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Après plusieurs heures à la Sûreté urbaine : Madiambal rentre libre chez lui by Lequotidien 14 décembre 2024

Samedi 14 Décembre 2024

Après plusieurs heures d’audition à la Sûreté urbaine, Madiambal Diagne est sorti libre de son face-à-face avec les policiers. «Je viens de sortir libre de la police, après avoir été entendu sur une plainte du Premier ministre Ousmane Sonko. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont témoigné de leur solidarité», a déclaré l’ancien administrateur du Groupe Avenir Communication sur X. Pour l’instant, le journaliste-écrivain reste à l’écoute de la Justice. Mais, il lui a été notifié d’autres plaintes, notamment celles de Diop Taïf et de l’homme d’affaires devenu député, Abdoulaye Sylla. Pour le cas de ce dernier, il n’a jamais été notifié au Quotidien une quelconque plainte de sa part.
Élu sur la base d une promesse de rupture avec toutes les anciennes pratiques, mais Incapable de faire face aux urgences économique et sociales, le nouveau régime de Dakar fonce tête baissée dans le piège de l'intimidation et de la répression, pour faire taire les voies discordantes.







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La défense des militantes en détention dénonce diverses formes d’humiliation

Le collectif des avocats de la défense de Mariam Cheikh Dieng, Ghamou mint Achour, députés de la mouvance abolitionniste, élues sous les couleurs de Sawab et Warda Souleymane, journaliste, en détention provisoire à la maison d’arrêt des femmes, depuis une dizaine de jours, dénonce “diverses formes d’humiliation infligées” à ses clientes, dans une déclaration rendue publique vendredi.

Les avocats signalent “des atteintes à la liberté, des violations systématiques de la loi, des conventions internationales et des dispositions réglementant le traitement des personnes placées en détention et tous les textes relatifs, au fonctionnement des établissements pénitentiaires”.
La déclaration des avocats relève “avec consternation et regret, l’isolement total de Mariam Cheikh Dieng et son nourrisson de moins de 5 mois, ainsi que l’interdiction faite à Ghamour Achour, de pratiquer des exercices physiques qui lui sont médicalement prescrits”.
Par ailleurs “bien avant qu’elles ne soient membres du parlement, les 2 députés déjà ont fait l’objet d’une procédure sommaire de flagrant délit.
 Cette fois, le même procédé se répète, violation de la loi, dans une tentative manifeste de soustraire l’examen de leur cas aux députés, afin de pouvoir les incarcérer en toute facilité, en catimini” rappelle le communiqué des avocats.
La déclaration s’indigne par la suite du cas de la journaliste, Warda Souleyman “victime d’actes encore plus graves. Des éléments de la garde nationale, chargés de la sécurité de la prison, n’ont pas hésité à la brutaliser physiquement, la traînant sans ménagement, lui assenant de violents coups de bâtons et de matraques, jusqu’à ce qu’elle entre dans un état comateux, devant l’ensemble des détenus et du personnel administratif”.
Des faits “enregistrés par les caméras de surveillance de la prison, qui fonctionnent H24” ajoute le communiqué des avocats de la défense.
 

02/05/2026