Le fil rouge des échanges a été une présentation du Pr Lo Gourmo, vice-président du parti, à travers laquelle il recommande d’aller au-delà des textes, de la cosmétique institutionnelle, pour traiter les inégalités et handicaps historiques dans la pratique économique et sociale
La question haratine et, plus largement, celle des groupes historiquement discriminés, est au cœur de l’avenir de la Mauritanie. Elle ne relève pas d’un débat récent ni d’une simple mobilisation identitaire. Depuis l’indépendance, les forces patriotiques, progressistes et démocratiques l’ont placée au centre du combat contre le féodalisme, l’esclavagisme et les hiérarchies traditionnelles. Pour l’UFP, l’émancipation des Haratines et des autres couches opprimées n’est pas une question périphérique : c’est une condition de l’émancipation nationale elle-même, au regard de leur poids démographique, de leur place économique et de la profondeur historique des rapports sociaux.
Le texte rappelle d’abord la structure du système social mauritanien. Dans les quatre grandes communautés – arabe, haalpulaar, soninké et wolof – la société s’est organisée autour d’un principe d’assignation par la naissance. Le statut, la fonction et les possibilités de promotion sont longtemps restés déterminés dès la naissance. Cette logique, combinée au tribalisme, constitue un frein majeur à la modernisation et à l’égalité républicaine. Or, loin de disparaître, ces logiques se recomposent. Le tribalisme regagne de la visibilité dans l’espace public et une partie de l’élite tend à l’instrumentaliser pour consolider des clientèles politiques. L’esprit de caste pèse toujours sur les mariages, les réseaux économiques et l’accès aux responsabilités.
Concernant spécifiquement les Haratines, le texte insiste sur la nécessité de reconnaître la singularité de leur histoire marquée par l’esclavage et la dépendance. Mais cette reconnaissance ne doit pas conduire à figer une nouvelle frontière ethnique. L’émancipation ne peut pas remplacer une assignation par une autre. Il s’agit de combattre les effets durables des discriminations tout en ouvrant la voie à une citoyenneté qui dépasse les catégories héritées.
Le constat est sévère sur la gestion étatique : réponses ponctuelles, symboliques et usage électoral de la question, sans politique globale et durable. La promotion de quelques personnalités haratines, réelle et importante, ne doit pas masquer la persistance des inégalités dans le foncier, l’école, l’emploi, le crédit et l’accès aux marchés publics. Le texte déplore aussi les contradictions entre la volonté affichée de lutter contre l’esclavage et la répression de certains militants et lanceurs d’alerte.
Pour sortir de ces impasses, l’UFP propose de dépasser deux écueils : minimiser la profondeur des discriminations héritées, ou au contraire tout réduire à une lecture raciale. La réalité est plus complexe : elle mêle statut, classe, accès aux ressources et origine. La solution passe donc par des politiques volontaristes et temporaires : discrimination positive, ciblage territorial et social, justice foncière, accès à la formation et au financement. L’objectif est clair : réduire les écarts jusqu’à rendre ces mécanismes inutiles.
Au-delà des lois, il faut transformer les rapports sociaux et la culture. L’enjeu est de passer d’une société de statuts hérités à une République de citoyens fondée sur le mérite, la liberté individuelle et l’égalité des chances. Libérer ceux que l’histoire a placés en bas de l’échelle, c’est libérer la nation entière des déterminismes de naissance.
La question haratine et, plus largement, celle des groupes historiquement discriminés, est au cœur de l’avenir de la Mauritanie. Elle ne relève pas d’un débat récent ni d’une simple mobilisation identitaire. Depuis l’indépendance, les forces patriotiques, progressistes et démocratiques l’ont placée au centre du combat contre le féodalisme, l’esclavagisme et les hiérarchies traditionnelles. Pour l’UFP, l’émancipation des Haratines et des autres couches opprimées n’est pas une question périphérique : c’est une condition de l’émancipation nationale elle-même, au regard de leur poids démographique, de leur place économique et de la profondeur historique des rapports sociaux.
Le texte rappelle d’abord la structure du système social mauritanien. Dans les quatre grandes communautés – arabe, haalpulaar, soninké et wolof – la société s’est organisée autour d’un principe d’assignation par la naissance. Le statut, la fonction et les possibilités de promotion sont longtemps restés déterminés dès la naissance. Cette logique, combinée au tribalisme, constitue un frein majeur à la modernisation et à l’égalité républicaine. Or, loin de disparaître, ces logiques se recomposent. Le tribalisme regagne de la visibilité dans l’espace public et une partie de l’élite tend à l’instrumentaliser pour consolider des clientèles politiques. L’esprit de caste pèse toujours sur les mariages, les réseaux économiques et l’accès aux responsabilités.
Concernant spécifiquement les Haratines, le texte insiste sur la nécessité de reconnaître la singularité de leur histoire marquée par l’esclavage et la dépendance. Mais cette reconnaissance ne doit pas conduire à figer une nouvelle frontière ethnique. L’émancipation ne peut pas remplacer une assignation par une autre. Il s’agit de combattre les effets durables des discriminations tout en ouvrant la voie à une citoyenneté qui dépasse les catégories héritées.
Le constat est sévère sur la gestion étatique : réponses ponctuelles, symboliques et usage électoral de la question, sans politique globale et durable. La promotion de quelques personnalités haratines, réelle et importante, ne doit pas masquer la persistance des inégalités dans le foncier, l’école, l’emploi, le crédit et l’accès aux marchés publics. Le texte déplore aussi les contradictions entre la volonté affichée de lutter contre l’esclavage et la répression de certains militants et lanceurs d’alerte.
Pour sortir de ces impasses, l’UFP propose de dépasser deux écueils : minimiser la profondeur des discriminations héritées, ou au contraire tout réduire à une lecture raciale. La réalité est plus complexe : elle mêle statut, classe, accès aux ressources et origine. La solution passe donc par des politiques volontaristes et temporaires : discrimination positive, ciblage territorial et social, justice foncière, accès à la formation et au financement. L’objectif est clair : réduire les écarts jusqu’à rendre ces mécanismes inutiles.
Au-delà des lois, il faut transformer les rapports sociaux et la culture. L’enjeu est de passer d’une société de statuts hérités à une République de citoyens fondée sur le mérite, la liberté individuelle et l’égalité des chances. Libérer ceux que l’histoire a placés en bas de l’échelle, c’est libérer la nation entière des déterminismes de naissance.

Conférence débat sur la question haratine les autres composantes discriminées








