Menu

Perspective de dialogue : l’opposition en ordre dispersé

Lundi 7 Juillet 2025

La perspective du dialogue proposé par le président Mohamed Cheikh El Ghazouani, dont les assises devraient se tenir au cours des prochaines semaines, divise l’opposition mauritanienne, qui va gérer l’événement en ordre dispersé, entre participation et boycott.


 Ainsi, après une rencontre organisée ce week-end au siège de l’Institution de  l’Opposition Démocratique, il apparait clairement que des formations comme les islamistes de « TAWASSOUL » l’Union des Forces de Progrès (UFP), le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), le Front Républicain pour l’Unité et la Démocratie (FRUD) et Sawab, seront à la table de ce dialogue.
Considérant que la politique, tout comme « la  nature à horreur du vide » ces  différentes formations, sont déterminées à mettre à profit, tout espace  de liberté et de concertation, pour arracher des réformes à un pouvoir « confisqué » par des chefs militaires, recyclés dans la politique depuis le début du processus démocratique, en 1992.
Discours totalement différent du côté de la coalition anti système, sous la houlette du député Biram Dah Abeid, leader anti esclavagiste, dont l’activisme au sein de la diaspora, semble de plus en plus indisposer le régime.
 BDA et ses alliés  considèrent  que « les conditions d’un dialogue sincère, susceptible d’aboutir à des réformes, ne sont pas réunies ». Ils  rejettent  toute idée de participation « à une mascarade » pour ne pas servir de vernis démocratique à un pouvoir qui a hermétiquement verrouillé le jeu politique.      
Les Forces Progressistes pour le Changement, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR) partagent la même analyse et ne seront à la table des assises du dialogue  2025, sauf retournement de dernière minute.
Une concertation nationale, sans cette partie de l’opposition, dans le contexte d’une Mauritanie « à la croisée des chemins, avec la tentation de reproduire un système d’exclusion et l’étouffement d’une aspiration sincère à une société plus juste, inclusive, et pleinement républicaine. Ignorer les forces du changement, dans un tel contexte, est une erreur aux conséquences profondes » analyse Cheikh Sidati Hamadi, cadre de la mouvance, qui insiste sur la dimension de Biram Dah Abeid  comme« une voix incontournable ».
 

Amadou Seck Seck






Mondial 2026 : le Sénégal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prévient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC Barkéol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrès

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz López Garai à la tête de la sélection nationale “A” de Mauritanie (Communiqué)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine…

11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Ballon d'Or 2023 : Et de huit pour Lionel Messi

31/10/2023

Flux RSS



Inscription à la newsletter

Pour une Mauritanie fondée sur l’égalité de citoyenneté

Déclaration de Biram Dah Abeid au sujet de la pétition signée par 242 personnalités mauritaniennes

Biram Dah Abeid salue la pétition des 242 personnalités qui demandent la reconnaissance constitutionnelle des Haratines et une discrimination positive. Il reconnaît la réalité des faits: l’esclavage a laissé des blessures profondes, et les Haratines subissent encore marginalisation et exclusion dans l’accès à la terre, aux postes et aux opportunités.
Mais il met en garde contre une République organisée en quotas communautaires, qui risquerait de figer les divisions. Pour lui, l’État doit mener des politiques publiques ciblées, transparentes et évaluables pour les zones et populations pauvres et exclues. Les Haratines, premières victimes, en seront les premiers bénéficiaires, sans que ce soit un privilège.
La justice doit être nationale: elle concerne aussi Arabes, Négro-africains, femmes et jeunes. Elle doit traiter le passif humanitaire comme une blessure du pays entier. L’accès à l’État doit reposer sur le mérite et la loi, pas sur la négociation entre composantes.
Objectif: réparer l’histoire sans enfermer les citoyens dans leur origine, et construire une citoyenneté commune où chacun peut dire: "La Mauritanie est mon identité

29/07/2026