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Le candidat est interrogé par quatre journalistes de la presse arabophone et francophone, issus des organes privés nationaux et internationaux.
La première émission, avec comme invitée Biram Dah Abeid, candidat de la Coalition Biram 2024, a été enregistrée lundi soir.
Le candidat a fait face à Ahmed Nedha (Al Akhabar), Khaled Ahmed (Sahara), Amadou Seck (directeur Nouakchott Times et correspondant 360) et Mohamed Saleck ( Médard)..
L’enregistrement sera diffusé au début de la campagne électorale prévue à partir du 14 juin 2024.
Tous les autres candidats devraient passer dans les mêmes conditions.
Les débats d’Al Akhabar
Mardi 28 Mai 2024
Al Akhabar, agence de presse privée, s’engage sur le chantier de l’innovation à l’occasion de l’élection présidentielle du 29 juin 2024, en invitant les différents candidats, à évoquer leur programme et les grands enjeux aux quels la Mauritanie est confrontée, dans le cadre d’un face au public.
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Le Mirage du troisième mandat !
Mandat à mandat, la mémoire d’un peuple
L’histoire politique d’une nation ne se mesure pas à la durée des règnes, mais à la trace qu’ils laissent dans la conscience collective.
En Mauritanie, chaque mandat présidentiel a transporté l’espoir d’un renouveau, d’un souffle national capable de réconcilier l’idéal et la réalité.
Pourtant, à mesure que les années passent, l’enthousiasme des commencements cède souvent la place à la fatigue des promesses.
On l’oublie trop souvent : gouverner, c’est inscrire le temps court de la politique dans le temps long de la nation.
C’est faire que chaque étape du pouvoir élargisse l’horizon de la République au lieu de la refermer sur un seul visage.
Les objectifs, ou la boussole nationale
Un mandat présidentiel devrait être un chantier ouvert sur l’avenir, un pacte moral entre le peuple et son représentant.
Quand un pays se donne des objectifs nationaux qu’il s’agisse d’éducation, de cohésion sociale, de santé ou d’économie il élève le débat au-dessus des contingences partisanes.
Mais encore faut-il que ces objectifs soient poursuivis jusqu’à leur terme, qu’ils laissent une empreinte mesurable dans la vie des citoyens, et non seulement dans les rapports officiels.
C’est là que naît la responsabilité de l’intellectuel : rappeler la cohérence, interroger les chiffres, préserver la mémoire des engagements pris.
Car l’oubli institutionnalisé reste la plus subtile des déroutes nationales.
Du silence des réseaux à la parole éclairée
Certains voient dans les réseaux sociaux un vacarme inutile, d’autres un espace anarchique. Ils se trompent tous deux.
Dans ce tumulte numérique se cachent des éclats de vérité, parfois maladroits, mais sincères. Le pouvoir qui s’y ferme se prive d’une oreille nécessaire non pour gouverner selon la rumeur, mais pour comprendre le pouls invisible d’un peuple en mutation.
Un État mature sait écouter sans craindre, dialoguer sans se justifier. Car le véritable danger n’est pas la critique ; c’est le mutisme des citoyens convaincus que leur parole ne compte plus.
Pourtant, à mesure que les années passent, l’enthousiasme des commencements cède souvent la place à la fatigue des promesses.
On l’oublie trop souvent : gouverner, c’est inscrire le temps court de la politique dans le temps long de la nation.
C’est faire que chaque étape du pouvoir élargisse l’horizon de la République au lieu de la refermer sur un seul visage.
Les objectifs, ou la boussole nationale
Un mandat présidentiel devrait être un chantier ouvert sur l’avenir, un pacte moral entre le peuple et son représentant.
Quand un pays se donne des objectifs nationaux qu’il s’agisse d’éducation, de cohésion sociale, de santé ou d’économie il élève le débat au-dessus des contingences partisanes.
Mais encore faut-il que ces objectifs soient poursuivis jusqu’à leur terme, qu’ils laissent une empreinte mesurable dans la vie des citoyens, et non seulement dans les rapports officiels.
