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Ira dénonce une arrestation et une disparition parmi ses militants

Lundi 16 Décembre 2024

L’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste –IRA/ONG de défense des droits humains, dénonce vivement une arrestation d’un militant, Saha Sidi Ali, inscrit dans les sections de Guerou et de Toujounine, et une disparition forcée pendant plusieurs heures, d’une autre personnalité, dont l’identité n’a pas été révélée, dans un communiqué publié dimanche en début de soirée.


Le document condamne vivement des actes « d’agression systématique, portant atteinte à la liberté de citoyens, défenseurs des droits humains  et lanceurs d’alertes ».
 Dans les détails l’ONG abolitionniste,  fustige  la méthode suivant laquelle le  militant dont l’identité n’est divulgué,   a été enlevé « placé dans un endroit secret, d’où il est sorti méconnaissable, juste  avant l’aube, après avoir été obligé de faire des aveux avilissants que les renseignements généraux  ont largement  diffusé sur les Réseaux Sociaux (WhatsApp, Face book, Tik Tok) ».
Le communiqué condamne  ces arrestations comme « des kidnappings » opérés avec l’instrumentalisation des forces de l’ordre, dont certains trouvent des suites judiciaires  grâce à  la complaisance des magistrats, debout et même parfois aussi, créant une chaîne « de l’arbitraire » qui porte gravement atteinte à une liberté fondamentale, celle du droit à l’expression de son opinion, pour tout citoyen.       
 







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Les députés Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Achour condamnées à 4 ans de prison ferme

Les députés Mariam mint Cheikh Dieng et Ghamou Achour, ont été condamnées à 4 ans de prison ferme “pour attroupement illégal, dénonciation calomnieuse et atteinte aux symboles nationaux ” au cours d’une audience de flagrant délit, tenue par la chambre correctionnelle du tribunal de Nouakchott Sud, lundi, a annoncé dans la soirée, le collectif des avocats de la défense des 2 élues.
Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Achour, militantes de l’Initiative du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députés sous les couleurs du parti “Sawab” ont été arrêtées suivant une procédure du flagrant délit contestée, sur la base de la loi de 2016, relative aux cybers infractions, il y a 2 semaines.
Commentant le verdict du lundi 04 mai 2026, le collectif des avocats de la défense, au sein duquel on note plusieurs ténors du barreau de Mauritanie, Ahmed Youssouf Cheikh Sidya, ancien bâtonnier, Yarba Ahmed Saleh, Cheikh ould Hindi, ex bâtonnier, Moctar ould Ely....a relevé une forêt “d’entorses et de violations des règles de procédure” à l’origine de son retrait du procès, en signe de protestation.
Les avocats ont également annoncé la décision de faire appel, pour obtenir l’annulation du verdict.
Avant les débats sur le fond, la défense avait soulevé plusieurs exceptions de nullité pour anéantir la procédure “la notion de flagrant délit mentionnée dans le règlement intérieur de l’assemblée nationale, pour justifier éventuellement la levée de l’immunité parlementaire, est totalement différente de celle prévue par le Code de Procédure Pénal. La première ne couvre qu’un seul cas, à savoir l’arrestation du député au moment de la commission des faits, tandis que la seconde englobe 4 cas distincts, sur lesquels le parquet se fonde aujourd’hui curieusement pour engager des poursuites contre les 2 députés”.
Ainsi, le collectif estime “qu’il est matériellement impossible de concevoir la réunion de 3, des infractions reprochées à nos clientes, que ce soit en situation de flagrance ou dans toute autre configuration procédurale”.
Les avocats évoquent l’absence d’un Officier de Police Judiciaire, pour constater le flagrant délit et la non identification de la personne, qui aurait été victime de la dénonciation mensongère dans les circonstances objet de la procédure “pour caractériser l’infraction”.
Par ailleurs, le collectif relève “la complexité de l’intelligence artificielle, pour permettre d’établir formellement, l’attribution d’un enregistrement numérique à une personne sans procéder à une enquête sur les faits, ou un aveu de l’intéressé, dans un environnement virtuel, donc en absence de situation réelle”.
La défense déplore enfin “une requalification des faits, sans en informer au préalable les prévenues”.
 

Amadou Seck Seck
05/05/2026