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Fuite de gaz sur GTA : l’ONG Zakia réclame l’ouverture d’une enquête

Mercredi 19 Mars 2025

L’ONG Zakia, dédiée à la protection de l’environnement marin, réclame l’ouverture d’une enquête, après la fuite de gaz, survenue le 19 février dernier, sur le champ offshore transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim(GTA), en partage entre la Mauritanie et le Sénégal, dans une correspondance adressée à la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, dont une copie a été transmise à « Nouakchott Times».


A travers la lettre, l’ONG « exprime ses vives préoccupations au sujet de l’incident sur GTA,  qui a duré 4 semaines avant d’être colmatée. Un événement source de vives inquiétudes, quant à la capacité de BP à gérer ce projet, d’autant plus que le démarrage de  son exploitation a connu de multiples retards ».
Par ailleurs, l’ONG Zakia rappelle sa position initiale au sujet de GTA  dont« l’étude d’impact environnemental  semble insuffisant et mal adapté aux spécificités du contexte mauritanien.
En effet, plusieurs espèces mentionnées dans cette étude, ne sont pas présentes en Mauritanie. Ce qui soulève des questions sur la rigueur et la fiabilité de l’analyse de l’impact  environnementale initial.
Ce constat renforce nos préoccupations sur les risques que ce projet pourrait engendrer pour l’environnement et la biodiversité locale ».           
 







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L’honorable député Fraba Ngom de retour dans le Bossea

L’honorable député Farba Ngom est revenu dans son fief, la commune des Agnam, le samedi 9 Mai 2026, au terme d’un voyage ordinaire qui a pris les allures d’une véritable caravane politique, au vu de l’accueil populaire réservé par les populations des différentes localités situées sur un parcours de près de six cents kilomètres. Des sénégalais en liesse, depuis Touba, jusqu’à Agnam, en passant par Dara Djolof, Linguère, Ranerou, Ouro Sogui....

Proche du président Macky Sall dont il représente un des piliers du cercle des intimes, Mahamadou Ngom, dit Farba, revient sur la terre du Fouta, après plus d’une année d’absence forcée, imputable à des ennuis judiciaires liés à une reddition de comptes, transformée en une vulgaire vendetta par le régime PASTEF. Un parti dont le chef, par ailleurs Premier ministre du Sénégal, est venu jusqu’à Agnam, pour annoncer aux populations, sur un tempo digne de la rhétorique des administrateurs coloniaux des années 1910, le prochain embastillement de l’édile de cette grande commune du Bossea. 
La suite se décline à travers un dossier fabriqué par la Cellule Nationale de Traitement des Informations (CENTIF). Une institution anti-blanchiment dévoyée, transformée en outil de traque, loin de sa mission originelle, après le départ de Ramatoulaye Gadio et l’arrivée d’un fonctionnaire des impôts, Ahmadou Bamba Siby, éminent membre du PASTEF. Un politicien, qui mit entièrement la CENTIF au service de l’agenda de vengeance et de revanche d’Ousmane Sonko.
Placé en détention provisoire le 27 Février 2025 pour « association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux », le député-maire des Agnam a été remis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire par la Cour Suprême, confirmant les ordonnances du juge d’instruction et de la Chambre d’accusation financière, le 28 Avril 2026. Des décisions prises par les juges du siège, dont l’exécution avait été retardée pendant plusieurs mois par les recours systématiques du Parquet, qui ressemblent plus à des manœuvres dilatoires visant à prolonger le plus longtemps possible une commande politique.
 Une hypothèse parfaitement illustrée par ce rappel factuel : une affaire de blanchiment présumé de 125 milliards, ridiculement transformée, par les politiciens commanditaires, en une histoire « d’usage de deux téléphones par un détenu », simple infraction au règlement intérieur de l’établissement pénitentiaire.  Un nouveau dossier, sur lequel le député a été entendu pour les besoins d’une enquête préliminaire, en violation de son immunité, et dont toutes les pièces ont été annulées par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar, le 26 Avril, la Cour suprême rejetant le recours du Parquet général, le 28 Avril.
 

Amadou Seck Seck
10/05/2026