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Ghazouani à Kaédi: l’unité nationale dialogue politique au centre du discours

Lundi 9 Février 2026

Le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, a entamé une visite dans la région de Kaédi ce dimanche, avec l’unité nationale et les perspectives du prochain dialogue au centre du discours.


Au cours d’un rassemblement populaire dans la capitale du Gorgol, le chef de l’état a expliqué les raisons de ce déplacement “
Je ne suis pas venu vous voir aujourd’hui dans le cadre d’une campagne électorale, ni en raison d’une crise ou d’une situation d’urgence.
Je suis là pour rencontrer directement les populations, communiquer avec elles, discuter de la situation générale du pays, constater moi même vos conditions de vie et vos problèmes, écouter vos avis au sujet des défis face aux quels le pays est confronté”.
Ghazouani a par la suite lancé un vibrant appel à la cohésion nationale“ nous voulons l’image d’un peuple cohésif et uni, qui croit en sa capacité à bâtir une nation grâce à toutes les composantes de la société” pour créer les conditions de l’avènement “d’une nation unie par un lien fort, présentant une identité idéologique, une histoire et un avenir partagé.
Notre pays est aujourd’hui stable. Les institutions fonctionnent normalement. C’est une grâce pour laquelle nous remercions Allah, le tout puissant.
L’un des éléments qui protègent cette stabilité et cette sécurité, est notre unité nationale. Un rempart inébranlable contre les défis, fondement de la stabilité politique et sociale, première condition pour la prospérité et le développement”.
Le président de la République explique avoir œuvré au renforcement de cette unité en créant “les conditions d’un climat politique apaisé, en éliminant les tensions, les conflits, la discorde et tous leurs effets négatifs”.,
Abordant la perspective du prochain dialogue, Ghazouani a fait un focus sur le processus des consultations préliminaires “nous avons adopté une approche d’ouverture et de consultations avec tous, tenu des réunions avec toutes les parties-prenantes et lancé un processus préparatoire sur le point d’être achevé, en vue d’un dialogue inclusif pour construire un consensus sur toutes les grandes questions nationales”.
 







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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026