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Résistance de l’enseignement privé face une mort programmée

Jeudi 24 Octobre 2024

La loi de juillet 2022, portant réforme de l’école républicaine et une arabisation des classes bilingues dans le primaire, est perçue comme la menace d’une mort programmée pour l’enseignement privé francophone par le syndicat rattaché à cette branche de l’éducation.


Face à cette grande peur, qui oblige de plus en plus les enfants mauritaniens à migrer vers les pays voisins, notamment  le Sénégal, pour échapper à l’éducation jugée « au rabais » de l’école républicaine, le syndicat de l’enseignement privé  et les parents d’élèves se mobilisent pour dire non.
C’est dans cet esprit que la corporation regroupant les acteurs de l’enseignement privé   a lancé un mot d’ordre de grève, pour une journée sans école,  le mercredi  dernier. Celle-ci a été  largement suivie grâce au soutien des parents d’élèves, fortement mobilisés en faveur de  la cause de leurs enfants.
Pour meubler la journée et attirer l’attention des autorités, le syndicat de l’enseignement privé a également organisé un sit-in à la place de la liberté, située entre la présidence de la République et l’Assemblée Nationale, rapidement dispersé par les forces de police déployées sur les lieux. Une dispersion  suivie  d’une course poursuite entre policiers et manifestants dans les ruelles adjacentes du centre ville de Nouakchott.
 











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Remise de la dernière version de la feuille de route de l’opposition à Moussa Fall

La Mauritanie va vers un nouveau Dialogue National “visant à renforcer la cohésion sociale et le système démocratique” selon les mots du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, initiateur des assises, qui devraient se concrétiser après une année de consultations préliminaires.

C’est dans cette perspective que les responsables de 13 partis du pôle de l’opposition démocratique, ont remis à Moussa Fall, coordinateur du Dialogue National, la dernière version de la feuille de route, avec les ultimes amendements et recommandations, destinées aux futures assises, au cours d’une cérémonie organisée au Centre International des Conférences (CICM) “Moctar ould Daddah” jeudi en début d’après midi
Une rencontre au cours de laquelle, le coordinateur a pris la parole pour rappeler “le long processus, qui a abouti à l’établissement d’un rapport destiné au président de la République, Mohamed  Cheikh El Ghazouani. Un document dans lequel sont consignées les observations de toutes parties, constituées en pôles”.
étape ultime, la version remise jeudi, contient les amendements et dernières observations du pole de l’opposition.
Moussa Fall, coordinateur du dialogue, annonce “un démarrage imminent des assises” sans toutefois donner une date précise.
La remise de la dernière version de la feuille de route pour le dialogue, amendée par l’opposition, intervient dans un contexte marqué par un débat pollué au sujet des enjeux “sensibles” liés à l’unité et la cohésion national.
Ainsi, certains milieux agissent dans l’ombre, avec l’objectif de saboter une perspective de large consensus sur le passif humanitaire et le statut des langues nationales.
Des écueils sérieux, des peaux de bananes, qui créent un terrain glissant, car la réussite de ces futures assises, devrait se mesurer à l’aune des solutions consensuelles, face aux défis nationaux majeurs, “tout en garantissant la transparence et la concrétisation des résultats”.
Des objectifs dont l’atteinte se heurte à des divergences entre acteurs politiques sur des sujets “sensibles” tels que la place des langues nationales, la discrimination, la question sociale de l’esclavage, ou de ses séquelles, une solution définitive aux violations massives des droits humains des années 1989/1991, désignées pudiquement par les termes “passif humanitaire”.
Le succès du prochain dialogue devrait dépendre de la capacité des acteurs à traiter sans tabous, les questions les plus sensibles et créer des mécanismes pour la mise en œuvre des futures recommandations.
Une perspective dont la réalisation dépendra de la détermination et du leadership, du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, initiateur des assises, à impulser un consensus au sein du  camp de la majorité, dont il est le chef absolu, à cause des  prérogatives conférées par le pouvoir exécutif, et leader d’une écrasante majorité parlementaire. 
 

Amadou Seck Seck
06/03/2026