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Environnement marin : les 26 bougies de l’ONG Zakia

Mardi 4 Février 2025

Sur le « front » depuis 1999, l’ONG « Zakia » dédiée à la préservation de l’environnement, a soufflé sur sa 26é bougie, dimanche dernier. Une célébrée sous le thème « la protection des milieux marins, terrestres, la préservation des ressources halieutiques et parcs naturels » qui s’est matérialisée par l’organisation d’une conférence de presse dans un hôtel de Nouakchott.


Une rencontre à laquelle ont participé une belle brochette de personnalités, notamment des acteurs de l’administration publique, des hommes politiques, des représentants d’Organisations de la  Société Civile (OSC), évoluant dans la préservation de l’environnement, des hommes de médias…
 Le président de Zakia, Mansour Bahaida, dont feu, le père, est le fondateur de l’institution,  retrace le chemin parcouru sur l’immense chantier de la protection des ressources halieutiques de l’environnement marin, le travail accompli  pour un monde vert et durable.
Il exprime un engagement indéfectible, à poursuivre l’action sur ce chemin « renforcer les capacités de l’ONG et nouer de nouveaux partenariats, en diversifiant les actions pour la protection de la biodiversité ».
Becaye Samba Sy, Secrétaire Général de Zakia, insiste sur l’importance de la célébration du 26é anniversaire  de l’ONG et les efforts consentis, dans le cadre de la préservation de l’environnement marin. Il déplore la raréfaction des poissons, dues à des abus et tire à boulets sur les bateaux turcs, qui alimentent les usines de farine de poissons dite « Moka », véritable fléau contre la pérennité des  ressources halieutiques.
Assia Camara, responsable d’une ONG, évoque la question de la sensibilisation et de l’éducation à l’environnement, dont le déficit chez les citoyens, représente une véritable menace contre la mer et ses trésors inestimables. 
                              MK        
 







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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026