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Centre Africain d’Etudes et des Services aux Médias : sensibilisation autour de la plateforme « Ain »

Vendredi 27 Décembre 2024

Le Centre Africain d’Etudes et des Services aux Médias (CAESM), une institution privée, a organisé une rencontre de sensibilisation et de réflexion, dédiée à la plateforme citoyenne « Ain » mis en place par la primature depuis quelques semaines, avec la mission de prendre en charge les préoccupations des populations, dans le cadre des rapports avec l’administration publique.


La manifestation s’est déroulée jeudi soir,  dans un réceptif hôtelier de Nouakchott.
Ce colloque,  placé sous le thème « Ain : un pas vers l’amélioration du service public, ou un test pour la performance de l’administration » a donné lieu à des échanges enrichissants, en présence d’une assistance nombreuse.
La plateforme électronique « Ain » a été officiellement lancée fin octobre,  par le premier Ministre, Moctar ould Diaye.
 Fonctionnelle 24 heure sur 24, Elle a pour mission « de recevoir et traiter les plaintes des citoyens, contre l’administration » en offrant aux populations  la possibilité de suivre la bonne exécution du service publique et un outil de communication efficace  avec l’administration».
La création de la nouvelle plateforme peut être considérée comme  un pas important sur la voie de la dématérialisation de l’administration.
Les requêtes et griefs des citoyens « sont transmis au service pour étude et décision, dans un délai de 10 jours à compter de la date de réception ».
A signaler que les  plaintes relatives aux compétences de la justice sont orientées vers les juridictions,  alors que les affaires relevant de la sécurité nationale et les dénonciations à caractère diffamatoire, ne sont pas recevables.  
 
 










Amadou Seck Seck





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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivie par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026