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Mauritanie : fuite de gaz GTA

Vendredi 28 Février 2025

Une fuite a été constatée sur la plate d’exploitation de gaz du champ Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), il y a quelques jours.


Le Ministère de l’environnement a annoncé l’ouverture d’une enquête, pour en déterminer les causes et situer les responsabilités.
Du côté de BP, compagnie chargée de l’exploitation du gaz mauritano sénégalais, on reste avare de communication sur l’incident, en indiquant de manière laconique que la fuite a été maitrisée.
Face à cette situation, la Comité de la Fédération Nationale des Pêches (FNP)/Section Sud et l’ONG Zakia, spécialisée dans la protection de l’environnement marin, ont fait face à la presse jeudi, en début d’après midi.
A cette occasion, le  président du Comité de la Fédération Nationale des Pêches (FNP)/Section Sud, Béchir Hassena Ahmed El Abeid, le président de l’ONG Zakia, Mansour Bahaida et le Secrétaire Général de l’ONG Zakia, Becaye Samba Sy, ont exprimé leur vive inquiétude face à cette situation aux conséquences préjudiciables pour la  pêche, la sécurité alimentaire des populations,  les activités des industries de pêche et l’environnement marin.
Ces acteurs recommandent « une enquête transparente et rigoureuse sur les causes de la fuite. La mise en place d’un  mécanisme de prévention pour éviter de tels incidents à l’avenir. Un renforcement de la réglementation environnementale et des contrôles pour garantir la sécurité des installations et une indemnisation équitable des communautés affectées par l’incident.
Par ailleurs, cette fuite met en évidence les risques associés à l’exploitation des ressources naturelles et  l’importance d’une gestion transparente des projets énergétiques ».
                     
 
 
 








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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026