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OLAN en sit-in à la place de la liberté

Vendredi 22 Décembre 2023

Les responsables, militants et sympathisants de l’Organisation pour
l’Officialisation des Langues Nationales (OLAN) : Peul, Soninké et Wolof,
étaient en sit-in à la « Place de la Liberté » située entre la présidence de la
République et l’Assemblée Nationale, mercredi.


Ces hommes et ces femmes ont investi cet endroit, qui ressemble de plus en plus
à un mur des lamentations du fait du nombre important de manifestation
qu’elle accueille, pour réclamer l’officialisation et l’introduction dans le
système éducatif des langues nationales, le Peul, le Soninké et le Wolof.
Un rassemblement au cours duquel les activistes d’OLAN ont dénoncé les
conséquences de l’introduction de la loi d’orientation adoptée en juillet
2022 « qui a scellé le sort des langues nationales et imposé autoritairement
l’arabe langue officielle » avec des effets de plus en plus visibles dans le cycle
primaire « d’une politique linguistique arbitraire, qui dénie à une partie des
jeunes le droit d’accéder à l’éducation par leur langue ».

Amadou Seck Seck






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Mauritanie/Mali : vivement tension militaire à la frontière

La longue frontière entre la Mauritanie et le Mali, située au Sud-Est de Nouakchott, est au centre d’une vive tension ce mardi, à l’origine du déploiement par Nouakchott, de plusieurs unités de l’armée et de la garde nationale.

Cette décision des autorités mauritaniennes, intervient après une série d’incidents, notamment l’entrée de l’armée malienne, dans des villages habités par des populations mauritaniennes pour démonter des antennes relais-infrastructures de télécommunications visant à rapprocher les populations périphériques des grands centres urbains.
Les localités situées sur le théâtre des opérations menées par l’armée malienne, seraient situées sur le territoire de ce pays, selon Bamako.
La zone frontalière entre les deux (2) pays, aux contours imprécis, faute d’un tracé admis de tous, est le théâtre d’une tension récurrente depuis le 26 mars dernier.
Une date marquée par un événement tragique, avec des éleveurs mauritaniens, victimes d’exécutions sommaires côté malien, suite à des opérations menées par l’armée et des supplétifs russes de l’Africa Korps.
Le gouvernement mauritanien a donné des consignes de sécurité aux transhumants de ne plus se rendre en territoire malien.
La télévision d’état du Mali a diffusé “des images d’interception de camions venant de Mauritanie” présentés comme “un soutien logistique” aux groupes armés.
Des allégations réfutées par Nouakchott.
Ce contexte sécuritaire, induit une déstabilisation, qui se traduit par un drame humain pour les populations, victimes de graves exactions.
 Une escalade diplomatique ponctuée par des convocations d’ambassadeurs pour exprimer de vives protestations, au delà de laquelle Nouakchott et Bamako, tentent malgré tout, de jouer la carte de l’apaisement, pour préserver des relations séculaires vitales pour des populations disséminées autour d’une interminable frontière aux contours et limites très floues.
 

Amadou Seck Seck
15/04/2026