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Procès Aziz : les avocats de l’Etat déplorent l’absence de retenue de l’ex président

Vendredi 20 Décembre 2024

Le collectif des avocats de l’Etat de Mauritanie, constitué partie-civile dans l’affaire numéro 01/2021, portant sur des faits présumés de corruption, contre Mohamed ould Abdel Aziz, ex chef de l’état, dans le rôle du principal accusé et ses compagnons, déplore 0l’attitude de ce dernier, à l’occasion des débats devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Nouakchott, après4 jours de procès, dans une déclaration rendue publique vendredi.


La juridiction d’appel examine ce dossier depuis le lundi 16 décembre.
Maître Brahim Ebety et ses camarades, s’indignent de  l’attitude de l’accusé principal dans cette affaire, qui « au lieu de répondre avec sérénité, réfuter  les  faits répréhensibles qui lui sont reprochés, a préféré se livrer à un interminable monologue, pour transformer la salle d’audience en tribune politique, dans le but de vendre un récit idéalisé de ce qu’il considère comme étant les réalisations de sa décennie, c'est-à-dire de sa propre personne ».
Un exercice effréné  de narcissisme inédit, à travers lequel l’ex homme fort  de Nouakchott, se présente comme « le fondateur et le sauveur de la Mauritanie à chaque fois qu’elle fût menacée dans le passé, se glorifiant d’avoir réussi 2 coups d’état et annonçant à demi- mots, un troisième».
Un rouleau compresseur « de médisances et remarques désobligeantes,  aux quels  personne n’échappe : la classe politique, les hommes d’affaires, les fonctionnaires de l’Etat, l’un des plus illustres hommes de savoir et de religion de notre pays (et même du monde islamique), les médecins, les institutions privées et bien évidemment, tous ceux qui ont tenu à un moment ou un autre, les rênes du pouvoir de l’indépendance à nos jours ».
Décrivant la Mauritanie comme une immense poubelle, Mohamed Abdel Aziz a fait siffler les oreilles dans la salle d’audience, avec de larges échos distillés bien au-delà celle ci, en rappelant « son rôle » dans la résolution du problème de la dette dormante de la Mauritanie  vis-à-vis du Koweït,  événement pourtant  survenu  en 2021, donc après son départ de la présidence.
Les attaques de l’ancien président de la République, cognant sur tout ce bouge,  ont également égratigné certains pays frères, à l’image du Maroc et du Sénégal….
Au-delà de la polémique politique  et « de l’absence de retenu » de la part d’un ancien président de la République, déballant sur « des sujets  sensibles » le collectif des avocats de l’Etat de Mauritanie  relève que Mohamed Abdel Aziz « reconnait être détenteur d’une immense fortune, son rôle dans l’attribution des marchés publics, dans l’administration des entreprises ». Des éléments en conformité avec les aveux d’autres accusés « sur des faits précis, concrets et détaillés » aboutissant  « des présomptions concordantes et solides » qui donnent une idée du préjudice subi par la partie-civile, lequel  apparait en toile de fond depuis l’instruction, jusqu’à la juridiction d’appel, en passant par la  première instance.
Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République (2009/2019), a été jugé et  condamné  à 5 ans de prison ferme, la confiscation des biens et la dégradation civique « pour corruption et blanchiment » en janvier 2023 par une cour criminelle dédiée à la lutte contre la corruption.
Ses avocats dénoncent une cabale politique, orchestrée en violation de l’article 93 de la constitution.
 

Amadou Seck Seck






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Grâce présidentielle pour les députées Mariam Cheikh Dieng et Ghamour Achour

Le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, accorde la grâce aux députées Mariam Cheikh Dieng Ghamou Achour, suivant un décret rendu public, le jeudi 09 juillet 2026.

Ces élues, membres de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), avait été condamnées à 4 ans de prison, en première instance, le 04 mai 2026 “pour atteinte aux symboles de l’état, diffusion de propos à caractère raciste, diffamation et appel à attroupement”.
 Une peine réduite à 2 ans, par un arrêt de la Cour d’Appel de Nouakchott, rendu cette semaine.     
La grâce présidentielle se traduit “par l’abandon du reste de la peine d’emprisonnement, ainsi que les amendes et frais de justice.
Cette décision, confirme la volonté du président de la République, de consolider les valeurs de tolérance, de pardon, de promouvoir la paix et l’harmonie nationale.
Elle s’inscrit également, dans le cadre d’une démarche visant à renforcer l’unité nationale, promouvoir le sens des responsabilités et la citoyenneté”.
La grâce présidentielle est une mesure partielle, au delà de laquelle la perte du mandat de député et d’éligibilité, est maintenue.
La mesure présidentielle, intervient dans un contexte de vive tension, marqué par des dénonciations de harcèlement de la part des autorités, ciblant le député Biram Dah Abeid, figure centrale de la mouvance anti esclavagiste.
                  AS 
 

10/07/2026