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Première édition du Forum Economique Sénégal /Mauritanie

Vendredi 30 Août 2024

La première édition du Forum Economique Sénégalo Mauritanien (FESM), sous le thème « l’intégration économique à l’heure de la transition énergétique : contribution des secteurs privés du Sénégal et de la Mauritanie » sera organisé du 30 septembre au 01 octobre 2024, à Dakar.


Première édition du Forum Economique Sénégal /Mauritanie
Cette manifestation  vise « à renforcer la coopération entre les secteurs privés des 2 pays, et permettra d’exposer la stratégie suivant laquelle les  deux (2) partenaires pourraient  collaborer, pour relever les défis économiques et énergétiques actuels, tout en favorisant une croissance durable et inclusive » selon une note conceptuelle.
La rencontre de Dakar va aborder des questions essentielles   telles que« les enjeux liés à l’intégration économique régionale, le mode d’incitation à l’investissement dans les 2 états, les opportunités d’investissement dans un environnement de transition énergétique et les perspectives de partenariat, le rôle du secteur financier, le développement des secteurs extractifs, le contenu local et les modèles inclusifs».
                  Profil des participants
Le premier Forum Economique Sénégalo Mauritanien (FESM) va réunir des acteurs aux profils variés.
Soit  un large spectre de compétences et d’expériences : des décideurs politiques (membres du gouvernement des 2 pays et hauts cadres de l’administration publique), des partenaires institutionnels, des chefs d’entreprises, des experts de plusieurs domaines du secteur privé opérant au Sénégal et en Mauritanie.
Ce qui devrait assurer  les conditions de  sa réussite et en faire des assises « offrant  une plateforme pour les acteurs économiques souhaitant explorer des synergies et des opportunités de collaboration dans un contexte en pleine mutation ».
                   Agenda chargé
Ce forum prévoit un  agenda chargé, axé sur plusieurs communications, qui seront présentées par des ministres des 2 gouvernements, des hauts fonctionnaires sénégalais et mauritaniens, des acteurs du secteur privé et des experts, pendant 48 heures.
Dans les détails, ces sujets portent sur «nouvelles perspectives de développement de la coopération sénégalo mauritanienne dans le domaine de la pêche.
Comment les secteurs privés  du Sénégal et de Mauritanie peuvent –ils- servir de puissant levier de développement et de transformation agricole ?
Les perspectives de coopération énergétique entre la Mauritanie et le Sénégal à l’horizon 2030.
La contribution des institutions financières internationales au développement des axes et espaces transfrontaliers.
Le climat des affaires et les opportunités d’investissements privés.
Le pole économique du Port de Tanit : focus et perspectives de développement.
Le pole économique du Port de NDayane : focus et perspectives de développement.
Des présentations sur le Pôle Urbain de Diamniadio (PUD) et la Zone Franche de Nouadhibou (ZFN).
Le rôle du secteur financier dans l’intégration économique entre le Sénégal et la Mauritanie.
L’apport du secteur bancaire dans la promotion et le développement des projets intégrés.
Les financements innovant dans le secteur privé.
Le financement du commerce des PME et des secteurs clés de l’économie du Sénégal et de la Mauritanie ».
 

Amadou Seck Seck






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Le ProSSALM bâtit la résilience des communautés en Mauritanie

Sur les rives du fleuve Sénégal, dans le village de Gany, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Rosso, et deux cents de la capitale, six cents femmes, organisées dans le cadre d’une coopérative dénommée « Dane Sa Doolé » viennent de franchir un cap, grâce à une expérience originale dans la transformation des poissons. Deux autres collectifs féminins – l’un tourné autour du maraîchage à Madina Salam et l’autre dans l’exploitation d’une boutique communautaire à Oumoul Khoura – illustrent parfaitement la réussite de la mise en œuvre, dans les régions du Trarza et du Guidimakha, du Projet de Sostegno alla Sicurezza Alimentare e Lotta alla Malnutrizione (ProSSALM) ; en français : Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire et la Lutte Contre la Malnutrition.

Cet important plan a été financé par la présidence du Conseil italien des ministres à travers la CISV et exécuté par l’ONG Initiative Développement (ID), dont la présidente est madame Hanna Bigué et qui a bénéficié de l’appui technique du Groupement National des Associations Pastorales (GNAP), dans ces trois localités de la commune de Tékane. Le ProSSALM s’inscrit dans « une dynamique de renforcement du développement local durable et de la résilience des communautés vulnérables, dans des zones caractérisées par une forte insécurité alimentaire et des taux élevés de malnutrition ».  
 


Gany : la révolution « Dane Sa Doolé » pour une chaîne des valeurs des poissons

À Gany, localité située à une quarantaine minutes de la capitale régionale, l’impact des actions dudit projet se voit dès qu’on arrive sur les bords du fleuve. Un hangar fourni par le partenaire abrite les opérations de transformation du quota de poissons débarqués représentant un surplus pour la consommation quotidienne et la commercialisation en produits frais. Les six cents femmes adhérentes de la coopérative « Dan Sa Doole » sont regroupées sous un statut légal avec un bureau, des séances d’alphabétisation, un compte bancaire, une comptabilité régulière et un plan d’affaires... tout cela grâce à des formations de renforcement des capacités organisées par l’ID avec l’appui technique du GNAP.
Ce processus intégré produit les conditions de la mise en place d’un fonds de roulement pour éviter que les adhérentes retombent dans le crédit informel. Au-delà des revenus pécuniers, c’est le statut social des adhérentes de la coopérative qui change. La démarche aboutit à la formation d’une chaîne des valeurs, simple, mais complète et efficace depuis le débarquement du produit. La coopérative négocie avec les pêcheurs, avant d’assurer la fabrication puis la commercialisation du poisson séché, en passant par l’assiette et le marché des poissons frais pour le commun des consommateurs. Le hangar est équipé de toutes les commodités pour la transformation des denrées : séchoirs, tables et techniques améliorées pour la préservation de l’hygiène. À l’arrivée, le produit est conditionné, emballé et disponible pour la vente. Le kilogramme de poisson séché est vendu à 500 MRU


Témoignages des acteurs

Madame Hanna Bigué, présidente de l’ID, décline les objectifs et les réalisations du ProSSALM : « l’objectif du projet est de lutter contre la malnutrition dans les régions du Trarza et du Guidimakha. Vous découvrez ici des coopératives féminines qui ont bénéficié de notre soutien en ce but. Comme vous pouvez le constater, ces dames ont été soutenues économiquement, financièrement, mais aussi avec des formations de renforcement de leurs capacités en plusieurs domaines. Cela a permis de valider les efforts et les connaissances pour assurer la pérennité d’une entreprise telle que la coopérative Dane Sa Doolé, qui évolue dans la transformation des poissons, notamment le traitement, le séchage, la consommation familiale, la commercialisation du produit frais et séché ».
Monsieur Cheikh Tidiane Guèye, animateur du ProSSALM au Trarza précise : « ces femmes transforment les poissons. Pendant l’hivernage, d’énormes quantités de ceux-ci sont pêchés. Pour éviter le pourrissement, ces dames en consomment frais une partie. Une autre part est vendue sur le marché. Une troisième est séchée, fumée et conservée jusqu’au moment où le poisson devient rare. Voilà comment se réalise l’objectif de sécurité alimentaire et de résilience pour les communautés ».     
 

Amadou Seck Seck
28/05/2026