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Chantiers Navales de Nouadhibou : des travailleurs rajoutent une couche aux raisons de la faillite

Lundi 3 Février 2025

La Société de Construction des Chantiers Navales de Nouadhibou, créée en 2014, traverse une profonde crise, une menace de faillite, dont les conséquences seront la perte de 118 emplois, sur un total de 218 travailleurs, plus une baisse des salaires, pour les membres du personnel appelés à rester en service.


Mais au-delà du diagnostic officiel, des   employés de la boite  ayant requis l’anonymat, dénoncent certaines pratiques de gestion, en plus des difficultés liées à l’exploitation. 
Suivant le diagnostic du  Conseil d’Administration de l’entreprise publique, dont le tour de table est constitué par la Société Mauritanienne de Commercialisation de Poissons (SMCP), le Port Autonome de Nouadhibou (PAN) et l’Etat de Mauritanie, cette situation est causée par « Des difficultés  structurelles » notamment des pertes chiffrés détaillées,  liées à l’exploitation.
En plus de ces raisons, ces  employés  déplorent « des recrutements massifs,  en dehors de critères objectifs, au profit d’un personnel sans rendement pour le travail, avec de gros salaires et des cas de surfacturation et autres abus, avec des conséquences graves  ».
 Une bamboula, qui aurait ainsi contribué largement, à la dégradation des comptes de l’entreprise, en plus des autres problèmes, évoqués à travers le document de diagnostic du Conseil d’Administration, établi à l’occasion d’une session tenue fin 2024.
Ce diagnostic  des administrateurs, ajouté aux  faits de gouvernance dénoncés par une partie des employés, donnent une idée, des goulots qui  étranglent  qui plombent le fonctionnement de l’entreprise navale dont la création, il y a une décennie, avait suscité de gros espoirs.
 







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Voici les grandes lignes du Rapport de la BCM pour l’année 2025

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a rendu public son rapport, couvrant l’année 2025.

Un document exhaustif, dont les grandes lignes renseignent sur la tenue de l’économie nationale, la progression du Produit Intérieur Brut (PIB), l’inflation, les exportations, les équilibres extérieurs, le niveau de la dette...
Produit dans le contexte “d’un environnement international incertain” le rapport 2025 de la BCM, met en évidence “la résilience de l’économie nationale, le renforcement des équilibres extérieurs et la poursuite de la modernisation du système financier”.
Les principaux enseignements du document, renvoient “à une croissance économique résiliente, avec un Produit Intérieur Brut (PIB), qui a progressé de 4% en 2025, après 6,3% en 2024.
En valeur nominale, le PIB a atteint 472,56 milliards de MRU, soit une progression de 9,4%.
Une inflation contenue à 1,6% en moyenne annuelle, contre 2,5% en 2024, confirmant la modération de la pression observée sur les prix depuis 2022”.
Le rapport 2025, note par ailleurs “une nouvelle étape dans la diversification des exportations, qui ont progressé de 12,3% pour atteindre 4,30 milliards de dollars.
L’année 2025, a été notamment marquée, par le démarrage des exportations de gaz du projet GTA, valorisé à 237 millions de dollars”.
Dans le même temps “les équilibres extérieurs ont été sensiblement renforcés : le déficit commercial a été ramené à 467 millions de dollars en 2024, à seulement 23 millions de dollars à 2025, tant dis que le déficit du compte courant est passé de 9,4% à 3,4% du PIB.
Les réserves de change ont parallèlement augmenté, de 12,6%, pour atteindre 21,2 milliards de dollars à la fin décembre 2025”.
Quant à la dette extérieure “ avec un encours de 4,27 milliards de dollars à la fin 2025, elle est contenue, relativement à la taille de l’économie et affiche une légère hausse de 1% par rapport 2024. Elle représente 37 à 40% du PIB. La dette multilatérale constitue 70% de l’encours total, contre 30% pour la dette bilatérale”.
Le rapport note aussi “une amélioration des finances publiques, le déficit budgétaire 2025, est ramené à 1,4 milliard de MRU, contre 5,85 milliards de MRU en 2024, soit une réduction de 75,25%.
Le marché des changes a acquis plus de profondeur et plus d’autonomie : les transactions bancaires ont atteint 1,76 milliards de dollars, soit une hausse de 36%, tant dis que les transactions en euro sont passées de 404 millions à 1,34 milliards d’euros. Dans le même temps, les interventions de la BCM ont été ramées à 465 millions de dollars, traduisant la montée en puissance du marché inter bancaire.
Le secteur bancaire est en expansion avec des actifs en hausse de 17,7%, soit 218,5 milliards de MRU, en 2025, contre 122,8 milliards de MRU 2024.
Les fonds propres ont atteint 29,1milliards, affichant une hausse de plus 15%”
            
 

Amadou Seck Seck
06/08/2026