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Communiqué de Presse

Samedi 7 Décembre 2024

Lors de son audience tenue, le 05 décembre 2024, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision N° 2024/09 rejetant le recours en inconstitutionnalité formé , à l’encontre de l’article 2b de la loi N0 2016-014 relative à la lutte contre la corruption , par la Défense de l’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, l’accusé principal dans l’affaire 01/2022,


 La décision ainsi rendue s’articule en les trois  volets ci-après  présentés.
  1. Le conseil constitutionnel affirme ,  sans détours,  la  conformité à la loi fondamentale  de l’article 2- alinéa b de la loi relative à la lutte contre la corruption qui prévoit  que ,  comme tout autre élu pour  exercer  une charge  publique, le président de la République  est justiciable devant les juridictions de droit commun pour les  infractions de corruption  qu’il commet  durant l’exercice de  son mandat . Le point du droit, ainsi tranché,  constitue l’objet même  du recours en inconstitutionnalité formé par le collectif des avocats  de l’ancien président de la République.  
  2. Le juge constitutionnel affirme en outre que la loi 2016 portant lutte contre la corruption ne porte pas atteinte aux droits et  prérogatives conférés  au Président de la République par l’article 93 de la Constitution.
La décision du conseil constitionnel écarte ainsi le moyen dontne cesse de se prévaloirla défense de l’accusé principal , Mohamed Ould Abdel Aziz, pour soutenirque celui-cijouit d’une immunité absolue le mettant à l’abri de toute poursuite pénale devantles juridictions de droit commun pour les faits de corruption qui lui sont reprochés .
  1. Le troisième et dernier volet de la décision est, quant à lui,  consacré aux modalités de sa publication et diffusion.   
Ceci étant, il convient de rappeler que la décision du Conseil constitutionnel a autorité de la chose jugée ; elle s’impose à l’universalité  des juridictions nationales, à l’ensemble des institutions de l’Etat, à toutes les autorités gouvernementales et bien évidemment aux justiciables.
Pourtant, dans un communiqué,  rendu public,  le coordinateur du collectif des avocats   de l’accusé,  Mohamed Ould Abdel aziz , a  tenté d’en  faire une insolite lecture  ou d’en tordre le coup pour la rendre conforme à ses désirs et souhaits . Une telle attitude se heurte à une réalité tangible : un écrit officiel, signé,  cacheté et largement relayé par les médias.
Faite à tout hasard ,  cette lecture de texte  est  l’expression d’ une tentative de désinformation ; elle relève  d’une manœuvre  tendant à contourner  la  loi  et  à faire fi des décisions judiciaires  définitives  pour  chercher à distraire l’opinion non avertie ,  surprendre la religion des juges et esquiver le débat sur les faits têtus reprochés à l’accusé principal  .
L’exercice du ministère d’avocat est ailleurs !
Il est dans le débat serein et honnête qui se fait contradictoirement devant le prétoire.  
 
                                      Le Collège des Avocats de l’Etat, partie civile  
 







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Mauritanie : meeting populaire

Après plusieurs tentatives étouffées, faute d’autorisation, le collectif de l’opposition mauritanienne, unie par un vaste élan de solidarité, impliquant toutes les sensibilités, a tenu un meeting populaire, ce samedi 10 mai 2026, enfin d’après midi.

Des milliers de personnes, responsables, cadres, militants et citoyens, ont investi l’endroit réservé à la manifestation pour entendre les différents leaders de la mouvance dénoncer “la vie chère” étouffant les masses laborieuses et “les atteintes aux libertés” qui se traduisent par de multiples arrestations controversées
 Des embastillements à l’image des deux députés de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), arrêtées suivant une procédure controversée du flagrant délit, et condamnées à 4 ans de prison ferme, le lundi 04 mai 2026, par la chambre correctionnelle du tribunal de Nouakchott Ouest.
Un climat politique délétère, sur toile de fond d’une crise énergétique, à l’origine d’une hausse généralisée des prix, imputable au conflit du Moyen Orient et la situation dans le détroit d’Ormuz, dans un environnement de chômage chronique chez les jeunes.
Ce retour dans la rue, après 7 ans de climat politique relativement apaisé, marqué par des concertations régulières entre le président de la République, Mohamed El Ghazouani et une frange de l’opposition, va- t-il réveiller les démons d’une contestation avec un souffle soutenu, dans un contexte de blocage d’un dialogue national, dont les préparatifs traînent depuis plus d’une année ?
Le collectif de l’opposition est il en mesure de maintenir une dynamique unitaire et des rangs serrés ?
Des interrogations dont les réponses devraient déterminer l’évolution de la situation politique, économique et sociale du pays au cours des prochains mois.
 





Amadou Seck Seck
11/05/2026