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55é session du Comité Exécutif de l’Union du Conseil des états membres de l’Organisation de la Coopération Islamique à Nouakchott

Mercredi 4 Février 2026

Nouakchott abrite, les mardi 03, et mercredi 04 février, les assises de la 55é session de l’Union du Conseil des états membres de l’Organisation de la Coopération Islamique.


Les travaux, organisés dans un réceptif hôtelier de la capitale, ont été ouverts par le président de l’Assemblée Nationale, Mohamed Bemba ould Meguett, en présence de nombreuses hautes personnalités nationales  et étrangères, venues du monde arabe, d’Afrique et de tous les continents.
Au programme de cette rencontre entre élus de l’espace islamique “la coopération parlementaire entre les institutions issues des différents pays et des échanges d’expériences entre élus”
 La tenue de cette session à Nouakchott, pour la première fois “témoigne du rôle de plus en plus actif que joue la Mauritanie dans l’accueil et l’organisation de réunions parlementaires sous régionales, régionales et internationales”.
 


Dans un discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de démarrage des assises, le président de l’Assemblée Nationale, Mohamed Bemba ould Meguett, a relevé que l’événement est organisé “dans un contexte régional et international complexe, marqué par l’accélération des événements et des mutations, ce qui impose aux partenaires de l’espace islamique, davantage de coopération et de coordination, afin de relever les défis politiques, économiques, sécuritaires et environnementaux”.
Le président de l’Assemblée Nationale a exprimé “la vive inquiétude de la Mauritanie, face à l’évolution de la situation au Moyen Orient, notamment à Gaza et en Cisjordanie, ou l’occupation israélienne poursuit ses crimes, malgré les accords de cessez le feu” et appelé l’union des parlementaires de l’espace islamique “à intensifier son action sur tous les fronts, pour permettre au peuple palestinien de recouvrer son droit à


l’auto détermination et établir un état indépendant, avec Jérusalem pour capitale”.
La tenue de ces assises à Nouakchott “confirme le rôle croissant de la Mauritanie, dans le soutien au travail parlementaire et dans le renforcement de la coopération entre les institutions législatives au service des causes d’intérêt commun” selon un document produit par l’Assemblée Nationale.
 



Amadou Seck Seck






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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026