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Sommet prévu du 9 au 11 juillet 2025

Samedi 5 Juillet 2025

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est attendu à Washington du 9 au 11 juillet pour participer à un sommet africain de haut niveau convoqué par le président américain Donald Trump à la Maison Blanche. Cette rencontre inédite réunira cinq chefs d’État d’Afrique de l’Ouest et centrale autour de discussions centrées sur les opportunités économiques, la sécurité régionale et la coopération stratégique.


Aux côtés de la Mauritanie, ont également été conviés :
    •    Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal
    •    Joseph Boakai, président du Libéria
    •    Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon
    •    Umaro Sissoco Embaló, président de la Guinée-Bissau

L’administration Trump entend, à travers ce sommet, affirmer sa volonté de repositionner les relations États-Unis–Afrique, en mettant l’accent sur le commerce, les investissements privés et la sécurité, plutôt que sur l’aide publique. La diplomatie commerciale sera au cœur des échanges, avec une attention particulière portée aux minerais critiques, aux infrastructures stratégiques et à la cybersécurité.

Pour la Mauritanie, cette invitation intervient dans un contexte d’ouverture économique et de recherche de partenaires internationaux. Le pays ambitionne d’attirer des investissements dans les domaines des énergies renouvelables, des ressources minières, des technologies et de la logistique régionale.

Sur le plan sécuritaire, la Mauritanie est perçue par Washington comme un pilier de stabilité dans la région sahélienne, face à la recrudescence des menaces terroristes et des trafics transfrontaliers. Le président Ghazouani devrait également aborder ces enjeux lors de rencontres bilatérales en marge du sommet, avec des responsables du Département d’État et des représentants du secteur privé américain.

Ce sommet s’inscrit dans une séquence diplomatique africaine plus large, alors que l’administration Trump multiplie les signaux d’intérêt pour le continent








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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026