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Polémique autour de l’arrestation de la députée Mariam Cheikh

Mardi 21 Mai 2024

Une affaire liée au processus d’inscription sur les listes électorales, ayant opposé la députée Mariam mint Cheikh, élue sous les couleurs de la coalition SAWAB/RAG, et un groupe de militants, proches de Rabiya Chérif Aidara, issue du parti « El INSAF » défraie la chronique et fait les choux gras de la presse, depuis quelques jours.


Un communiqué de l’ONG anti esclavagiste, publié depuis quelques jours, annonce le placement en  garde à vue de la députée,  à la suite d’un incident survenu au niveau d’un bureau d’inscription sur les listes électorales, dans la commune de Riad.
Ce document soutient que « la députée a été sauvagement agressée par un groupe de personnes, avant être arrêtée par le  commissariat de police  d’Arafat II, de façon suspicieuse et dans de mauvaises conditions, qui respectent pas  le strict minimum des droits d’un détenu ». 
L’organisation antiesclavagiste dénonce « un acharnement contre une militante, arrêtée en violation de la loi ».
 Une thèse battue en brèche par un communiqué  de Mme Rabiya Chérif Aidara, députée « EL INSAF » dont les partisans sont impliqués dans le même incident, publié lundi.
  Ce document  condamne  « le comportement violent d’une élue » dépourvue « de la force de l’argument, qui a choisi l’argument de la force et les  voies de  fait, pour empêcher l’inscription de citoyens sur les listes électorales ».
Une option délibérément provocatrice, dont l’origine est une histoire « imaginaire d’achat de consciences, qui n’a aucune chance de prospérer » et dont le résultat tragique est  « l’avortement, suite à une strangulation» de la jeune dame Aissata MBow, enceinte de 4 mois ».
              Sid’Ahmed     
 







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Sénégal: Une visite d’Emmanuel Macron sur une ligne de crête les 30 et 31 octobre prochains EXCLUSIF (Par Confidentiel Afrique) ISMAEL AIDARABy ISMAEL AIDARA2 octobre 2026

Le président français Emmanuel Macron s’apprête à faire son grand retour au Sénégal, un pays où il ne s’est pas rendu depuis son premier mandat. Ce déplacement annoncé les 30 et 31 octobre 2026 selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, intervient alors que la France a vu son influence historique s’effondrer dans plusieurs de ses anciens bastions africains. Détails exclusifs

Confidentiel Afrique en exclusivité est parvenu à décadenasser l’agenda du locataire de l’Élysée qui foulera le sol sénégalais du 30 au 31 octobre prochain.
Selon des informations bien sourcées obtenues par Confidentiel Afrique, l’Élysée devra formellement informer avant la fin de ce week-end le cabinet présidentiel sénégalais pour prendre les dispositions d’accueillir le Chef de l’État français Emmanuel MACRON.
Dans ce contexte, Dakar représente un enjeu géopolitique crucial : le Sénégal reste l’un des derniers partenaires stratégiques de Paris en Afrique de l’Ouest, à l’heure où l’avenir de la Côte d’Ivoire post-Alassane Ouattara (ADO) suscite des interrogations, et alors que la France a récemment réussi à normaliser ses relations avec le Maroc.
Prévu du 30 au 31 octobre 2026, ce déplacement s’inscrit dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). L’objectif politique majeur sera de redynamiser l’axe Dakar-Paris à travers un programme dense :
Mémoire et jeunesse : Une séquence forte à Thiaroye, banlieue symbolique, axée sur l’histoire et les nouvelles générations.
Sécurité : Un soutien aux actions de déminage anti-personnel en Casamance.
Économie : Des échanges avec les entrepreneurs français et un appui face aux difficultés du Sénégal à honorer ses dettes auprès de certaines entreprises tricolores.
Culture : La remise de la Légion d’honneur aux icônes musicales Youssou N’Dour et Baba Maal.
Visite hautement stratégique et sensible
Toutefois, le calendrier de cette visite s’avère particulièrement sensible. Programmée à la veille des élections législatives sénégalaises, la venue du président français pourrait bousculer la politique locale. Si elle peut conforter le président Bassirou Diomaye Faye, elle court aussi le risque d’être instrumentalisée par son ancien premier ministre Ousmane Sonko, figure de proue du souverainisme.
Une posture souverainiste sous le feu des critiques
L’ancien premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko se targue ouvertement d’avoir imposé le départ de l’armée française du territoire sénégalais, une décision qu’il qualifie d’acte purement souverain. Cependant, ses détracteurs dénoncent régulièrement une forme de populisme et une indulgence coupable face aux violences passées. Ses opposants rappellent notamment qu’il n’a jamais formulé de regrets ou d’excuses claires à la suite des violents pillages ayant ciblé des enseignes françaises comme Auchan lors des émeutes de 2021. À l’époque, il avait minimisé selon ses détracteurs ces attaques en les attribuant à la détresse sociale plutôt qu’à des motivations politiques, éludant ainsi la portée anti-française de ces saccages.
Cette double dynamique- la revendication d’une rupture stratégique d’un côté, et le passif non assumé des violences urbaines de l’autre- fait de cette visite d’Emmanuel Macron un exercice diplomatique de haute voltige.

Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)

03/10/2026