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Arrestation du Directeur de Campagne de Biram Dah Abeid

Lundi 1 Juillet 2024

Yakoub ould Lemrabott, directeur de campagne de Biram Dah Abeid pour l’élection présidentielle du samedi 29 juin 2024, a été » arrêté ce lundi, selon une alerte de l’entourage du député et militant abolitionniste.


Le  haut responsable de la campagne de BDA « a été interpellé prés de la mosquée saoudienne et conduit vers une destination inconnue. Nous tenons le régime de terreur du général putschiste,  comme  responsable tout ce qui lui  arrivera ».

La tension politique  en Mauritanie  est montée subitement,  à quelques  heures   du scrutin de samedi dernier, suite à un appel au boycott lancé par des personnalités  proches de l’ancien, président, Mohamed ould Abdel Aziz, parmi lesquelles  quatre (4) ont été arrêtées tôt le matin du vote.

Le camp de  Biram Dah Abeid annonce  également  « la disparition » de  Bakary Tandia, directeur de campagne du candidat à l’occasion de l’élection présidentielle de 2019, depuis le samedi 29 juin 2024, jour du scrutin.

Bakary Tandia est un  responsable d’IRA vivant aux USA.

Une nouvelle hausse du taux d’adrénaline est notée après la proclamation, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), des   résultats officiels provisoires,  attribuant  la victoire au premier tour, au candidat Mohamed Cheikh El Ghazouani, avec 56,12% des suffrages.

Biram Dah Abeid rejette ces résultats et appelle « à la désobéissance civile  pacifique, pour protester contre un hold-up électoral 

Amadou Seck Seck






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Affaire des députées de IRA :la défense dénonce une obstruction à l’exercice du mandat

Le collectif des avocats de la défense de Mariam Cheikh et Ghamou Achour, députées de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), dont la peine a été réduite à 2 ans de prison en appel, assortie de la perte des droits civiques sur une période de 5 ans, le 08 juillet dernier, a fait face à la presse jeudi soir.

Une rencontre au cours de laquelle, les avocats ont dénoncé la violation des droits de leurs clientes, notamment l’obstruction à l’exercice du mandat de député, en dépit d’une décision du Conseil Constitutionnel, constant que ces deux élues, ne sont pas frappées de la perte de celui ci.
Une décision du Conseil Constitutionnel, qui s’impose à toutes les autorités de la République.
 Face à la presse, maitres Yarba, Ahmed Youssouf Cheikh Sidya, Cheikh Hindi et leurs collègues, ont déclaré avoir “suivi, avec une grande attention, tous les développements procéduraux, judiciaires et les péripéties, qui empêchent nos clientes de reprendre l’exercice régulier et serein de leur mandat parlementaire, au sein de l’Assemblée Nationale”.
Le collège des avocats de la défense des 2 députées, est revenu sur les éléments Factuels et de droit, en rappelant “le décret de grâce, pris par le président de la République, portant sur la remise de la partie non purgée de la peine privative de liberté” prononcée à l’encontre des 2 députées.
 Un acte présidentiel “qui ne comporte aucune disposition relative à la peine complémentaire d’interdiction d’exercer les droits civiques prononcée par la chambre correctionnelle de la cour d’appel dans son arrêt du 08 juillet 2026.
Une décision par laquelle, la juridiction d’appel “après avoir requalifié les faits, a Condamné les 2 députées, à une interdiction d’exercer leurs droits civiques et civils Pendant une période 5 ans.
Cependant, cet arrêt ne prononce en aucune de ses dispositions, la déchéance de leur mandat parlementaire. Du reste, le tribunal en question n’y avait pas droit.
Et toute état de cause, cet arrêt été frappé d’un pourvoi en cassation devant la cour suprême en raison des graves entorses à la loi”.
Les avocats ont par ailleurs, convoqué l’article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, une loi organique, en vertu de laquelle “le procureur général, est expressément tenu de donner avis des décisions judiciaires, privant tout parlementaire de ses droits civiques et civils au Conseil Constitutionnel, seul compétent pour constater, le cas échéant, la vacance de leur siège”.
Des éléments factuels et de droit, en dépit des quels “nos clientes, sont purement et simplement empêchées par des moyens coercitifs, d’accéder aux locaux de l’Assemblée Nationale” déplore  le collectif des avocats de la défense de la défense des 2 députées.   
 

17/07/2026