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Une mission de haut niveau appelle à soutenir la Mauritanie et le Sahel face au changement climatique

Dimanche 6 Octobre 2024

Une mission de haut niveau sur le climat et la résilience, composée des responsables du climat, du développement et de l’action humanitaire de l’Union Européenne (UE), de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Suisse, du Royaume Uni et des Etats-Unis d’Amérique, dirigée par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), qui a séjourné en Mauritanie du 30 septembre au 04 octobre, a lancé un appel à la communauté internationale, pour soutenir la Mauritanie et les pays du Sahel, face au changement climatique.


 A l’issue de cette visite en Mauritanie,  les gouvernements et institutions impliquées dans la mission « ont pris des engagements forts pour lutter contre les effets du changement climatique, et la dégradation de l’environnement, afin d’assurer la sécurité alimentaire et la nutrition de manière durable ».
La visite de cette  mission en Mauritanie  intervient dans un contexte de préparatifs « à  la COP29  de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et à la COP 16 de la Convention sur la lutte contre la Désertification (UNCCD)».
Un déplacement sur le terrain «a permis aux partenaires de constater les efforts déployés par le gouvernement mauritanien et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), pour renforcer la résilience des communautés et atténuer les effets de la crise climatique sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le Sahel. La visite a été également l’occasion pour le Programme Alimentaire  Mondial (PAM), d’appeler à une collaboration internationale renforcée pour permettre à la Mauritanie et la région du Sahel, de contrer la progression de la désertification et assurer la sécurité alimentaire pour tous ».
Les interventions préconisées « visent à relever les défis posés par les effets néfastes du changement climatique et ses répercussions sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ».
La mission s’est rendue dans plusieurs localités.
 










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Colère autour de la mort suspecte de Fatimata Ba

Fatimata Hamady Bâ, une jeune divorcée de 33 ans, mère de 3 enfants, domiciliée dans la commune de Riad, est allée à une cérémonie de mariage organisée dans la commune de Dar Naim, dans la soirée du samedi 18 avril.

En sortant de la demeure familiale, elle venait, sans le savoir, de jeter le dernier regard Sur sa progéniture.
 En effet, son corps sans vie, est retrouvé quelques heures plus tard, dans des conditions suspectes, caché dans un entrepôt de Dar Naim, selon des témoignages.
Cet épisode cruel, est le point de départ d’un feuilleton marqué par la colère et des rumeurs invérifiables “sur une autopsie” fortement contestée par la famille.
 Les organisations dédiées à la protection des droits des femmes, des filles, les ONG de défense des droits humains se mobilisent.
 La toile s’enflamme, pour rappeler l’interminable spirale de “féminicides” (une qualification Jusque là, inconnue de notre législation pénale) qui a frappé la société mauritanienne au cours des 15 dernières années.
La première sortie officielle sur cette nouvelle affaire, intervient vendredi après midi, avec le procureur de la République près le tribunal de Nouakchott Nord, Cheikh Baye ould Sidi.
Face à la presse, le chef du parquet de Nouakchott/Nord, annonce “les investigations ont permis d’identifier, un suspect à l’étranger (Sénégal), moins de 48 heures après les faits” invite “à la retenue et à la responsabilité” dans le traitement médiatique de cette douloureuse et sensible affaire.
Dans le même timing, on note une montée de la pression de la société civile, à travers une déclaration du Forum National des Organisation des Humains (FONADH), un collectif d’une vingtaine d’ONG, déplorant “un meurtre présumé, un acte de violence odieux, qui interroge profondément sur notre société et nous interpelle, sur la sécurité des femmes et des jeunes filles en Mauritanie”.
Faisant échos aux revendications de la famille de la victime, le FONADH réclame “une autopsie impartiale et crédible, en présence d’un représentant de la famille de la défunte”.
Pour les amis du président Mamadou Sarr “ce énième drame, rappelle l’urgence de l’adoption de la loi Karama, pour renforcer la lutte contre les violences ciblant les femmes et les filles”.
 Sous réserve des résultats de l’enquête préliminaire et du traitement que la justice va réserver à l’affaire Fatimata Hamady Bâ, on peut rappeler que plusieurs femmes et jeunes filles, ont perdu la vie dans des conditions atroces à Nouakchott et quelques villes de l’intérieur, depuis l’affaire Penda Sogue.
Une longue liste d’horreur, une comptabilité macabre, mais un phénomène de société, sur lequel il est nécessaire de jeter un regard froid, au delà de l’émotion.
 Le premier pas, pour arrêter la longue liste des suppliciées, c’est nommer le problème, qui s’appelle “féminicide” et trouver une qualification adaptée à ces faits criminels, dans le cadre de notre législation pénale, sommée de s’adapter à l’évolution d’une société en mutations   et fortement agressée par de nouveaux phénomènes urbains.
Sollicité par rapport au concept de “féminicide” le Pr Lô Gourmo, avocat au barreau de Nouakchott, apporte un éclairage “en droit mauritanien, il n ‘y a aucune référence au concept de féminicide, pas de régime juridique particulier, c’est à dire un droit spécifique applicable à ce type de violence, meurtres ou assassinats, liés au sexe.
Le concept genre, a été rejeté au moment des débats du parlement sur la loi Karama, alors que le Conseil des Ministres l’avait adopté.
Notre législation pénale, reste régie par les notions traditionnelles, telles que le meurtre, l’assassinat et les infractions d’atteinte aux personnes, sans référence spécifique au genre, même si la répétition des actes et le lien conjugal, peut agir comme une circonstance aggravante dans le traitement des affaires de ce type”.
 Des associations mènent une intense activité dans ce sens, mais rencontrent des blocages religieux et sociologiques.
 
 “Par contre” ajoute l’avocat “dans les débats, y compris au sein du parlement, il y un réel effort qui est fait, pour tenter de clarifier spécifiquement, des violences touchant aux femmes en raison de leur genre.
Mais  une partie de l’opinion politique, reste hostile à ce concept, qu’il considère comme importé de l’occident”.

 

Amadou Seck Seck
25/04/2026