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Ira dénonce une arrestation et une disparition parmi ses militants

Lundi 16 Décembre 2024

L’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste –IRA/ONG de défense des droits humains, dénonce vivement une arrestation d’un militant, Saha Sidi Ali, inscrit dans les sections de Guerou et de Toujounine, et une disparition forcée pendant plusieurs heures, d’une autre personnalité, dont l’identité n’a pas été révélée, dans un communiqué publié dimanche en début de soirée.


Le document condamne vivement des actes « d’agression systématique, portant atteinte à la liberté de citoyens, défenseurs des droits humains  et lanceurs d’alertes ».
 Dans les détails l’ONG abolitionniste,  fustige  la méthode suivant laquelle le  militant dont l’identité n’est divulgué,   a été enlevé « placé dans un endroit secret, d’où il est sorti méconnaissable, juste  avant l’aube, après avoir été obligé de faire des aveux avilissants que les renseignements généraux  ont largement  diffusé sur les Réseaux Sociaux (WhatsApp, Face book, Tik Tok) ».
Le communiqué condamne  ces arrestations comme « des kidnappings » opérés avec l’instrumentalisation des forces de l’ordre, dont certains trouvent des suites judiciaires  grâce à  la complaisance des magistrats, debout et même parfois aussi, créant une chaîne « de l’arbitraire » qui porte gravement atteinte à une liberté fondamentale, celle du droit à l’expression de son opinion, pour tout citoyen.       
 







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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026