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Sit-in des syndicats de l’enseignement à la place de liberté

Jeudi 22 Février 2024

Répondant à l’appel de l’Union des syndicats de l’Enseignement en Mauritanie (USEM), de nombreux professionnels de la craie ont participé à un sit-in dénonçant le refus du ministre de l’éducation nationale, Moctar ould Dahi, d’engager des négociations, en vue de mettre fin à un conflit social portant sur une plate forme revendicative vieille de plusieurs années.


Le ministre est opposé à l’idée de négocier avec des enseignants en grève.
La manifestation s’est déroulée à la place de la liberté, située entre la présidence de la République et l’assemblée nationale.
Amadou Tidiane Ba,  Secrétaire Général de l’USEM, explique que la   plate forme revendicative à l’origine de plusieurs débrayages mensuels depuis le début de l’année scolaire, porte « une augmentation significative du salaire des enseignants (application de la règle d’or), une hausse  de toutes les indemnités, avec inscription sur le bulletin de salaire, attribution de terrains aux enseignants,  plus la construction de logements descentes, une prime de motivation pour les enseignants dans les classes, annulation du corps des enseignants adjoints et leur intégration dans le corps (B), intégration des contractuels au statut général des agents de la Fonction Publique, uniformisation de  la prime d’éloignement en lien avec la zone   géographique de travail, délivrance  de Cartes Professionnelles, hausse des allocations familiales,   extension de  l’assurance maladie aux parents et aux enfants après l’âge de la maladie ».         
 




 







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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026