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L’interminable calvaire de la coupure des données mobiles d’Internet

Mardi 9 Juillet 2024

Les usagers mauritaniens sont privés des données mobiles de l’Internet depuis plus d’une semaine. Une décision des autorités prises dans la foulée de la tourmente née de la contestation des résultats du scrutin présidentiel du 29 juin 2024. Ces chiffres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), confirmés par le Conseil Constitutionnel, donnent la victoire au candidat Mohamed Cheikh El Ghazouani, avec 56,12%. Classé deuxième avec 22,12% des suffrages. Une situation post élection présidentielle très tendue   qui a finalement débordé sur le champ de la violence politique, avec un bilan de plusieurs centaines d’arrestations et les morts de Kaedi. Des victimes au sujet desquelles le ministère de l’intérieur avance un chiffre de trois, alors que d’autres sources parlent de 4 morts et même plus. Au-delà de la comptabilité macabre, on s’interroge sur la fin des dégâts collatéraux de la situation sécuritaire, mais personne n’avance encore de date pour le rétablissement des données mobiles de l’Internet. Dans ce contexte, l’interrogation légitime porte sur le préjudice
L’énorme préjudice subi par les usagers qui ne seront jamais indemnisés, contrairement aux opérateurs de téléphonie mobile dont on suppose que le cahier prévoit des compensations en pareilles circonstances.
 







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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026