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Tournée européenne du député Khally Diallo

Vendredi 21 Février 2025

Le député Khally Diallo, élu sur les listes de la Coalition Espoir Mauritanie, a entamé une tournée européenne le mercredi 19 février.


Un déplacement dont l’objectif est de permettre « une série de rencontres diplomatiques et institutionnelles, en vue de défendre les droits de nos concitoyens et porter leurs voix, auprès des instances internationales » explique un document.
Cette tournée, entamée par Bruxelles, capitale de l’Europe,  s’est traduite par une audience auprès des responsables du Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA), au cours de laquelle, l’élu mauritanien a livré un vibrant plaidoyer « pour un traitement humain,  juste et conforme aux principes du droit international, en faveur de nos compatriotes demandeurs du droit d’asile. Cette rencontre a offert l’occasion d’échanges francs, constructifs et porteurs d’espoir, quant à la nécessité d’une coopération renforcée en vue de garantir le respect des droits fondamentaux de tous ».
Dans la foulée, le député a été reçu  par le parlement européen, le vendredi 21 février, dans le cadre d’une rencontre à laquelle était également conviée une délégation de Guinée Conakry, pour « des échanges au cours desquels, nous avons fourni un  exposé sur la situation politique en Mauritanie, en jetant la lumière sur les injustices et la marginalisation dont sont victimes de nombreux citoyens.
Nous avons également exhorté les députés européens, à porter un plaidoyer fort et unanime, auprès de l’ensemble de leurs collègues, afin que  des actions concrètes soient entreprises,  en faveur des populations opprimées ».       
 










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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivie par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026