Menu

Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA) : bilan de l’année 2024

Vendredi 20 Décembre 2024

Le Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA), a connu une année 2024 riche en événements, qui rendrait fiers tous les dirigeants des institutions portuaires sous régionales, au crépuscule d’une année, avec l’obligation de dresser un bilan pour trouver les repères permettant une projection dans l’avenir et ouvrir les perspectives de programmation du développement des activités.


Le Directeur Général du Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA), maître Sidi Mohamed ould Maham, et la dynamique équipe qui l’entoure, adoptent  une stratégie novatrice pour le développement des activités d’une infrastructure dont ils ont  compris que l’avenir réside dans la modernisation des solutions maritimes, portuaires et logistiques, qui fécondent toutes les zones desservis : Nouakchott, les régions de la Mauritanie, l’inter land  malien….

 Le site officiel du PANPA présente l’institution comme « le premier Port commercial  public au Sud du Sahara,  situé au  carrefour des voies maritimes entre  l’Europe, l’Afrique et les 2 Amérique, jouissant d’une position géographique hautement privilégiée. Sa localisation à 15 kilomètres de Nouakchott, ainsi que son ouverture  sur les quatre (4) principaux axes du pays, font de lui un port dégagé et sécurisé.

Un positionnement idéal, conjugué avec sa superficie de 14.672 hectares, qui  constitue l’un des avantages majeurs  et multiples de cet établissement portuaire ».

 

               Début d’année pied au plancher

Le Port autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA),  a eu un agenda plein  au cours de cette année 2024.

Un départ pied au plancher, avec la célébration de la première rencontre annuelle  de la communauté portuaire, placée sous le thème « honorer le passé et naviguer vers l’avenir » au soir du dimanche 07 janvier 2024.

Cette manifestation s’est déroulée en présence du Ministre de l’Equipement et des Transports,  du Secrétaire Général du Ministère des Finances,  du Directeur Général du Port, maitre Sidi Mohamed ould Maham, de plusieurs personnalités issues de l’écosystème portuaire et de nombreux invités.

Un événement dont l’organisation « rentre dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie de management résolument tournée vers l’avenir  et qui marque la naissance d’une tradition appelée à se perpétuer en vue de donner aux acteurs portuaires (personnel de l’administration, opérateurs économiques) l’occasion d’une concertation et d’un échange régulier, pour permettre au port de Nouakchott,  de servir de pôle d’attraction des activités nationales et sous régionales et lui donner un visage maritime digne de la Mauritanie » pays doté d’une façade atlantique de 700 kilomètres.

Un autre événement marquant du début de la 24é année du troisième millénaire dans les activités du Port Autonome de Nouakchott dit  Port de l’Amitié (PANPA), a été la réception d’une délégation  européenne de haut niveau, composée de 42 opérateurs dans le domaine de l’hydrogène vert, qui effectuait une visite d’affaires  en Mauritanie, les 25 et 26 avril 2024.

Cette visite a permis à la délégation d’investisseurs, composée de ressortissants de l’espace UE « de constater les efforts de modernisation d’une infrastructure, qui joue un rôle essentiel dans l’économie du pays et les échanges commerciaux internationaux de la Mauritanie ».

Le Directeur Général du Port Autonomie, dit Port de l’Amitié (PANPA), maitre Sidi Mohamed ould Maham, a aussi  effectué une importante visite à Alexandrie (Egypte), du 03 au 06 mars 2024, pour s’informer de la mission et du fonctionnement de l’Académie Arabe des Sciences, de la Technologie et des Transports Maritimes (AASTTM), implantée dans cette cité des bords de la Méditerranée.  

