer un climat de confiance et de partenariat aux côtés du Groupe EDK.
Un emprunt obligataire par Appel Public â l’Épargne de 30 milliards de FCFA dans les starting-blocks
Selon des informations exclusives parvenues à Confidentiel Afrique, le Groupe EDK entend passer à la vitesse supérieure avec le lancement, dans les prochaines semaines, d’un emprunt obligataire par appel public à l’épargne (APE) d’un montant de 30 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA. Le dossier a déjà reçu l’approbation de l’AMF-UMOA (Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine), et la formalisation des garanties, portées par des institutions régionales de premier plan, est en cours de finalisation avant la mise sur le marché.
Selon Confidentiel Afrique, le Groupe EDK avait confié en 2023 à Invictus Capital Finance, arrangeur de renom sur la place de Dakar, la structuration de son premier APE de 10 milliards de FCFA. Une opération souscrite avec succès, qui a posé les bases de sa crédibilité sur le marché régional. Pour cette nouvelle sortie, le groupe élargit son cercle de partenaires financiers en s’attachant les services de MATHA Securities, société de gestion et d’intermédiation (SGI) ivoirienne réputée pour la solidité de sa signature et la profondeur de son réseau d’investisseurs institutionnels. Un choix qui traduit la volonté du groupe de s’ouvrir davantage aux places financières du continent et de toucher une base d’investisseurs plus large à l’échelle de l’UEMOA. Une autre prouesse du Groupe EDK, qui poursuit sa montée en puissance dans le monde économique.
Par Chérif Ismael Aïdara (Confidentiel Afrique)

08/09/2026