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Débat et lecture croisée sur le programme électoral de Ghazouani

Jeudi 27 Juin 2024

La commission politique du staff de campagne du candidat Mohamed Cheikh El Ghazouani, a organisé un débat « sur les grandes orientations de son programme électoral » avec « une lecture croisée » par rapport aux défis et enjeux du pays, mardi soir, dans un réceptif hôtelier de Nouakchott.


Cette soirée a été animée par Abdelsalam Mohamed Saleh, ministre de l’économie et du développement durable et le Professeur  Wane Birane, avec  Moussa Fall dans le rôle de modérateur.
Les débats ont duré plusieurs heures d’horloge, devant une assistance composée d’une belle brochettes de cadres, issus des rangs de tous les  soutiens   de  la candidature du président en exercice et prétendant à un deuxième mandat,  parmi lesquels notamment Mohamed Jemil Mansour, président du Front pour la Citoyenneté et la Justice (FCJ), ainsi que  plusieurs responsables de son mouvement.
En présentant les grandes lignes du programme du candidat pour la période 2024/2029, Abdelsalam Mohamed Saleh a entamé son discours par les réalisations du mandat en cours, dans les domaines économique et social, grâce à l’agence « Taazour » et ses différentes actions, complétées par les interventions traditionnelles du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA).
Entre le présent et  l’avenir, ce cadre, spécialiste de l’économie, a envoyé un message fort aux partisans de Ghazouani, appelés « à être fiers de ce qui s’est passé au cours du premier mandant et à afficher  confiance  pour l’avenir par rapport à un changement de paradigme transformant le pays, qui va passer du statut d’exportateur de matières brutes, à celui de la transformation, grâce à de nouvelles opportunités offertes par les mines et l’énergie».
Pour sa part, le Pr Birane Wane a abordé « les enjeux liés aux différentes interrogations stratégiques du programme Ghazouani, fondé sur une analyse du contexte.
  Il s’agit d’une projection vers  l’horizon 2030,  avec un fil rouge « l’enjeu capital de la transition démographique : baisse du taux de fécondité, explosion du taux d’urbanisation » et tous les défis engendrés par une telle évolution par rapport au référentiel de politique publique.
Le regard croisé du Pr Wane a également mis en lumière « un contexte politique apaisé, marqué par une concertation permanente au sujet : fonctionnement interne de la démocratie, financement et régulation des élections… ».
La camera du Pr Wane a aussi balayé les aspects relatifs  « à la lisibilité liée à la représentation parlementaire (discipline des élus vis-à-vis des partis), accessibilité à la justice, les marqueurs sociaux liés au passé (esclavage ou séquelles), éléments qui renvoient à  des inégalités de naissance.
 Le problème du vivre ensemble, les blessures du passé, notamment le passif humanitaire, la tribu qui investit et travestit le politique, devenant un facteur de mal gouvernance ».
 


Amadou Seck Seck






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Préparatifs du dialogue : le FCJ gèle ses relations avec la majorité

Le Front pour la Justice et Citoyenneté (FJC), un parti dirigé par Mohamed Mansour, figure marquante de l’Islam Politique en Mauritanie, gèle ses relations avec la majorité, en signe de protestation contre la désignation “unilatérale” des personnalités représentant la mouvance au sein de la commission chargée de la supervision du dialogue national, annonce une déclaration rendue publique vendredi.

Cette décision est le résultat d’une réunion du Comité Permanent du parti tenue jeudi soir.
Les amis de Jamil Manour, contestent une désignation “qui ne résulte ni d’une concertation, ni d’un consensus au sein de la majorité, ne garantit pas davantage une Représentation complété et équilibrée, des différentes sensibilités et composantes des partis de la majorité”.
La déclaration désapprouve, une démarche dont la responsabilité est imputée à INSAF, principal parti de la majorité et considéré que les huit (8) personnalités désignées suivant ce procédé, en perspective “d’un dialogue appelé à offrir l’occasion de débattre des grandes questions nationales et des enjeux liés à l’évolution démocratique de la Mauritanie, ne représentent pas le FJC”.
Les amis de Jamil Mansour “rejettent cette décision, à la fois, dans la forme, dans le fond” tout en rappelant que les forces “qui ont entravé le dialogue à plusieurs reprises dans le passé, ne peuvent pas prétendre contribuer à sa réussite aujourd’hui”.
Les 8 personnalités dont la représentativité est contestée par le FJC, sont Mohamed ould Bilal, Mohamed  Aha ould Horma, Sanghott Ousmane, Yaghoub ould Moine, Cheikhna ould Hajebou, Daoud Ahmed Aicha, Vala mint Mini.
Ces personnalités sont issues de INSAF, UDP et d’autres formations de la majorité    
 

Amadou Seck Seck
16/10/2026