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Voici les lauréats de la 3é édition du Prix Africain du Journalisme d’Investigations 2024

Jeudi 5 Décembre 2024

Les locaux de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie (CCIAM) ont abrité la cérémonie de remise des prix aux lauréats de la troisième édition du Prix Africain du Journalisme d’Investigations (PAJI), mardi soir.


Cette manifestation est initiée par la plate forme afro européenne « Médias et Démocratie » avec l’objectif de promouvoir et défendre  le journalisme d’investigations en Afrique.
Dans la catégorie presse écrite : le badge d’or a été attribué  à Babacar Gueye (Sénégal/journal le Soleil) pour une enquête mettant en lumière les menaces qui pèsent sur les activités des femmes transformatrices de poissons dans son pays.
Le badge d’argent est allé à Babacar Ngom, pour récompenser une enquête  relative aux ravages des  paris sportifs qui rendent « accrocs » plusieurs centaines de milliers de jeunes sénégalais.
Catégorie radios : le premier prix a été décerné à Youssouf Bodian (RFM) pour une enquête portant sur le trafic de bois  le Sénégal et le Mali.
Le deuxième prix a été remporté par Soma Sita de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) pour une enquête sur « le massage des seins » une pratique des populations du Nord de la Côte d’Ivoire, assimilée à des Mutilations Génitales Féminines (MGF).
Le premier  prix télévision a été décerné à Fah Andriamanapuyo, journalisme malgache, pour une enquête sur un cas de corruption impliquant un député.
Le badge d’argent est allé à 2 journalistes tunisiens, Driss Rejichi et  Hoija Mzalouat, pour une enquête sur le drame de l’expulsion des migrants africains.   
 





Amadou Seck Seck






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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026