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Aziz dans un piège infernal

Mardi 20 Août 2024

Mohamed ould Abdel Aziz, ancien président de la République (2009/2019), condamné en première instance à 5 ans de prison ferme par une cour de répression des infractions économiques et financières, pour des faits liés à sa décennie de gouvernance et détenu dans une villa de l’Ecole Nationale de Police (ENP), transformée en prison fortifiée « est pris dans un piège, comme un oiseau en cage » affirme maitre Clédor Cire Ly, avocat membre du collectif de défense, dans une correspondance adressée au président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, président en exercice de l’Union Africaine (UA).


L’avocat sénégalais a entrepris cette démarche après une visite rendue à son client au cours du week-end dernier, dans un contexte de début du deuxième et dernier mandat de Ghazouani, ami de 40 ans du plus célèbre prisonnier de Mauritanie.
Revenant sur la condamnation de l’ancien chef de l’Etat, contre laquelle la défense a fait appel, maitre Ly s’insurge contre une décision prise sur la base « de faits non établis, en violation de la constitution et des règles qui encadrent le procès pénal ».
 Le document cite à titre d’illustration le piétinement « du principe de la non-rétroactivité  des lois, la violation de l’immunité présidentielle  par une interprétation dévoyée de la loi et de la doctrine unanimement admise en droit constitutionnel, à ne pas confondre  avec l’impunité fonctionnelle ».
Le correspondance de maitre Clédor Ciré  Ly rappelle également le traitement bancal d’une affaire comportant 15 inculpations, 13 mises en accusation, avec  à l’arrivée « la libération de tous ces parias, sauf celui à qui la Mauritanie doit d’avoir mis en place les mécanismes institutionnels de lutte contre la corruption dans la législation interne sur la base de la convention de Mérida, ce qui donne une idée de l’absurdité de la procédure ».
Le document revient aussi sur la dimension politique et diplomatique  de Mohamed Abdel Aziz « qui incarne une partie de l’histoire de la Mauritanie ».
Le collectif des avocats de l’ancien président de la République réclame son évacuation en France pour « suivi médical » depuis plusieurs semaines.   
 








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Mauritanie : le parquet nie des allégations de mauvais traitement contre militantes abolitionnistes

Le procureur de la République près le tribunal de Nouakchott Sud, Abd Samad Mohamed Lemine, a démenti les allégations de mauvais traitement infligés à Mariam Cheikh Dieng, Ghamou Achour, 2 députés et Warda Souleymane, journalistes, détenues à la prison des femmes de Nouakchott, au cours d’une conférence de presse, organisée dimanche après midi.
Le magistrat du parquet, qui  était accompagné de plusieurs responsables de l’administration pénitentiaire au cours de cette rencontre avec la presse, a également annoncé l’ouverture d’une enquête.
Il répond ainsi aux accusations de mauvais traitement formulées il y a quelques jours, par le collectif des avocats de défense de 3 dames, militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA).
Le procureur de la République prés le tribunal de Nouakchott Ouest a soutenu “le souci constant du parquet d’appliquer la loi de manière juste et stricte” et appelé “”chacun à faire preuve de responsabilité dans la diffusion de l’information et à s’abstenir de promouvoir des informations non fiables, ou non confirmées, en raison de l’impact négatif que cela peut avoir sur la société”.
 

Amadou Seck Seck
04/05/2026