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Réponse de Messaoud à Ladji : les négros africains n’ont pas été reconnaissants

Jeudi 11 Avril 2024

Messaoud ould Boulkheir, leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), ancien président de l’assemblée nationale et figure historique du mouvement pour l’émancipation des esclaves « El Hor » réfute les arguments de la défection de plusieurs cadres originaires de la vallée du fleuve Sénégal, qui ont touché les rangs de son parti au cours des dernières semaines.


Il rappelle sa participation active au combat de la communauté négro africaine et la défense constante des droits de tous les mauritaniens victimes d’oppression et déplore l’absence de « reconnaissance » des cadres ressortissants de la vallée, contredisant au passage les arguments avancé s par Ladji Traoré, ancien Secrétaire Général de l’APP, pour justifier les défections massives ayant touché les rangs du parti.
Parmi les griefs à l’origine de leur démission, les cadres originaires de la vallée dénoncent l’opposition de l’APP au principe de l’officialisation des langues nationales








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Mauritanie/Mali : vivement tension militaire à la frontière

La longue frontière entre la Mauritanie et le Mali, située au Sud-Est de Nouakchott, est au centre d’une vive tension ce mardi, à l’origine du déploiement par Nouakchott, de plusieurs unités de l’armée et de la garde nationale.

Cette décision des autorités mauritaniennes, intervient après une série d’incidents, notamment l’entrée de l’armée malienne, dans des villages habités par des populations mauritaniennes pour démonter des antennes relais-infrastructures de télécommunications visant à rapprocher les populations périphériques des grands centres urbains.
Les localités situées sur le théâtre des opérations menées par l’armée malienne, seraient situées sur le territoire de ce pays, selon Bamako.
La zone frontalière entre les deux (2) pays, aux contours imprécis, faute d’un tracé admis de tous, est le théâtre d’une tension récurrente depuis le 26 mars dernier.
Une date marquée par un événement tragique, avec des éleveurs mauritaniens, victimes d’exécutions sommaires côté malien, suite à des opérations menées par l’armée et des supplétifs russes de l’Africa Korps.
Le gouvernement mauritanien a donné des consignes de sécurité aux transhumants de ne plus se rendre en territoire malien.
La télévision d’état du Mali a diffusé “des images d’interception de camions venant de Mauritanie” présentés comme “un soutien logistique” aux groupes armés.
Des allégations réfutées par Nouakchott.
Ce contexte sécuritaire, induit une déstabilisation, qui se traduit par un drame humain pour les populations, victimes de graves exactions.
 Une escalade diplomatique ponctuée par des convocations d’ambassadeurs pour exprimer de vives protestations, au delà de laquelle Nouakchott et Bamako, tentent malgré tout, de jouer la carte de l’apaisement, pour préserver des relations séculaires vitales pour des populations disséminées autour d’une interminable frontière aux contours et limites très floues.
 

Amadou Seck Seck
15/04/2026