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Titre: voici les enjeux de la création d une bourse en Mauritanie

Mardi 22 Avril 2025

La Mauritanie est en train de concrétiser la création de sa première bourse nationale, la Bourse des Valeurs Mobilières de Nouakchott (BVMN). Ce projet, initialement lancé en 2013 mais retardé à plusieurs reprises, a récemment connu une avancée significative grâce à des partenariats stratégiques.


Partenariats clés
    •    Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et Bourse de Casablanca : Le 18 avril 2025, la BCM a signé un protocole d’accord avec la Bourse de Casablanca pour établir la BVMN. Ce partenariat vise à développer le marché financier mauritanien, diversifier les sources de financement et attirer les investissements étrangers .
    •    Banque Centrale de Mauritanie et London Stock Exchange (LSE) : En novembre 2024, la BCM a également conclu un accord avec le LSE pour moderniser l’infrastructure financière du pays, facilitant ainsi l’accès des entreprises mauritaniennes aux marchés internationaux .

Objectifs de la BVMN

La BVMN a pour ambition de :
    •    Offrir un cadre réglementé pour l’émission et l’échange de titres financiers.
    •    Stimuler l’investissement local et international.
    •    Renforcer la transparence et la liquidité du marché.
    •    Soutenir la croissance économique en diversifiant les sources de financement.

Prochaines étapes

Bien que la date officielle de lancement n’ait pas encore été annoncée, les récentes initiatives indiquent que la BVMN pourrait devenir opérationnelle prochainement. La collaboration avec des institutions financières établies comme la Bourse de Casablanca et le LSE est perçue comme un levier important pour assurer le succès de cette nouvelle bourse

Signe: Hamath A Sy







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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivant par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026