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Le parquet dément des rumeurs sur le trafic de drogue et le blanchiment

Mardi 15 Octobre 2024

Le Parquet de la République près le tribunal de la wilaya de Nouakchott Ouest, dément des rumeurs persistantes sur des pratiques de trafic de drogue et de blanchiment de capitaux, véhiculées depuis quelques semaines, à travers un communiqué publié lundi.


Le parquet dément des rumeurs sur le trafic de drogue et le blanchiment
Cette déclaration est l’aboutissement « d’une enquête multisectorielle » impliquant des magistrats et les représentants des organes de contrôle « pour garantir la transparence et l’exactitude » de l’opération.
 Elle a permis d’entendre toutes les personnes  concernées « avec un examen approfondi des éléments de preuves, notamment des documents et d’autres pièces ».
Ainsi « après avoir accompli toutes les étapes prévues par la procédure légale » les enquêteurs « n’ont trouvé aucune preuve ou indication, permettant d’étayer  des allégations de trafic de drogue ou de blanchiment de capitaux, et par conséquent aucune poursuite n’est justifiée » dans le cadre du traitement de cette affaire.
Cependant « l’enquête menée a révélé que certaines actions liées au transfert de fonds, ont eu lieu en dehors du cadre légal. Ce qui nécessite de prendre les mesures nécessaires pour corriger la situation, en ordonnant aux parties concernées de se conformer strictement aux lois et règlements en vigueur».
Cette enquête fait suite à des accusations de trafic de drogue et de blanchiment  proférées par le blogueur Abderahmane ould Weddady contre une famille classée dans le jet set de Nouakchott.
Interpellé par la gendarmerie il y a quelques jours, suite à la plaine d’un certain Taleb Bouya ould Cheikh Ayah,  le blogueur a affirmé que cette action n’a pas de rapport avec les révélations à l’origine de l’enquête objet du communiqué du parquet.        
 







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Sénégal: Une visite d’Emmanuel Macron sur une ligne de crête les 30 et 31 octobre prochains EXCLUSIF (Par Confidentiel Afrique) ISMAEL AIDARABy ISMAEL AIDARA2 octobre 2026

Le président français Emmanuel Macron s’apprête à faire son grand retour au Sénégal, un pays où il ne s’est pas rendu depuis son premier mandat. Ce déplacement annoncé les 30 et 31 octobre 2026 selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, intervient alors que la France a vu son influence historique s’effondrer dans plusieurs de ses anciens bastions africains. Détails exclusifs

Confidentiel Afrique en exclusivité est parvenu à décadenasser l’agenda du locataire de l’Élysée qui foulera le sol sénégalais du 30 au 31 octobre prochain.
Selon des informations bien sourcées obtenues par Confidentiel Afrique, l’Élysée devra formellement informer avant la fin de ce week-end le cabinet présidentiel sénégalais pour prendre les dispositions d’accueillir le Chef de l’État français Emmanuel MACRON.
Dans ce contexte, Dakar représente un enjeu géopolitique crucial : le Sénégal reste l’un des derniers partenaires stratégiques de Paris en Afrique de l’Ouest, à l’heure où l’avenir de la Côte d’Ivoire post-Alassane Ouattara (ADO) suscite des interrogations, et alors que la France a récemment réussi à normaliser ses relations avec le Maroc.
Prévu du 30 au 31 octobre 2026, ce déplacement s’inscrit dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). L’objectif politique majeur sera de redynamiser l’axe Dakar-Paris à travers un programme dense :
Mémoire et jeunesse : Une séquence forte à Thiaroye, banlieue symbolique, axée sur l’histoire et les nouvelles générations.
Sécurité : Un soutien aux actions de déminage anti-personnel en Casamance.
Économie : Des échanges avec les entrepreneurs français et un appui face aux difficultés du Sénégal à honorer ses dettes auprès de certaines entreprises tricolores.
Culture : La remise de la Légion d’honneur aux icônes musicales Youssou N’Dour et Baba Maal.
Visite hautement stratégique et sensible
Toutefois, le calendrier de cette visite s’avère particulièrement sensible. Programmée à la veille des élections législatives sénégalaises, la venue du président français pourrait bousculer la politique locale. Si elle peut conforter le président Bassirou Diomaye Faye, elle court aussi le risque d’être instrumentalisée par son ancien premier ministre Ousmane Sonko, figure de proue du souverainisme.
Une posture souverainiste sous le feu des critiques
L’ancien premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko se targue ouvertement d’avoir imposé le départ de l’armée française du territoire sénégalais, une décision qu’il qualifie d’acte purement souverain. Cependant, ses détracteurs dénoncent régulièrement une forme de populisme et une indulgence coupable face aux violences passées. Ses opposants rappellent notamment qu’il n’a jamais formulé de regrets ou d’excuses claires à la suite des violents pillages ayant ciblé des enseignes françaises comme Auchan lors des émeutes de 2021. À l’époque, il avait minimisé selon ses détracteurs ces attaques en les attribuant à la détresse sociale plutôt qu’à des motivations politiques, éludant ainsi la portée anti-française de ces saccages.
Cette double dynamique- la revendication d’une rupture stratégique d’un côté, et le passif non assumé des violences urbaines de l’autre- fait de cette visite d’Emmanuel Macron un exercice diplomatique de haute voltige.

Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)

03/10/2026