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Interrogation au sujet de la pertinence du débat sur le prix du ciment

Dimanche 18 Août 2024

Le gouvernement mauritanien et les acteurs de l’industrie du ciment, ont décidé de fixer le prix de la tonne de cette marchandise à 5500 MRU pour la catégorie 42,5 et 5200 MRU pour la catégorie 32,5, à l’issue d’une réunion tenue enfin de semaine.


Cette décision, qui  tombe dans un contexte de début de deuxième mandat du président Mohamed Cheikh El Ghazouani, suscite une grosse interrogation chez le Pr Lô Gourmo, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP), au sujet des urgences « pourquoi débuter spécialement ce mandat par des préoccupations liées au prix du ciment ? Et le riz, la viande, le poisson, l’électricité, le gaz, l’huile ?
Est-ce une promesse électorale cachée faite à ceux qui blanchissent l’argent volé au peuple, en le recyclant dans le béton ?
La vraie question est de savoir si le nouveau gouvernement  est prêt à briser le monopole d’une poignée de gros commerçants hégémonistes, qui maitrisent le marché, orientent les décisions gouvernementales depuis des décennies et réduisent la vie des citoyens ordinaires en enfer quotidien ».
Cette réaction du haut responsable de l’UFP sonne comme une véritable piqure  de rappel, par rapport à l’ordre des priorités  dans la gestion du coût de la vie et le caractère stratégique du panier de la ménagère, pour une gouvernance inclusive et viable sur le plan social.       
 







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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026