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Soutien du PAM au renforcement de la réponse face aux crises alimentaires

Dimanche 3 Décembre 2023

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) soutient la démarche suivant laquelle, le gouvernement mauritanien réfléchit
et travaille, sur un Dispositif National de prévention et de réponse face aux crises Alimentaires et Nutritionnelle (DCAN),
qui ouvre de nouvelles voies en vue de permettre de faire face à 2 fléaux, annonce un communiqué de l’agence onusienne.
Créé par décret en 2021 « le DCAN est un mécanisme centralisé visant à anticiper la réponse aux crises alimentaires et
nutritionnelles, logé au sein du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), impliquant plusieurs entités nationales ainsi
que des partenaires internationaux, tels que WFP et la Banque Mondiale (BM) ». explique le document du PAM.
C’est dans le cadre de ce format que le World Food Programme (WFP) « a récemment soutenu, financièrement et
techniquement, une retraite de réflexion d’envergure, réunissant des acteurs gouvernementaux, des partenaires
techniques et financiers, ainsi que des organisations non-gouvernementales opérant dans le domaine de la sécurité
alimentaire et nutritionnelle.
Cette retraite axée sur un état des lieux du Dispositif National de prévention, de planification et de réponse aux Crises
Alimentaires et Nutritionnelles (DCAN), liées à la période de soudure , a été un jalon crucial dans la quête d’une
amélioration significative de la réponse face aux crises alimentaires en Mauritanie ».
Ces événements ont été organisés les 22 et 23 novembre dans la ville de Tiguent.
La rencontre de ces 2 jours , a permis « d’identifier les points forts et les aspects à renforcer du DCAN » notamment « la
nécessité d’améliorer la coordination entre les parties prenantes, afin d’assurer une réponse harmonisée , renforcer les
capacités humaines et opérationnelles des membres du DCAN et des partenaires et la révision des textes juridiques pour
une meilleure efficacité du dispositif».
Les échanges de Tiguent ont enfin débouché sur un constat « de diversité des interventions » dans le DCAN, et
recommandé « un mécanisme de concertation et de dialogue permanent, qui doit accompagner le processus » pour tirer
profit de toutes les compétences, expériences et trouver des solutions concrètes face aux crises alimentaires et
nutritionnelles.

Amadou Seck Seck






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Les migrantes célèbrent la Journée Internationale des Droits de la Femme

La Mauritanie, à l’instar de tous les pays du monde, a célébré dimanche, la Journée Internationale des Droits de la Femme, sous le thème “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles”.

Le thème choisi en 2026, met en avant la nécessité d’un accès équitable à la justice, d’une protection réelle des droits fondamentaux et d’actions concrètes, pour toutes les femmes et les filles, sans exception.
C’est dans l’esprit de ce thème que les femmes migrantes de toutes les nationalités (Mali, Sénégal, Togo...) ont organisé une journée de réflexion et d’échanges dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, sous l’impulsion du projet “Protection des Migrants, Justice, Droits de l’Homme, Trafic Illicite de Migrants (PROMIS), une initiative conjointe de l’Office des Nations Unies de lutte   contre la Drogue et le Crime organisé (UNUDC) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). 
Une fin d’après midi en cette période de mois de ramadan, au cours de laquelle plusieurs communications ont été servies aux migrantes, avant une copieuse rupture de jeûne.
Les différents orateurs ont noté positivement, la signature par le gouvernement mauritanien, de plusieurs conventions internationales protégeant les migrantes et dans le cadre de la lutte contre la traite et le trafic illicite des personnes. 
A travers les différents exposés, l’assistance a été informée de la distinction entre le réfugié, dont le statut est clairement défini par la législation internationale, et le migrant, sujet de droit, mais sans statut spécifique, malgré son importance certifiée au sein de la communauté d’accueil.
Dans la perspective d’une meilleure intégration économique et sociale, il a été recommandé une amélioration du cadre juridique et réglementaire national, pour une meilleure Appropriation des instruments juridiques internationaux, alliée à une pratique plus constante de la protection de la couche vulnérable, que constituent les migrantes, dans le cadre d’une démarche cohérente, permettant d’aller au delà d’une simple cosmétique institutionnelle.
Mme Khoudia Ndiaye, consultante, a présenté un exposé sur “l’impact économique et social” des activités des femmes migrantes en Mauritanie.
A travers cette démarche, l’experte a mis en évidence l’énorme potentiel de contribution “ des femmes migrantes, qui pourraient permettre d’accroître la richesse nationale de 19% au cas ou elles bénéficieraient des mêmes opportunités que les hommes” citant une étude de la Banque Mondiale (BM).
Une frange de la population qui joue un rôle crucial “dans les chaînes d’approvisionnement urbains, la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec effets multiplicateurs, un comblement des besoins en main d’œuvre”.
Ces différentes activités économiques ont un impact social de la plus haute importance “sur la cohésion et la stabilité, le renforcement du tissus social et une contribution à la stabilité dans les quartiers périphériques”.
Une contribution, mais aussi des enjeux et défis à surmonter “accès aux droits et inclusion progressive, le décalage entre la réalité de l’apport à l’économie et une perception moins positive” qui renvoie à un problème de déficit de communication et le manque d’indicateurs pour mesurer l’impact positif des activités des migrantes.
 





Amadou Seck Seck
09/03/2026