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LETTRE OUVERTE

Vendredi 12 Décembre 2025

Collectif International pour
la libération de Mohamed Bazoum


Excellences, Madame et Messieurs,
À la très haute attention de
Son Excellence Monsieur António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,
Son Excellence Madame Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission de l’Union Européenne,
Son Excellence Monsieur Mahamoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union Africaine,
Son Excellence Monsieur Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO,
Objet : Appel à une mobilisation internationale urgente en faveur de la libération de SEM le président
Mohamed Bazoum, détenu arbitrairement au Niger depuis le 26 juillet 2023.
Nous, personnalités réunies au sein du collectif international pour la libération de Mohamed
Bazoum, avons l’honneur de vous lancer un appel solennel en faveur d’une action
concertée et résolue afin d’obtenir la cessation immédiate de la détention arbitraire
imposée au Président Mohamed Bazoum. Depuis le 26 juillet 2023, le président élu du Niger
est séquestré en compagnie de son épouse Khadija Bazoum par les autorités issues du
coup d’État militaire. Leur maintien en captivité constitue une violation grave et caractérisée
des normes les plus fondamentales du droit international.
Cette détention est en effet contraire aux obligations qui découlent du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques, dont l’article 9 prohibe expressément la privation
arbitraire de liberté ; elle méconnaît également les dispositions de la Charte africaine des
Droits de l’Homme et des Peuples garantissant la liberté individuelle et le droit à un procès
équitable. Elle s’inscrit en rupture directe avec la Constitution nigérienne, qui encadre
strictement les conditions dans lesquelles un président démocratiquement élu est
susceptible d’être démis de ses fonctions ou privé de liberté. Elle intervient en contradiction
de l’arrêt rendu par la Cour de justice de la CEDEAO en décembre 2023, qui a exigé la
libération immédiate du Président et de son épouse... Elle fait fi de l’avis du groupe de travail
de l’ONU sur la détention arbitraire qui a qualifié en février dernier la séquestration du
président « d’arbitraire » et appelé là encore à sa libération immédiate. Aucun chef
d’accusation recevable, aucune procédure légale valable et aucune garantie procédurale
minimalement conforme aux standards internationaux n’ont été présentés à ce jour.

Voir la lettre en Pdf
 








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Bilan et perspectives de l’action gouvernementale 2025/2026 : le PM devant l’assemblée nationale

Le premier Ministre, Moctar ould Diaye, a présenté le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale pour la période 2025/2026, devant l’assemblée nationale, au cours d’une séance plénière qui s’est déroulée jeudi.


Un exercice dominé par le vaste chantier de l’état de droit, des institutions fortes et les réformes.
Dans son  Grand Oral, Moctar Diaye, parle “de résultats exceptionnels obtenus et de perspectives prometteuses  pour l’année en cours, traduisant une vision éclairée de Son Excellence, le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, lesquels reflètent la sincérité de sa détermination et la force de la  volonté de réaliser les différents de son programme: mes engagements et mon ambition pour la patrie, qui visent à changer la réalité du pays et  l’orienter vers des horizons plus larges de fraternité, de sécurité, de développement et de justice”.
Le premier Ministre sacrifie ainsi à un exercice prévu par l’article 73 de la constitution.
Ainsi, sur la base des cinq (5) piliers servant de colonne vertébrale à la vision du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, le gouvernement du premier Ministre, Moctar ould Diaye “s’est engagé à mettre en œuvre 302 activités dans le cadre d’ateliers et diverses initiatives déjà révélées.
Sur les 278 engagements mis en œuvre, soit 92%, 224, soit 74%, ont été intégralement réalisés, et 54 (18%) partiellement exécutés.
Les engagements non réalisés du programme annoncé représentent 8% du total”.
 

État de droit et institutions fortes

Sur le premier chantier, relatif à la création des conditions d’un état de droit, reposant sur des institutions fortes “dans le cadre d’une gouvernance moderne et saine, l’objectif principal et de réformer et développer le système démocratique, avec des leviers capables de porter une gestion efficace apte à protéger et promouvoir les droits et libertés fondamentales.
Dans ce cadre, le gouvernement a divisé son programme de travail en quatre (4) ateliers : gouvernance politique, état de droit, libertés publiques et droits de l’homme, bonne gouvernance et réformes administratives.
Des engagements pris au titre du premier atelier (gouvernance politique), ont permis au gouvernement de poursuivre et renforcé le dialogue institutionnel avec l’Assemblée Nationale, en améliorant la coordination des travaux parlementaires, et en répondant rapidement aux questions orales et écrites et un suivi rigoureux des projets de lois.
Ces mesures ont contribué à accroitre la transparence, renforcer la coopération institutionnelle, consolider la gouvernance démocratique et éclairer l’opinion publique”.
Au sujet de ce premier axe “et sur la base des progrès réalisés au cours des 6 dernières années” le premier Ministre insiste sur “la consolidation du système démocratique, l’enracinement de la culture de l’ouverture et du dialogue, l’ancrage de la justice, service essentiel de l’état de droit, l’accélération de la réforme de l’administration, la lutte contre la corruption, en vue de renforcer la confiance des citoyens vis à vis de l’état et entre eux mêmes”.
Dans cet esprit “le gouvernement poursuivra l’accompagnement et la facilitation de toutes les mesures préparatoires au dialogue national annoncé par le président de la République.
Il sera également poursuivi l’ouverture à l’ensemble des acteurs politiques, tant de la majorité, que de l’opposition, à travers l’écoute, l’implication et la garantie de l’accès à l’information et aux médias.
Le gouvernement veillera particulièrement à la régularité des rencontres avec l’institution de l’opposition, conformément à la loi et apportera son appui à tout ce qui peut contribuer à la préservation et au renforcement du climat d’apaisement qui règne dans le pays”. 
 

Réformes

Dans les actions réalisées par le gouvernement, Moctar ould Diaye a fait un focus sur un deuxième atelier dont le travail est axé sur les réformes “un document sur le développement de la  justice, le renforcement de son indépendance, l’amélioration de la situation des professionnels du secteur, le soutien aux ressources humaines et des actions visant l’efficacité des institutions et organes administratifs du secteur”.
Les différentes actions entreprises dans cet atelier se sont concrétisées “par la création d’un Institut Supérieur de la Magistrature (ISM), le renforcement des ressources humaines du secteur avec le recrutement de 20 juges et 21 greffiers, l’augmentation des indemnités du personnel, l’achèvement de la numérisation des actes de procédure pénale, des services d’enregistrement, du casier judiciaire et la construction de sièges pour de nouveaux turbinaux”.
Le gouvernement travaille également sur un plan d’action visant la mise en place de la Stratégie Nationale des Droits de l’Homme (SNDH).
Le chef du gouvernement a aussi évoqué les actions visant à promouvoir à l’accès à l’information dans le cadre du renforcement de la consolidation de la liberté de la presse.
Au sujet du troisième axe, sur la bonne gouvernance, il été procédé “à une révision du cadre réglementaire de lutte contre la corruption : amendement de la loi anti corruption, obligation de la déclaration de patrimoine et d’intérêt, création d’une Autorité Nationale Corruption (ANAC), renforcement du dispositif de prévention et de dissuasion contre les actes de corruption”.
Les efforts du chantier de lutte contre la corruption ont aussi porté sur plus de transparence dans le processus d’adjudication des marchés publics et le problème de la fraude dans l’usage du service public.
 

Amadou Seck Seck
23/01/2026