Menu

Vers un appel de la défense contre la condamnation d’Aziz

Jeudi 14 Décembre 2023

La défense de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République (2009/2019), condamné à une peine de 5 ans de
prison ferme, la confiscation de tous les biens, une amende de 50 millions de MRU et la déchéance des droits civiques, suite
à une décision rendue par la cour chargée de la répression des infractions à caractère économique, le 04 décembre
dernier, se prépare à interjeter appel.


Il est reproché à l’ancien président de la République, d’avoir abusé de son statut, pour s’enrichir pendant sa décennie de
gouvernance.
Le parquet, qui avait requis 20 ans de réclusion à travers un réquisitoire sous forme de rouleau compresseur, a également
exprimé son intention de saisir la cour d’appel, pour anéantir l’arrêt rendu en première instance, au motif que la peine
infligée à l’ancien chef de l’Etat serait trop légère, par rapport aux infractions dont il est reconnu coupable.
Maitre Taleb Khiyar, avocat membre du collectif de défense de Mohamed Abdel Aziz, explique les raisons du recours
devant la cour d’appel dès que l’arrêt rendu en première instance sera notifié aux parties.
Ses arguments reposent essentiellement « sur la violation du principe du privilège de juridiction » pour un ex président de
la République, en vertu duquel la compétence du traitement de cette affaire est dévolue à la Haute Cour de Justice (HCJ).
La robe noire rejette également une décision basée « sur de simples témoignages » un dossier ne contenant aucune pièce
établie par les services de contrôle des finances publiques, dont l’existence est la condition du déclenchement des
poursuites pour l’infraction d’enrichissement illicite.
Les développements survenus 10 jours après l’annonce du verdict d’une affaire qui tient en haleine l’opinion nationale et
internationale, depuis 2 ans, du fait de son caractère inédit, montrent clairement que les 2 parties sont déterminées à jouer
les prolongations.







Mondial 2026 : le Sénégal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prévient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC Barkéol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrès

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz López Garai à la tête de la sélection nationale “A” de Mauritanie (Communiqué)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine…

11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Ballon d'Or 2023 : Et de huit pour Lionel Messi

31/10/2023

Flux RSS



Inscription à la newsletter

Remise de la dernière version de la feuille de route de l’opposition à Moussa Fall

La Mauritanie va vers un nouveau Dialogue National “visant à renforcer la cohésion sociale et le système démocratique” selon les mots du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, initiateur des assises, qui devraient se concrétiser après une année de consultations préliminaires.

C’est dans cette perspective que les responsables de 13 partis du pôle de l’opposition démocratique, ont remis à Moussa Fall, coordinateur du Dialogue National, la dernière version de la feuille de route, avec les ultimes amendements et recommandations, destinées aux futures assises, au cours d’une cérémonie organisée au Centre International des Conférences (CICM) “Moctar ould Daddah” jeudi en début d’après midi
Une rencontre au cours de laquelle, le coordinateur a pris la parole pour rappeler “le long processus, qui a abouti à l’établissement d’un rapport destiné au président de la République, Mohamed  Cheikh El Ghazouani. Un document dans lequel sont consignées les observations de toutes parties, constituées en pôles”.
étape ultime, la version remise jeudi, contient les amendements et dernières observations du pole de l’opposition.
Moussa Fall, coordinateur du dialogue, annonce “un démarrage imminent des assises” sans toutefois donner une date précise.
La remise de la dernière version de la feuille de route pour le dialogue, amendée par l’opposition, intervient dans un contexte marqué par un débat pollué au sujet des enjeux “sensibles” liés à l’unité et la cohésion national.
Ainsi, certains milieux agissent dans l’ombre, avec l’objectif de saboter une perspective de large consensus sur le passif humanitaire et le statut des langues nationales.
Des écueils sérieux, des peaux de bananes, qui créent un terrain glissant, car la réussite de ces futures assises, devrait se mesurer à l’aune des solutions consensuelles, face aux défis nationaux majeurs, “tout en garantissant la transparence et la concrétisation des résultats”.
Des objectifs dont l’atteinte se heurte à des divergences entre acteurs politiques sur des sujets “sensibles” tels que la place des langues nationales, la discrimination, la question sociale de l’esclavage, ou de ses séquelles, une solution définitive aux violations massives des droits humains des années 1989/1991, désignées pudiquement par les termes “passif humanitaire”.
Le succès du prochain dialogue devrait dépendre de la capacité des acteurs à traiter sans tabous, les questions les plus sensibles et créer des mécanismes pour la mise en œuvre des futures recommandations.
Une perspective dont la réalisation dépendra de la détermination et du leadership, du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, initiateur des assises, à impulser un consensus au sein du  camp de la majorité, dont il est le chef absolu, à cause des  prérogatives conférées par le pouvoir exécutif, et leader d’une écrasante majorité parlementaire. 
 

Amadou Seck Seck
06/03/2026