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Voici les enjeux pour une Mauritanie " future émirat saharien".

Lundi 28 Avril 2025

La vague de reconduite aux frontières de plusieurs milliers de ressortissants originaires d'Afrique subsaharienne à l'origine d un débat passionné.
Une question entre la dimension identitaire l enjeu économique.


La Mauritanie a une superficie de 1.030.700 Km2 soit près de 5 fois le Sénégal.
Mais sa population est 4.244.878 habitants soit 4 fois  moins que celle du Sénégal.

La Mauritanie possède sa monnaie nationale dénommée Ouguiya , monnaie adossée sur des ressources que sont :
- le Fer exploité par la SNIM ( Société Nationale Industrielle et minière) ,
- les produits halieutiques provenant de l’océan atlantique ( le pays ayant 800 km de côte allant de Ndiago jusqu’à Nouadhibou ),
- et le Gaz provenant du gisement dit GTA , exploité conjointement avec le voisin sénégalais .

La liste des ressources du pays citées n’est pas exhaustive .

Ce pays , grand par sa taille et par ses ressources connues pourrait accéder à l’émergence et en cela devenir un Émirat Saharien.



De notre point de vue , le chemin pour accéder à cette émergence passe par la production endogène des besoins essentiels du pays autrement dit par l’industrialisation du pays .

Mais problème, comment rentabiliser les investissements exorbitants inhérents à un appareil industriel , dans un pays où la population de consommateurs est d’environ 4000.000 d’habitants ?
 
C’est dire qu’une des conditions de l’émergence est l’existence d’un seuil suffisant de consommateurs.

Sous ce rapport, la présence d’une immigration étrangère est en phase avec l’intérêt économique du pays.
Non seulement, les migrants seront des consommateurs de biens et services mais également pourraient devenir des exportateurs vers leurs pays d’origine de biens produits en Mauritanie.

Tel ne semble pas être la vision du gouvernement mauritanien dans la mesure où, il a choisi de renvoyer
hors de ses frontières nationales les migrants étrangers.
Et pourtant, cette présence étrangère outre sa dimension contributive à l’émergence du pays d’accueil est aussi une reconnaissance de la stabilité du pays et de son rayonnement.
Car, personne ne migre pas vers un pays qui ne suscite pas de l’espoir .

Le deuxième axe de la stratégie d’émergence que la Mauritanie doit explorer, est l’économie verte .

La Mauritanie étant située en plein désert du Sahara est idéalement placée pour produire de l’énergie verte à savoir de l’énergie solaire.
Elle pourrait vendre sa production énergétique à l’Europe et engranger beaucoup de devises de ce commerce.

Par ailleurs, tout le monde sait que le réchauffement climatique frappe la planète entière.

Parmi les conséquences de ce réchauffement, il y a l’érosion des sols qui a pour effet de réduire les surfaces cultivables et le tapis herbacé .

Autre conséquence du réchauffement climatique , c’est la montée des eaux des océans avec le risque d’envahissement par l’atlantique des villes côtières situées sur des bas reliefs comme Nouakchott, la région sénégalaise du Cap vert , Saint-Louis, Mbour , Banjul et bien d’autres en Afrique et dans le monde

Il y a donc urgence à lutter contre ce réchauffement climatique en reboisant le sahara ; un travail qui nécessite beaucoup de bras .
Les historiens nous apprennent que le Sahara a été une terre verdoyante où se pratiquaient l’agriculture et l’élevage.
Il est toujours possible grâce à une politique environnementale adéquate de reboiser le Sahara à l’instar d’une forêt équatoriale.
Ainsi , le Sahara pourrait sauver la planète contre la détérioration de la couche d’ozone.
Grâce à un tel reboisement, la Mauritanie pourrait également vendre du carbone aux pays pollueurs.

En substance, toutes les activités pouvant mener vers l’émergence supposent des bras pour les réaliser.
Sous ce rapport, la Mauritanie a un besoin vital de migrants.

À supposer que dans la perspective du renforcement de l’ancrage du pays vers le monde arabo-maghrébin , la Mauritanie ouvre ses frontières aux migrants issus de ces pays , grâce à leur rapide intégration, à une natalité élevée et au soutien de leurs États d’origine, ils pourraient s’imposer politiquement.
En pareil hypothèse, quels seront leurs rapports avec les populations de l’Etat d’accueil ?

En définitive, il serait souhaitable que le débat public en Mauritanie prenne une tonalité plus économique qu’identitaire ou idéologique .

Dans cette perspective, les préoccupations des uns et des autres seront plus rationnelles et l’avenir du pays lisible.

En tant que panafricaniste , j’ai souhaité apporter une toute modeste contribution à l’éclairage des enjeux du futur.
Contribution d’un ami de la Mauritanie: Me Amadou Aly Kane






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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026