             Un deuxième semestre marqué par d’importantes activités

A l’image de la première partie de l’année 2024 du port de Nouakchott, le deuxième semestre de l’institution portuaire a également enregistré d’importantes activités. L’événement phare de cette période a été l’inauguration du centre de santé de la fondation de l’institution portuaire, le mardi 27 août 2024, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence  des ministres de l’équipement et des transports, de la pêche et de l’économie maritime, de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration et du Directeur Général du Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA), maitre Sidi Mohamed ould Maham

Cette nouvelle formation sanitaire est composée de sept (7) pièces : deux (2) bureaux pour les consultations externes, deux (2) sales pour l’hospitalisation des patients, un laboratoire équipé, une unité de radiologie, une ambulance équipée…

Ce centre, animé par un personnel de haute qualification, est géré par l’Office National de la Médecine du Travail (ONMT) et « devrait grandement contribuer à l’accès aux soins des cadres et agents du port, à travers une prise en charge médicale de qualité, avec des retombées positives sur le rendement du personnel et les résultats de l’institution ».

Autre fait marquant de l’année, une  délégation  de haut niveau de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), une agence de l’ONU, a effectué une visite d’information et d’inspection au port, le 17 octobre 2024, se rendant sur les différentes installations portuaires, après  avoir suivi un film  documentaire qui présente l’ensemble des services.

Le Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA) a aussi  reçu  une visite du président  de l’Académie  Arabe des Sciences,  de la Technologie et des Transports Maritimes (AASTTM), Ismaël Abdel Ghafar Ismael Farag , qui a fait  un constat flatteur  sur les  infrastructures portuaires et la volonté de modernisation, le 25 octobre 2024.    

   Parmi les autres activités menées par le Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’Amitié (PANPA), vers la fin de cette année 2024, on peut également noter le  lancement, le 04 novembre,  de la deuxième promotion du programme « Train For Trade » de gestion portuaire, issu du réseau francophone de la CNUCED, auquel la Mauritanie est associée. Ce programme se déploie sous la forme d’ateliers  d’initiation et de renforcement des capacités dans le domaine du commerce international, avec la participation de 22 cadres des ports de Nouakchott et de NDiaogo.

On peut aussi noter dans ce bilan, une  audience accordée par le Directeur Général du port de Nouakchott, maitre Sidi Mohamed, à une délégation de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA), composée du Directeur Général pour l’Afrique au  département de la coopération technique, et du représentant du programme mauritanien auprès de l’agence,  dans l’après midi  mardi 17 décembre.

La visite en Mauritanie de cette délégation vise « à développer la coopération dans le domaine de la détection des sources d’énergie nucléaire et de leur protection au sein du port,  principal point de transit du pays et levier de développement des activités commerciales ».

Un événement qui sonne comme le dernier épilogue d’une année pleine et entière  de travail pour l’institution portuaire. 


Amadou Seck Seck






Oumou Kane investie représentante pays du RIFS

05/10/2026

Mondial 2026 : le Sénégal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prévient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC Barkéol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrès

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz López Garai à la tête de la sélection nationale “A” de Mauritanie (Communiqué)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine…

11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Flux RSS



Inscription à la newsletter

UNE CIRCULAIRE, UN SIGNAL: À PROPOS DE LA NOTE DU NOUVEAU MINISTRE DE LA CULTURE SUR L'USAGE EXCLUSIF DE L'ARABE Gourmo Abdoul Lô