C’est là que naît la responsabilité de l’intellectuel : rappeler la cohérence, interroger les chiffres, préserver la mémoire des engagements pris.
Car l’oubli institutionnalisé reste la plus subtile des déroutes nationales.
Du silence des réseaux à la parole éclairée
Certains voient dans les réseaux sociaux un vacarme inutile, d’autres un espace anarchique. Ils se trompent tous deux.
Dans ce tumulte numérique se cachent des éclats de vérité, parfois maladroits, mais sincères. Le pouvoir qui s’y ferme se prive d’une oreille nécessaire non pour gouverner selon la rumeur, mais pour comprendre le pouls invisible d’un peuple en mutation.
Un État mature sait écouter sans craindre, dialoguer sans se justifier. Car le véritable danger n’est pas la critique ; c’est le mutisme des citoyens convaincus que leur parole ne compte plus.
Le mirage du troisième mandat
Il flotte parfois, à l’ombre du pouvoir, l’idée d’un prolongement possible, comme si le destin national dépendait d’un seul homme. Mais les grandeurs véritables se mesurent dans l’art du départ. Aucun président n’est éternel ; seule la République doit l’être.
Dépasser la Constitution, c’est ébranler la confiance civique ; c’est transformer un service en possession.
L’Afrique a connu, trop souvent, les illusions de la perpétuation.
La Mauritanie mérite mieux : un président qui lègue, non qui s’accroche ; une transition apaisée, non imposée.
Le chef d’État qui résiste à la tentation du troisième mandat s’élève au rang de bâtisseur d’histoire.
Penser le futur, sans déformer le présent
Le débat sur les mandats ne devrait pas être une querelle d’ambitions, mais une réflexion sur la dignité politique.
La République n’est pas une scène où l’acteur principal refuse de quitter la lumière ; elle est une œuvre collective dont chaque génération réécrit le chapitre suivant avec ses propres mains.
Dépasser la Constitution, c’est ébranler la confiance civique ; c’est transformer un service en possession.
L’Afrique a connu, trop souvent, les illusions de la perpétuation.
La Mauritanie mérite mieux : un président qui lègue, non qui s’accroche ; une transition apaisée, non imposée.
Le chef d’État qui résiste à la tentation du troisième mandat s’élève au rang de bâtisseur d’histoire.
Penser le futur, sans déformer le présent
Le débat sur les mandats ne devrait pas être une querelle d’ambitions, mais une réflexion sur la dignité politique.
La République n’est pas une scène où l’acteur principal refuse de quitter la lumière ; elle est une œuvre collective dont chaque génération réécrit le chapitre suivant avec ses propres mains.
le devoir des élites mauritaniennes.
Dans ce paysage où les passions politiques effleurent sans cesse la raison publique, les élites mauritaniennes portent une responsabilité historique. Elles sont la conscience critique du pays, ce souffle d’équilibre entre loyauté institutionnelle et exigence morale.
Leur rôle n’est pas de flatter le pouvoir ni de le combattre par réflexe, mais d’enrichir le débat national par la rigueur de la pensée, la clarté des mots et le courage de dire sans blesser.
Leur silence, quand le pays s’interroge, serait un abandon. Leur lucidité, au contraire, peut devenir l’antidote de toutes les dérives, la garantie d’une République qui avance sans vaciller. C’est à ce prix que la Mauritanie continuera d’écrire son histoire non sous la domination d’un mandat de trop, mais sous la lumière d’un devoir accompli.
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique en Mauritanie
Le 04 Avril 2026
Leur rôle n’est pas de flatter le pouvoir ni de le combattre par réflexe, mais d’enrichir le débat national par la rigueur de la pensée, la clarté des mots et le courage de dire sans blesser.
Leur silence, quand le pays s’interroge, serait un abandon. Leur lucidité, au contraire, peut devenir l’antidote de toutes les dérives, la garantie d’une République qui avance sans vaciller. C’est à ce prix que la Mauritanie continuera d’écrire son histoire non sous la domination d’un mandat de trop, mais sous la lumière d’un devoir accompli.
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique en Mauritanie
Le 04 Avril 2026
05/04/2026









