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Journalistes et politiques: des rôles complémentaires pour la démocratie !

Dimanche 31 Août 2025

Dans les systèmes démocratiques, la relation entre journalistes et responsables politiques repose sur une complémentarité fondamentale. Les premiers ont pour mission de recueillir, vérifier et diffuser l’information ; les seconds, d’élaborer et de mettre en œuvre les politiques publiques. Cette interaction nourrit le débat citoyen et assure la transparence de l’action publique. Lorsqu’elle est absente ou déséquilibrée, la qualité de la vie démocratique s’en trouve affectée.


Le rôle du journaliste dans l’espace public

Le journaliste se définit comme un médiateur entre le pouvoir et les citoyens. Sa fonction ne se limite pas à rapporter des faits : il contextualise, questionne et parfois confronte les responsables politiques. Cette démarche contribue à garantir le droit fondamental du public à l’information, reconnu par de nombreux textes internationaux, notamment l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule le droit de « recevoir et de répandre des informations et des idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Dans la pratique, l’entretien journalistique avec un responsable public constitue l’un des outils les plus efficaces pour rendre compte des décisions politiques, mais aussi pour permettre aux citoyens de saisir les motivations et les objectifs de leurs dirigeants.

Une situation déséquilibrée en Mauritanie
En Mauritanie, plusieurs observateurs notent que le dialogue entre les politiques et la presse locale demeure limité. Beaucoup de responsables privilégient les canaux directs comme les communiqués sur les réseaux sociaux, ou encore les interviews accordées à des médias internationaux. Ce choix, bien qu’il renforce leur visibilité extérieure, a pour effet de marginaliser la presse nationale.

Les médias mauritaniens, qu’ils soient arabophones ou francophones, se trouvent ainsi souvent privés d’accès direct à la parole politique. Des enquêtes réalisées par des syndicats et associations de journalistes ont mis en évidence cette frustration : certains estiment que cette situation empêche la presse nationale de remplir pleinement son rôle d’information et d’analyse, ce qui fragilise son développement et son indépendance économique.

Les enjeux pour la presse nationale

La vitalité d’un secteur médiatique repose en partie sur l’accès aux acteurs publics. En limitant ce dialogue, les responsables politiques risquent d’affaiblir la presse mauritanienne, déjà confrontée à des défis importants : ressources limitées, concurrence des réseaux sociaux, et dépendance financière.

Accorder plus systématiquement des interviews à des médias locaux contribuerait à :

renforcer la crédibilité et la légitimité de la presse nationale ;

encourager la pluralité des points de vue et la diversité des débats ;

rapprocher la classe politique des citoyens, en rendant leurs choix plus intelligibles.

 

Préserver la complémentarité entre politique et journalisme

Le rôle de la presse n’est pas de s’opposer systématiquement au politique, mais d’interroger et d’éclairer. Pour les responsables publics, accepter de collaborer avec les journalistes nationaux ne doit pas être vu comme une contrainte, mais comme une exigence démocratique et institutionnelle.

La complémentarité est claire : le politique agit, le journaliste observe et restitue. Sans cette interaction, l’espace démocratique se réduit, et le citoyen risque de s’informer par des canaux moins fiables.
Tout ça pour dire : 
La démocratie repose sur une circulation équilibrée et transparente de l’information. En Mauritanie comme ailleurs, il est essentiel que les dirigeants reconnaissent l’importance de leur presse nationale et privilégient ses demandes d’accès. Loin d’être un simple relais, le journalisme est un acteur structurant de la vie publique. En refusant de dialoguer avec lui, les responsables politiques se privent d’un outil de communication essentiel et contribuent, involontairement, à fragiliser l’édifice démocratique.

Abdoulaziz DEME 
Rouen le 29 Août 2025







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Sénégal: La SFI décaisse 10 millions d’euros au profit du Groupe EDK qui monte en puissance EXCLUSIF (Par Confidentiel Afrique)

Le Groupe EDK, fondé et dirigé par l’entrepreneur sénégalais à la vision futuriste Demba Ka, poursuit sa croissance et consolide son leadership dans le tissu économique et industriel du pays. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, le groupe vient de réaliser une grosse prouesse en recevant un premier décaissement de 10 millions d’euros auprès des guichets de la Société Financière Internationale (SFI), la filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé.

Une exclusivité de Confidentiel Afrique. La filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé a respecté ses engagements. Car, ce décaissement de 10 millions d’euros en faveur du groupe EDK s’inscrit dans le pipe d’une ligne de financement globale d’environ 25 millions d’euros, matérialisée par un accord signé à Dakar en décembre 2025 entre la SFI et le Groupe EDK.
La SFI, connue pour la rigueur de ses process et le niveau d’exigence qu’elle impose à ses partenaires, a cru en la clairvoyance et au savoir-faire du Groupe EDK dans sa politique entrepreneuriale. Dans un contexte mondial et régional difficile, le groupe compte aller au-delà du middle-market pour prendre des parts de marché non négligeables. Doté désormais d’un quitus de confiance de la Banque mondiale, le Groupe EDK entre dans la cour des grands avec cette bouffée d’oxygène financière, dont le solde sera libéré selon le calendrier convenu avec l’institution de Washington.
Dans cet élan de sursaut économique, la filiale sénégalaise de la holding bancaire BSIC (Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce) a joué sa partition. Confidentiel Afrique a appris de source crédible que c’est grâce au bridge mis en place par la BSIC Sénégal que le Groupe EDK a pu boucler, dans les délais, l’opération de reprise des magasins Carrefour au Sénégal, en attendant le closing du financement de la SFI. L’entregent et la clairvoyance du Directeur général de la BSIC Sénégal, Monsieur Sami GARGOURI, ont contribué à instaurer un climat de confiance et de partenariat aux côtés du Groupe EDK.
Un emprunt obligataire par Appel Public â l’Épargne de 30 milliards de FCFA dans les starting-blocks
Selon des informations exclusives parvenues à Confidentiel Afrique, le Groupe EDK entend passer à la vitesse supérieure avec le lancement, dans les prochaines semaines, d’un emprunt obligataire par appel public à l’épargne (APE) d’un montant de 30 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA. Le dossier a déjà reçu l’approbation de l’AMF-UMOA (Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine), et la formalisation des garanties, portées par des institutions régionales de premier plan, est en cours de finalisation avant la mise sur le marché.
Selon Confidentiel Afrique, le Groupe EDK avait confié en 2023 à Invictus Capital Finance, arrangeur de renom sur la place de Dakar, la structuration de son premier APE de 10 milliards de FCFA. Une opération souscrite avec succès, qui a posé les bases de sa crédibilité sur le marché régional. Pour cette nouvelle sortie, le groupe élargit son cercle de partenaires financiers en s’attachant les services de MATHA Securities, société de gestion et d’intermédiation (SGI) ivoirienne réputée pour la solidité de sa signature et la profondeur de son réseau d’investisseurs institutionnels. Un choix qui traduit la volonté du groupe de s’ouvrir davantage aux places financières du continent et de toucher une base d’investisseurs plus large à l’échelle de l’UEMOA. Une autre prouesse du Groupe EDK, qui poursuit sa montée en puissance dans le monde économique.
Par Chérif Ismael Aïdara (Confidentiel Afrique)

08/09/2026