Vingt-quatre heures après sa prise de fonction, le nouveau ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, a signé une circulaire. Elle impose à ses services l'usage de l'arabe dans l'ensemble des correspondances et documents adressés à son cabinet, à l'exclusion des autres langues en usage dans le pays. Sont ainsi écartés le pulaar, le soninké et le wolof, langues nationales, ainsi que le français, seconde langue de travail de fait. Une telle célérité ne relève pas de la gestion courante. Tout porte à croire que le ministre arrivait avec ce programme déjà prêt dans ses bagages. Il s'agit d'un acte politique, et il doit être lu comme tel.
Un calendrier qui interroge
Le moment choisi rend cette circulaire d'autant plus provocante. Le pays est à la veille d'un dialogue national dont l'un des sujets clés porte précisément sur le statut des langues nationales : leur égalité ou leur hiérarchisation. Trancher la question par circulaire à quelques jours de ce dialogue revient à préempter le débat. C'est aussi signifier aux participants que les jeux sont faits avant même qu'ils ne s'asseyent à la table. Est-ce crédibiliser l'engagement du Chef de l'Etat et des autres acteurs pour un dialogue inclusif en vue d'une réelle entente nationale?
Le moment est également celui où la Mauritanie a officiellement présenté la candidature de Mme Coumba Bâ au poste de Secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, à quelques semaines du Sommet de Phnom Penh. La candidate a déjà dû répondre aux interrogations sur le recul du français dans notre pays et sur l'apparente contradiction avec sa candidature. Le porte-parole du gouvernement lui-même vient d'en fournir une illustration éclatante, au plus mauvais moment. Voudrait-il saborder la candidature de Coumba Bâ, il ne s'en serait pas pris autrement.
Le ministre avait-il en tête cette double échéance ? Faut-il voir dans sa circulaire une double réponse : au dialogue national, pour en fermer par avance l'un des chantiers, et à la candidature francophone de son propre pays, pour en affaiblir la portée ? Si tel est le cas, la question devient grave. Un membre du gouvernement peut-il contrarier ouvertement une candidature portée au plus haut niveau de l'État ? Si tel n'est pas le cas, l'incohérence n'en est que plus préoccupante, car elle révèle un gouvernement qui ne parle pas d'une seule voix sur un sujet aussi sensible.
Une décision sans la moindre concertation
Le premier trait de cette circulaire est l'absence totale de concertation. Aucun échange n'a eu lieu avec les cadres du département, avec les acteurs culturels ni avec les professionnels des médias. Les milieux particulièrement concernés par la question linguistique n'ont pas davantage été consultés. Or ce ministère n'est pas un département comme les autres. Par ses missions, il est en première ligne dans la lutte contre les discriminations : la culture, qui doit refléter la diversité du peuple mauritanien ; la communication, qui doit s'adresser à tous les citoyens dans leurs langues ; les relations avec le Parlement, qui touchent à l'expression de la représentation nationale. C'est précisément dans ce département que la prudence et le dialogue s'imposaient le plus. C'est là qu'on a choisi la méthode inverse.
Une rupture avec l'action du prédécesseur
Cette démarche tranche nettement avec celle de l'ancien ministre, El Houssein Ould Medou. Ses efforts en faveur de la réhabilitation et de la promotion des langues nationales, notamment dans les médias publics, ont été salués de tous. En une journée, son successeur envoie un signal contraire. Il faut alors se demander si la politique de l'État en la matière dépend désormais de l'humeur de chaque titulaire du portefeuille. L'action publique ne peut se défaire et se refaire au gré des remaniements sur une question aussi fondamentale pour la cohésion nationale.
Le Parlement, prochain terrain de la bataille des langues ?
L'inquiétude est d'autant plus légitime que ce ministre est aussi chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. Or, à l'Assemblée nationale, les quatre langues nationales et le français sont en usage. Cet acquis permet à chaque représentant du peuple de s'exprimer et d'être compris. En toute logique, rien n'interdit de penser que le ministre pourrait chercher à porter la « bataille des langues » jusque dans l'hémicycle. Ce serait toucher au cœur même de la représentation démocratique.
De quel droit, et avec quel mandat ?
