Menu

Au Conseil des Ministres : Approbation du Projet de loi relatif à la modernisation des marchés de capitaux

Vendredi 30 Août 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 29 Août 2024, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.


Le Conseil a examiné et approuvé le Projet de loi relatif à la modernisation des marchés de capitaux.
Ce projet de loi vise à établir les bases juridiques d’une industrie financière nationale capable de faciliter le financement des opérateurs économiques, en sollicitant des investisseurs nationaux et internationaux qui bénéficieront d’infrastructures financières fiables pour investir leurs capitaux.
Le Conseil a délibéré sur une communication présentée par le Premier Ministre relative à l’engagement de la responsabilité du Gouvernement sur la Politique Générale du Gouvernement qui sera présentée devant l’Assemblée Nationale et ce conformément aux articles 42(nouveau), 74 et 75 de la Constitution.
Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur par intérim, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration a présenté une communication relative aux phase 2 et 3 du projet de connectivité des zones frontalières Sud et Sud-Est de Ould Yenje à N’Beiket Lahwach.
Les phases 2 et 3 du projet de connectivité des zones Sud et Est portent sur la couverture continue en services de communications électronique 2G/4G de notre frontière avec le Mali, allant de Ould Yenje à N’Beiket Lahwache, qui nécessiterait plus d’une centaine de sites pour une couverture complète et continue de cette zone
La Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté une communication relative à l’approvisionnement en eau potable de la ville de Nouakchott.
Cette communication a pour objet de présenter le contexte actuel de l’approvisionnement en eau potable de Nouakchott, ainsi que les mesures programmées pour mettre définitivement un terme aux problèmes récurrents de pénurie d’eau potable, enregistrés au cours des dernières années, notamment pendant la période d’hivernage.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
Établissements publics
Société National d’Eau
– Directeur Général : Abed Elmejid Ould Riha
– Dircteur Général Adjoint : Mohamed Mahmoud El Moujtaba Beibe.
Ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement
Cabinet du Ministre
Abdel Vetah Ould Ebeidna, est relevé de sa fonctions comme Charge de Mission.
Établissements publics
Autorité de Régulation de la Publicité (ARP)
– Président de l’Autorité : Dieng Amadou Boubou, précédemment Directeur Général Adjoint  du Port Autonome de Nouadhibou.

AMI







Mondial 2026 : le Sénégal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prévient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC Barkéol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrès

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz López Garai à la tête de la sélection nationale “A” de Mauritanie (Communiqué)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine…

11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Ballon d'Or 2023 : Et de huit pour Lionel Messi

31/10/2023

Flux RSS



Inscription à la newsletter

Nouakchott à l’arrêt : 3 jours sans courant, l’État doit parier sur le solaire

Après deux incendies sur des postes SOMELEC, 6 communes de Nouakchott sont sans courant depuis 72h. Pour éviter qu’une panne ne paralyse tout un pays, l’État doit alléger massivement les taxes sur le matériel solaire, comme il l’a fait pour l’informatique en 2000.

Nouakchott étouffe depuis 72h

Cela fait trois jours. Trois jours que des quartiers entiers de Nouakchott dorment sans ventilateur, sans frigo, sans eau. 
Vendredi, un premier poste de transformation prend feu à l’Est. Samedi, un second au Nord. Résultat : 6 des 9 communes de la capitale sont plongées dans le noir.
 
Les conséquences sont immédiates et lourdes. 
Dans les hôpitaux, les générateurs tournent au ralenti et chaque intervention devient un casse-tête. 
Dans les pharmacies, les vaccins et les insulines sont menacés. 
Dans les épiceries et les boucheries, c’est la catastrophe économique. Des tonnes de viande, de poulet, de produits laitiers partis à la poubelle faute de froid. Des commerçants qui ont investi et qui perdent tout en 48h.
 
"On n’a pas d’autre alternative", résume un boucher de Tevragh-Zeina. "Le gasoil pour le groupe coûte plus cher que ce qu’on gagne. Et il n’y en a pas toujours."
 
Un précédent : quand l’État a misé sur le numérique

La Mauritanie a déjà connu ce moment de bascule. 
Au début des années 2000, avec l’arrivée de l’informatique et d’Internet, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya a pris une décision forte : *un allègement massif des taxes douanières sur le matériel informatique.*
 
Ordinateurs, imprimantes, serveurs... L’État a fortement subventionné l’accès en réduisant drastiquement les droits de douane. Du jour au lendemain, le matériel est devenu accessible. Des cybercafés ont ouvert dans chaque quartier. Des jeunes ont appris à coder. L’administration s’est informatisée. 
En pariant sur la baisse des taxes, l’État n’a pas "perdu" d’argent. Il a investi dans l’avenir et permis à tout un pays d’entrer dans l’ère du numérique.

Aujourd’hui : le même geste pour le solaire

Nous sommes en 2026. Le contexte est différent mais le principe est le même. 
Guerre au Moyen-Orient, prix du gasoil qui flambent, dépendance totale aux importations. Et surtout : un soleil. Un soleil qui tape 8 à 10 heures par jour, 300 jours par an. C’est notre pétrole à nous.
 
L’État doit aujourd’hui refaire le même choix qu’avec l’informatique. 
*Alléger massivement les taxes et subventionner le matériel solaire.* 
Panneaux photovoltaïques. Batteries au lithium. Inverseurs. Régulateurs. Kits solaires pour les maisons, les boutiques, les motopompes agricoles.
 
Pourquoi ? 
1. *Pour la résilience* : Si chaque maison, chaque pharmacie, chaque boucherie avait un petit kit solaire, une panne SOMELEC ne paralyserait plus tout un pays.
2. *Pour le pouvoir d’achat* : Faire tourner un groupe électrogène au gasoil coûte une fortune. Le solaire, une fois installé, c’est gratuit.
3. *Pour les agriculteurs* : Des milliers de motopompes fonctionnent au gasoil dans le Trarza et le Gorgol. Passer au solaire, c’est diviser leurs coûts par 3 et sécuriser la campagne agricole.
 
Le matériel existe. Mais aujourd’hui il est cher à cause des taxes et des droits de douane. Beaucoup de Mauritaniens aimeraient s’équiper mais n’en ont pas les moyens.
 
Ce que nous demandons

L’État n’a pas à tout payer. Il a juste à ne plus freiner. 
Comme pour l’informatique en 2000, qu’il réduise fortement les taxes. Qu’il facilite l’importation. Qu’il labellise les installateurs. 
 
Ce n’est pas une question d’idéologie. C’est une question de survie. 
On ne peut plus accepter qu’un incendie sur 2 postes plonge une capitale entière dans le chaos pendant 3 jours.
 
La Mauritanie a les ressources. Elle a le soleil. Il ne manque que la volonté politique.
 
*Le temps des groupes électrogènes et des pannes à répétition doit s’arrêter. L’ère du solaire doit commencer.*

 
 

Amadou Seck Seck
25/08/2026