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Un décret pour l’accès universel aux services de communications électroniques

Jeudi 31 Octobre 2024

Au regard des énormes enjeux liés aux communications électroniques dans des zones reculées pour les pays en développement, à l’image de la Mauritanie, l’accès universel aux services, apparait comme un levier comportant de nombreux avantages pour les populations et la gestion de l’appareil administratif.


Cette orientation est également capitale pour le développement d’un environnement favorable à l’éclosion de  l’économie numérique.
Voilà ce qui explique la démarche du  gouvernement mauritanien, qui  a examiné et adopté, un projet de décret abrogeant et remplaçant, le décret 2024-103 du 26 juillet 2024, qui avait lui-même abrogé et remplacé, le décret 2020-132 du 21 octobre 2020 « déterminant les orientations et les priorités en matière d’accès universel aux services de communications électroniques » au cours de sa réunion hebdomadaire  du mercredi 30 octobre 2024.
Ce texte « apporte 2 modifications visant, d’une part, une plus grande collaboration entre le ministère chargé  des communications électroniques et l’autorité de régulation, dans la mise œuvre  des programmes d’accès universel aux services de communications électroniques, et d’autre part, la mise en place d’un comité conjoint, chargé du suivi et de la coordination de la mise œuvre  des programmes de services universels, qui en définit les missions, la composition, les règles d’organisation et de fonctionnement » explique le communiqué publié à l’issue de la réunion du gouvernement.
 







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L’honorable député Fraba Ngom de retour dans le Bossea

L’honorable député Farba Ngom est revenu dans son fief, la commune des Agnam, le samedi 9 Mai 2026, au terme d’un voyage ordinaire qui a pris les allures d’une véritable caravane politique, au vu de l’accueil populaire réservé par les populations des différentes localités situées sur un parcours de près de six cents kilomètres. Des sénégalais en liesse, depuis Touba, jusqu’à Agnam, en passant par Dara Djolof, Linguère, Ranerou, Ouro Sogui....

Proche du président Macky Sall dont il représente un des piliers du cercle des intimes, Mahamadou Ngom, dit Farba, revient sur la terre du Fouta, après plus d’une année d’absence forcée, imputable à des ennuis judiciaires liés à une reddition de comptes, transformée en une vulgaire vendetta par le régime PASTEF. Un parti dont le chef, par ailleurs Premier ministre du Sénégal, est venu jusqu’à Agnam, pour annoncer aux populations, sur un tempo digne de la rhétorique des administrateurs coloniaux des années 1910, le prochain embastillement de l’édile de cette grande commune du Bossea. 
La suite se décline à travers un dossier fabriqué par la Cellule Nationale de Traitement des Informations (CENTIF). Une institution anti-blanchiment dévoyée, transformée en outil de traque, loin de sa mission originelle, après le départ de Ramatoulaye Gadio et l’arrivée d’un fonctionnaire des impôts, Ahmadou Bamba Siby, éminent membre du PASTEF. Un politicien, qui mit entièrement la CENTIF au service de l’agenda de vengeance et de revanche d’Ousmane Sonko.
Placé en détention provisoire le 27 Février 2025 pour « association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux », le député-maire des Agnam a été remis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire par la Cour Suprême, confirmant les ordonnances du juge d’instruction et de la Chambre d’accusation financière, le 28 Avril 2026. Des décisions prises par les juges du siège, dont l’exécution avait été retardée pendant plusieurs mois par les recours systématiques du Parquet, qui ressemblent plus à des manœuvres dilatoires visant à prolonger le plus longtemps possible une commande politique.
 Une hypothèse parfaitement illustrée par ce rappel factuel : une affaire de blanchiment présumé de 125 milliards, ridiculement transformée, par les politiciens commanditaires, en une histoire « d’usage de deux téléphones par un détenu », simple infraction au règlement intérieur de l’établissement pénitentiaire.  Un nouveau dossier, sur lequel le député a été entendu pour les besoins d’une enquête préliminaire, en violation de son immunité, et dont toutes les pièces ont été annulées par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar, le 26 Avril, la Cour suprême rejetant le recours du Parquet général, le 28 Avril.
 

Amadou Seck Seck
10/05/2026