Le ministre invoquera sans doute l'article 6 de la Constitution, qui fait de l'arabe la langue officielle. L'argument est plus fragile qu'il n'y paraît. Proclamer une langue officielle est une chose. Définir le régime juridique qui en découle en est une autre. La Constitution pose un principe, mais elle n'en tire aucune conséquence précise. Elle ne dit rien des rapports entre la langue officielle et les autres langues nationales, que le même article reconnaît à égalité de dignité : le pulaar, le soninké et le wolof. Elle ne dit rien non plus du sort d'une langue en usage officiel dans l'administration depuis des décennies : le français.
Car le français n'est pas un simple usage de fait. De nombreux textes nationaux s'y réfèrent ou ont été adoptés et publiés en français : les textes relatifs à l'état civil, nos principaux codes et une large part de l'arsenal législatif et réglementaire. Une pratique administrative constante, appuyée par la loi elle-même, constitue un véritable fondement juridique. Tant qu'aucune loi spécifique n'est venue définir le régime des langues dans l'administration et abroger cet usage, celui-ci demeure. Ce n'est certainement pas une circulaire ministérielle, acte de rang inférieur, qui peut y mettre fin.
Le principe de la hiérarchie des normes ne souffre pas d'exception. Ce qu'une pratique consacrée par la loi a établi, seule la loi peut le défaire. Une telle loi suppose un débat parlementaire, donc une concertation nationale. C'est précisément ce que la circulaire s'est dispensée de faire.
La portée de la mesure dépasse d'ailleurs de loin le cadre d'un seul département. Elle engage la politique linguistique de l'État tout entier. Pourquoi alors ne concerne-t-elle qu'un seul ministère ? Si elle relève de la politique du gouvernement, pourquoi n'a-t-elle pas été prise à l'échelle de l'ensemble des départements, par l'autorité compétente ? Si elle n'en relève pas, le ministre a-t-il agi de sa propre initiative ? A-t-il reçu un feu vert de plus haut ? Dans un cas comme dans l'autre, le gouvernement doit des clarifications à l'opinion.
Un double langage qui décrédibilise toute réforme
Ce sont des actes de cette nature qui ruinent la crédibilité de tout effort sérieux de réforme en matière de cohésion sociale et d'unité nationale. Comment croire aux discours sur le vivre-ensemble quand un membre du gouvernement, au premier jour de son mandat, pose un acte d'exclusion ?
Le français fait en réalité l'objet d'un véritable double langage et d'un double statut. Officiellement, on le relègue et on le marginalise. Dans les faits, il garde une place importante dans le système éducatif. Il reste aussi déterminant dans les examens et concours qui donnent accès aux postes les plus recherchés et les plus techniques de l'administration publique. La langue que l'on prétend écarter des correspondances administratives demeure ainsi une clé de la promotion sociale et professionnelle.
Ce double statut se lit jusque dans les choix de l'élite au pouvoir. Celle-ci se livre à une course effrénée pour que ses enfants suivent des cursus en français, notamment à l'étranger. On prône l'exclusion du français pour les enfants des autres, et on le garantit aux siens. Cette politique ne réduit pas les inégalités. Elle les organise, au détriment de ceux qui n'ont pas les moyens d'échapper aux règles qu'on leur impose.
Pour une véritable souveraineté linguistique
Il est temps de cesser de jouer avec l'avenir de nos enfants et de notre pays. Il faut regarder la réalité en face. La Mauritanie n'a pas besoin d'une guerre des langues. Elle doit conquérir sa pleine souveraineté linguistique. Pour cela, elle doit rompre avec les manœuvres et avec l'instrumentalisation des émotions des uns et des autres.
Cette souveraineté passe par une politique linguistique concertée, issue du dialogue national, définie par la loi et assumée au plus haut niveau. Cette politique doit consacrer l'arabe comme langue officielle de référence comme l'y prédispose la nouvelle loi de l'éducation nationale . Elle doit aussi officialiser le pulaar, le soninké et le wolof, afin que l'égale dignité des langues nationales cesse d'être une simple proclamation et devienne une réalité juridique. Elle doit enfin organiser avec lucidité la place du français et garantir qu'aucun citoyen ni aucun agent public ne soit pénalisé en raison de la langue dans laquelle il a été formé.
Le gouvernement ne peut rester muet et indifférent face à une circulaire ouvertement attentatoire à l'unité nationale. À moins d'admettre qu'il en est le véritable auteur. Auquel cas, qu'à cela ne tienne : qu'il l'assume publiquement, et que chacun en tire les conséquences.
Gourmo Abdoul Lô 20 octobre 2026
 

21/10/2026