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L’UFP rejette la procédure de déchéance du mandat de 2 députés de IRA!

Samedi 3 Octobre 2026

L’Union des Forces de Progrès (UFP), dénonce vivement, la procédure précipitée, qui a entrainé la déchéance du mandat de Mariam Cheikh Dieng et Ghammou Achour, 2 élues de la mouvance abolitionniste, annoncée le 01 octobre, dans une déclaration rendue publique samedi.


Ce parti exprime “sa solidarité vis à vis des 2 députés, condamne le contournement de l’immunité parlementaire, exige le respect des garanties constitutionnelles, le recours à une demande de levée d’immunité devant l’assemblée nationale, lorsque celle ci est requise, réclame une réforme de la loi organique garantissant l’audition de tout élu Menacé de déchéance et un contrôle effectif de sa proportionnalité”. 
Rappelant les péripéties de cette affaire, les camarades de Mohamed Maouloud, désapprouvent “une déchéance, qui est l’aboutissement d’un processus vicié dés l’origine. En faisant arrêter 2 députés, sans en référer à l’assemblée nationale, l’exécutif a contourné l’immunité parlementaire sous le prétexte d’un flagrant délit fondé sur des déclarations publiées à travers les Réseaux Sociaux. Il a ainsi évité le débat devant la représentation nationale, qu’aurait imposé une demande de levée d’immunité”.
Au delà de ce premier acte non conforme au droit “la suite de la procédure révélé la même volonté de précipiter leur exclusion. Le Conseil Constitutionnel, lui même, avait dû initialement freiner les ardeurs de l’exécutif, en rappelant que la déchéance ne pouvait intervenir avant la décision définitive de la cour suprême.
Malgré cela, le bureau de l’assemblée nationale, tenue par une majorité soumise à l’exécutif, n’a pas hésité à suspendre les 2 élues, sans débat contradictoire, au mépris de la position du Conseil Constitutionnel.
Enfin, le tout s’est accéléré le 29 septembre : la décision non encore publiée de la cour suprême, est annoncée. Le même jour, le ministre de la justice saisit le Conseil Constitutionnel le 01 octobre, et celui ci proclame la déchéance”.
Ainsi “en 48 heures, le mandat de 2 députés, représentantes du peuple, est supprimé sans qu’elles aient été informées de la saisine, ni entendues, sans observations de leurs avocats et sans consultation du bureau de l’assemblée nationale.
Une absence de contradictoire qui révèle une procédure orientée vers un objectif fixée D’’avance : la mise hors jeu politique, de 2 députés de l’opposition”.           
  Une affaire truffée d’incohérences, dans l’épilogue de laquelle “la peine accessoire pèse plus lourd que la peine principale” prononcée contre des parlementaires critiquant “la discrimination”.
 Propos pour lesquelles des députés ne devraient pas être privés de leur mandat, estime l’UFP.
 

Amadou Seck Seck






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Sénégal: Une visite d’Emmanuel Macron sur une ligne de crête les 30 et 31 octobre prochains EXCLUSIF (Par Confidentiel Afrique) ISMAEL AIDARABy ISMAEL AIDARA2 octobre 2026

Le président français Emmanuel Macron s’apprête à faire son grand retour au Sénégal, un pays où il ne s’est pas rendu depuis son premier mandat. Ce déplacement annoncé les 30 et 31 octobre 2026 selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, intervient alors que la France a vu son influence historique s’effondrer dans plusieurs de ses anciens bastions africains. Détails exclusifs

Confidentiel Afrique en exclusivité est parvenu à décadenasser l’agenda du locataire de l’Élysée qui foulera le sol sénégalais du 30 au 31 octobre prochain.
Selon des informations bien sourcées obtenues par Confidentiel Afrique, l’Élysée devra formellement informer avant la fin de ce week-end le cabinet présidentiel sénégalais pour prendre les dispositions d’accueillir le Chef de l’État français Emmanuel MACRON.
Dans ce contexte, Dakar représente un enjeu géopolitique crucial : le Sénégal reste l’un des derniers partenaires stratégiques de Paris en Afrique de l’Ouest, à l’heure où l’avenir de la Côte d’Ivoire post-Alassane Ouattara (ADO) suscite des interrogations, et alors que la France a récemment réussi à normaliser ses relations avec le Maroc.
Prévu du 30 au 31 octobre 2026, ce déplacement s’inscrit dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). L’objectif politique majeur sera de redynamiser l’axe Dakar-Paris à travers un programme dense :
Mémoire et jeunesse : Une séquence forte à Thiaroye, banlieue symbolique, axée sur l’histoire et les nouvelles générations.
Sécurité : Un soutien aux actions de déminage anti-personnel en Casamance.
Économie : Des échanges avec les entrepreneurs français et un appui face aux difficultés du Sénégal à honorer ses dettes auprès de certaines entreprises tricolores.
Culture : La remise de la Légion d’honneur aux icônes musicales Youssou N’Dour et Baba Maal.
Visite hautement stratégique et sensible
Toutefois, le calendrier de cette visite s’avère particulièrement sensible. Programmée à la veille des élections législatives sénégalaises, la venue du président français pourrait bousculer la politique locale. Si elle peut conforter le président Bassirou Diomaye Faye, elle court aussi le risque d’être instrumentalisée par son ancien premier ministre Ousmane Sonko, figure de proue du souverainisme.
Une posture souverainiste sous le feu des critiques
L’ancien premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko se targue ouvertement d’avoir imposé le départ de l’armée française du territoire sénégalais, une décision qu’il qualifie d’acte purement souverain. Cependant, ses détracteurs dénoncent régulièrement une forme de populisme et une indulgence coupable face aux violences passées. Ses opposants rappellent notamment qu’il n’a jamais formulé de regrets ou d’excuses claires à la suite des violents pillages ayant ciblé des enseignes françaises comme Auchan lors des émeutes de 2021. À l’époque, il avait minimisé selon ses détracteurs ces attaques en les attribuant à la détresse sociale plutôt qu’à des motivations politiques, éludant ainsi la portée anti-française de ces saccages.
Cette double dynamique- la revendication d’une rupture stratégique d’un côté, et le passif non assumé des violences urbaines de l’autre- fait de cette visite d’Emmanuel Macron un exercice diplomatique de haute voltige.

Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)

03/10/2026