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Dossier Mohamed Abdel Aziz : bientôt à nouveau devant le Conseil Constitutionnel

Jeudi 14 Novembre 2024

La cour d’appel de Nouakchott a tenu sa première audience consacrée à l’examen de l’affaire Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République, condamné à 5 ans de prison ferme et à la confiscation des biens, en décembre 2023, mercredi.


Une première journée en appel marquée par la poursuite de la bataille de procédure.
 En effet,  les avocats de la défense, sous la houlette de maître Mohaden Ichidou,  ont présenté une requête demandant à la juridiction  d’appel de sursoir à statuer sur l’affaire,  en perspective d’une saisine du Conseil Constitutionnel, pour  faire constater « une violation de des articles 93 de la constitution « et  « 02 de la loi relative à la lutte contre la corruption».
La cour d’appel a donné une suite favorable à la requête des avocats de la défense.
Les toges noires    disposent   d’un délai  de 15 jours pour présenter leur   mémoire devant la haute juridiction, qui va rendre son verdict dans un mois.
Pour  rappel, l’article 93 de la constitution stipule que « le président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions, qu’en cas de haute trahison ».
Quant à l’article 02 de la loi anti corruption (2015-040), il exprime « la volonté des pouvoirs publics de lutter contre la corruption » et d’en fait une priorité du gouvernement ».
Ce texte a été adopté sous le magistère du président Mohamed ould Abdel Aziz.
L’ex président de la République  a été condamné à 5 ans de prison ferme pour « enrichissement illicite » et « blanchiment » par une juridiction chargée de la lutte contre la corruption, en décembre 2023.
 La cour anti corruption  avait écarté les chefs d’accusation  relatifs « à l’abus de fonctions » et « au trafic d’influence ».   
 







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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivie par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026