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L’interminable calvaire de la coupure des données mobiles d’Internet

Mardi 9 Juillet 2024

Les usagers mauritaniens sont privés des données mobiles de l’Internet depuis plus d’une semaine. Une décision des autorités prises dans la foulée de la tourmente née de la contestation des résultats du scrutin présidentiel du 29 juin 2024. Ces chiffres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), confirmés par le Conseil Constitutionnel, donnent la victoire au candidat Mohamed Cheikh El Ghazouani, avec 56,12%. Classé deuxième avec 22,12% des suffrages. Une situation post élection présidentielle très tendue   qui a finalement débordé sur le champ de la violence politique, avec un bilan de plusieurs centaines d’arrestations et les morts de Kaedi. Des victimes au sujet desquelles le ministère de l’intérieur avance un chiffre de trois, alors que d’autres sources parlent de 4 morts et même plus. Au-delà de la comptabilité macabre, on s’interroge sur la fin des dégâts collatéraux de la situation sécuritaire, mais personne n’avance encore de date pour le rétablissement des données mobiles de l’Internet. Dans ce contexte, l’interrogation légitime porte sur le préjudice
L’énorme préjudice subi par les usagers qui ne seront jamais indemnisés, contrairement aux opérateurs de téléphonie mobile dont on suppose que le cahier prévoit des compensations en pareilles circonstances.
 







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Les députés Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Achour condamnées à 4 ans de prison ferme

Les députés Mariam mint Cheikh Dieng et Ghamou Achour, ont été condamnées à 4 ans de prison ferme “pour attroupement illégal, dénonciation calomnieuse et atteinte aux symboles nationaux ” au cours d’une audience de flagrant délit, tenue par la chambre correctionnelle du tribunal de Nouakchott Sud, lundi, a annoncé dans la soirée, le collectif des avocats de la défense des 2 élues.
Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Achour, militantes de l’Initiative du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députés sous les couleurs du parti “Sawab” ont été arrêtées suivant une procédure du flagrant délit contestée, sur la base de la loi de 2016, relative aux cybers infractions, il y a 2 semaines.
Commentant le verdict du lundi 04 mai 2026, le collectif des avocats de la défense, au sein duquel on note plusieurs ténors du barreau de Mauritanie, Ahmed Youssouf Cheikh Sidya, ancien bâtonnier, Yarba Ahmed Saleh, Cheikh ould Hindi, ex bâtonnier, Moctar ould Ely....a relevé une forêt “d’entorses et de violations des règles de procédure” à l’origine de son retrait du procès, en signe de protestation.
Les avocats ont également annoncé la décision de faire appel, pour obtenir l’annulation du verdict.
Avant les débats sur le fond, la défense avait soulevé plusieurs exceptions de nullité pour anéantir la procédure “la notion de flagrant délit mentionnée dans le règlement intérieur de l’assemblée nationale, pour justifier éventuellement la levée de l’immunité parlementaire, est totalement différente de celle prévue par le Code de Procédure Pénal. La première ne couvre qu’un seul cas, à savoir l’arrestation du député au moment de la commission des faits, tandis que la seconde englobe 4 cas distincts, sur lesquels le parquet se fonde aujourd’hui curieusement pour engager des poursuites contre les 2 députés”.
Ainsi, le collectif estime “qu’il est matériellement impossible de concevoir la réunion de 3, des infractions reprochées à nos clientes, que ce soit en situation de flagrance ou dans toute autre configuration procédurale”.
Les avocats évoquent l’absence d’un Officier de Police Judiciaire, pour constater le flagrant délit et la non identification de la personne, qui aurait été victime de la dénonciation mensongère dans les circonstances objet de la procédure “pour caractériser l’infraction”.
Par ailleurs, le collectif relève “la complexité de l’intelligence artificielle, pour permettre d’établir formellement, l’attribution d’un enregistrement numérique à une personne sans procéder à une enquête sur les faits, ou un aveu de l’intéressé, dans un environnement virtuel, donc en absence de situation réelle”.
La défense déplore enfin “une requalification des faits, sans en informer au préalable les prévenues”.
 

Amadou Seck Seck
05/05/2026