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Polémique autour de l’arrestation de la députée Mariam Cheikh

Mardi 21 Mai 2024

Une affaire liée au processus d’inscription sur les listes électorales, ayant opposé la députée Mariam mint Cheikh, élue sous les couleurs de la coalition SAWAB/RAG, et un groupe de militants, proches de Rabiya Chérif Aidara, issue du parti « El INSAF » défraie la chronique et fait les choux gras de la presse, depuis quelques jours.


Un communiqué de l’ONG anti esclavagiste, publié depuis quelques jours, annonce le placement en  garde à vue de la députée,  à la suite d’un incident survenu au niveau d’un bureau d’inscription sur les listes électorales, dans la commune de Riad.
Ce document soutient que « la députée a été sauvagement agressée par un groupe de personnes, avant être arrêtée par le  commissariat de police  d’Arafat II, de façon suspicieuse et dans de mauvaises conditions, qui respectent pas  le strict minimum des droits d’un détenu ». 
L’organisation antiesclavagiste dénonce « un acharnement contre une militante, arrêtée en violation de la loi ».
 Une thèse battue en brèche par un communiqué  de Mme Rabiya Chérif Aidara, députée « EL INSAF » dont les partisans sont impliqués dans le même incident, publié lundi.
  Ce document  condamne  « le comportement violent d’une élue » dépourvue « de la force de l’argument, qui a choisi l’argument de la force et les  voies de  fait, pour empêcher l’inscription de citoyens sur les listes électorales ».
Une option délibérément provocatrice, dont l’origine est une histoire « imaginaire d’achat de consciences, qui n’a aucune chance de prospérer » et dont le résultat tragique est  « l’avortement, suite à une strangulation» de la jeune dame Aissata MBow, enceinte de 4 mois ».
              Sid’Ahmed     
 







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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026